Voyager en train au Japon : avec ou sans JR Pass ?

La plupart des touristes voyageant au Japon optent pour le train pour se déplacer d’une ville à l’autre. Les trains japonais étant spacieux, propres, rapides et (presque) toujours à l’heure, c’est en effet l’un des options les plus avantageuses ! Cependant, le prix des trains, surtout des shinkansen, les TGV japonais, n’étant souvent pas donnés, on suggère en général de prendre un Japan Rail Pass, ou JR Pass, qui vous permet de vous déplacer en train dans tout le Japon. Mais est-ce vraiment la bonne solution pour votre voyage ? Pour mon premier voyage, j’ai pris un JR Pass… mais pas pour le second. Dans cet article, je vais essayer de vous donner un peu plus d’information pour le JR Pass et ses alternatives pour vous aider à définir quelle est la meilleure solution pour votre voyage au Japon.

Le Japan Rail Pass en pratique : où l’acheter et comment l’utiliser ?

Le Japan Rail Pass est un forfait qui vous permet d’utiliser de manière illimitée les lignes de Japan Railways, la compagnie nationale japonaise, partout dans le pays, pour une durée de 1, 2 ou 3 semaines. Ce pass est réservé aux touristes étrangers et doit être acheté obligatoirement avant votre arrivée au Japon.

Plusieurs sites proposent d’acheter le JR Pass, le prix de l’un à l’autre varie en général très peu, je vous conseille juste de faire attention à choisir une livraison suivie car les bons d’échange vous seront envoyés chez vous. Vous pouvez notamment vous procurer votre JR Pass sur Klook, un site très populaire au Japon qui vous sera utile pour d’autres activités également (comme je le disais juste avant, le prix du JR Pass ne varie pas vraiment, par contre Klook propose des petites réductions sur plein d’autres choses, par exemple pour les tickets pour le parc d’attraction Universal Studios à Osaka).

A votre arrivée au Japon, vous devez aller échanger votre bon contre votre vrai JR Pass dans un des bureaux JR où l’échange est possible (la liste se trouvera sur votre bon). Je vous déconseille de le faire à l’aéroport, il y a une file de dingue. Je vous conseille personnellement d’échanger un peu d’euro avant votre arrivée au Japon, pour pouvoir directement aller acheter à l’aéroport une carte Pasma ou Suico (carte rechargeable pour les transports en commun et bien d’autres choses… on en reparle plus bas). Impossible d’en acheter une en payant avec une carte étrangère, du moins à Narita, il vous faudra du cash (comme souvent pour les transports en commun au Japon, soyez prévenus !). Chargez votre carte pour commencer avec au moins 3000 yen ce qui permettra de couvrir le trajet vers le centre de Tokyo et les premiers trajets en métro. Pour la recharger par la suite, vous pouvez le faire aux machines automatiques dans toutes les stations.

Lorsque vous irez activer votre JR Pass, on vous demandera de quelle date à quelle date vous voulez l’activer, vous n’êtes donc pas obligés d’aller le jour où vous voulez commencer à l’utiliser. Ensuite, pour l’utiliser, vous devez simplement le présenter à l’agent qui se trouve en général sur le côté des portiques automatiques (que vous ne pouvez pas emprunter). C’est tout ! Si vous voulez réserver un trajet, il faudra juste vous présenter à un guichet JR avec les détails du trajet que vous voulez réserver, si possible écrit sur un papier ou en montrant le trajet sur votre téléphone car les employés JR parlent très peu anglais.

Avez-vous besoin d’un JR Pass ou non ?

Le grand intérêt du JR Pass, c’est que vous ne devez pas vous soucier d’acheter vos tickets à chaque trajet (il y a un certain gain de temps, surtout quand les machines sont entièrement en japonais, comme c’est parfois le cas dans les destinations un peu moins touristiques) et en général vous ne devez pas réserver vos places (sauf rares exceptions comme la ligne express vers l’aéroport de Narita ou en haute saison pour les shinkansen car les wagons sans réservation peuvent être vite remplis). L’autre intérêt, c’est que ça PEUT vous faire gagner un peu/beaucoup d’argent… mais ça, ça dépend quand même des coins que vous avez envie de visiter durant votre voyage ! Et comme je le disais avant, c’est quand même un mot de voyage hyper confortable, les trains sont spacieux et très propres.

Par contre, il y a quand même quelques inconvénients :  il faut savoir que tous les trains ne sont pas compris dans le pass : toutes les lignes de train ne sont pas incluses dans le JR Pass, qui comme son nom l’indique ne comprend que les lignes JR (et encore, avec quelques exceptions, qui seront clairement indiquées sur votre pass). Certaines régions ne sont par exemple pas du tout desservies par les trains JR (par exemple la Péninsule de Izu), ou d’autres le sont très mal et il vous sera au final beaucoup plus avantageux au niveau temps et argent à prendre des trains (ou bus) d’autres compagnies.

La meilleure façon de procéder est donc de d’abord définir votre itinéraire au Japon, puis calculer si un JR Pass est rentable ou pas. Par exemple, vu le prix des shinkansen, si vous faites un aller-retour entre Tokyo et Kyoto, le prix du pass est vite rentabilisé ! Si vous comptez passer une semaine à Tokyo ou Kyoto par contre, il vaut mieux commencer votre JR Pass après la visite d’une de ces villes. En général, le JR Pass n’est pas très intéressant si vous visitez la même ville pendant plusieurs jours d’à filée.

Il faut également bien comparer vos différentes options pour vous déplacer d’un point à l’autre. Par exemple, parfois les trains « rapides » sont beaucoup plus chers que les « standards » sans pour autant vous faire gagner un temps fou (l’exemple typique : pour rejoindre Tokyo depuis l’aéroport de Narita). Ou parfois, les trajets en bus sont beaucoup moins cher, sans prendre forcément plus de temps également (par exemple pour se rendre depuis Tokyo dans la région du mont Fuji).

Etant donné le côté pratique du JR Pass, si la différence de prix avec et sans JR Pass est minime, je vous conseille d’opter pour le JR Pass car à nouveau, c’est un bon gain de temps.

Mais comment calculer et déterminer quel est le trajet le plus avantageux ? Pour cela, il faut utiliser l’application Hyperdia, super pour comparer les trajets en train (il y a même une option pour ne sélectionner que les trajets sur lesquels vous pouvez utiliser votre JR Pass). Par contre, pour les bus, la meilleure solution que j’ai trouvé c’est Google Maps, qui permet de trouver les noms des compagnies de bus et qui affichent directement les prix quand vous cherchez un trajet. Il existe des sites de comparateur qui fait le calcul pour vous mais en général ceux-ci ne prennent pas en compte les alternatives en bus et leur prix.

Le Fuji vu depuis le shinkansen !

Les alternatives au JR Pass

Voici les autres options à investiger si vous pensez que le JR Pass n’est pas avantageux pour vous. Parfois, la meilleure option est également de combiner plusieurs pass ou moyens de transports sur un même voyage (par exemple, un JR Pass d’une semaine + un pass régional de 2 jours + la Suica pour les autres jours du voyage…).

Les pass régionaux

Il existe des pass régionaux dont on parle en général beaucoup moins mais qui peuvent être très, très avantageux sur une région ou une destination spécifique car ils sont en général bien moins cher journée qu’un JR Pass.

Cela inclut, d’une part, les pass JR régionaux (par exemple Kansai Area Pass ou Kansai WIDE Area Pass pour rayonner autour de Kyoto, l’Hokkaido Rail Pass pour le nord du Japon, etc) et les pass « destinations » comme par exemple le Hakone Free Pass (indispensable pour découvrir Hakone). Il en existe vraiment plein, je vous conseille donc de faire des recherches Google type « votre destination + pass » pour trouver les résultats correspondants !

La carte Suica/Pasmo

La carte Suica ou Pasmo est la carte passe-partout qu’il faut vraiment vous procurer pour votre voyage au Japon que vous preniez ou non le JR Pass. Tout d’abord, c’est un bon complément car vous en aurez besoin pour prendre le métro. Impossible de visiter l’entièreté de Tokyo ou Kyoto par exemple juste en prenant les trains JR (même si la ligne JR Yamanote à Tokyo dessert une bonne partie de la ville, c’est vrai…). Certains trajets en train peuvent aussi se payer en Suica si vous n’avez pas le JR Pass (dès qu’il y a des portiques automatiques en gros). Mais surtout, vous pouvez aussi payer avec vos achats dans les supermarchés (par exemple chez 7Eleven ou FamilyMart) et même dans les distributeurs de boisson ! Les japonais utilisent vraiment ces cartes pour tout. Indispensable donc !

Les bus

Je ne les avais pas beaucoup analysé lors de mon premier voyage car nous avions décidé assez vite d’opter pour un JR Pass et surtout car utiliser les bus me semblait beaucoup plus compliqué que les trains, mais en réalité les bus peuvent être très pratiques aussi, je les ai beaucoup utilisé durant mon second voyage, et avec un peu de pratique, ce n’est pas si compliqué que ça ! Je ne détaillerai par contre pas ici le côté « utiliser les bus en pratique » car le « mode d’emploi » varie d’une région à l’autre (par exemple, parfois il faut payer en montant à bord, parfois en sortant, parfois il faut prendre un ticket, parfois pas…).

Ce que je peux vous dire, par contre, c’est que les « highway bus » sont la meilleure alternative au JR Pass que je connaisse (enfin si vous avez le temps, pour les longues distances). Les « highway bus » sont des bus longues distances, parfois de nuit pour les grands trajets, que l’on doit impérativement réserver à l’avance. Il y a un grand terminal de bus à Shinjuku à Tokyo qui dessert de nombreuses destinations. Pour rejoindre Fuji depuis Tokyo, c’était la solution parfaite : beaucoup moins cher que le train et sans aucun changement (je vous donnerai un peu plus d’info pratique dans mes articles sur ce voyage autour du Fuji).

Les voitures de location

Je n’ai pas testé les voitures de location au Japon, mais ça peut être pratique pour les destinations mal desservies par les transports en commun, comme par exemple Shikoku à ce qu’il parait. Sachez cependant que si vous louez une voiture au Japon il vous faudra un permis de conduire international et une traduction officielle de votre permis de conduire en japonais (à demander à la Japan Automobile Federation). Il faut donc également prendre en compte ce coût supplémentaire, ainsi que les péages, les parkings et l’essence.

Exemples : mes 2 voyages au Japon

Pour terminer, voici deux exemples concrets : mes deux voyages au Japon !

  • Voyage 1 : Tokyo – Kyoto – Osaka (+ alentours) en 3 semaines. Pour ce voyage le plus avantageux était prendre un JR Pass de deux semaines car nous avions un aller-retour en shinkansen et plusieurs excursions accessibles en train JR de prévues au programme. On a passé les premiers et derniers jours à Tokyo sans JR Pass, avec la Suica. Nous avions également quelques jours à Tokyo au début de nos 2 semaines de JR Pass, on a donc concentré les visites accessibles avec la ligne JR Yamanote sur ces jours-là. Nous l’avons rentabilisé sans souci et même un peu plus.
  • Voyage 2 : Tokyo + région du mont Fuji. Pour ce voyage, j’ai passé une semaine à Tokyo et une semaine autour du mont Fuji. Clairement, un JR Pass n’aurait pas été rentabilisé car les trajets en métro à Tokyo sont bon marché, et les trains desservent très mal la région du Fuji, et encore moins la Péninsule de Izu plus au sud. Bref, j’ai donc utilisé ma Suica, et du cash pour les trajets en train et métro qui ne la prenait pas (l’info se trouve assez facilement en avance, je vous partagerai plus de détails dans mes articles sur ces différentes destinations !).

Des questions supplémentaires sur le Japan Rail Pass ou de manière général sur les voyages en train et en bus au Japon ? N’hésitez pas à me les poser en commentaire !

Mes autres articles pour continuer le voyage au Japon : 

2 Commentaires

  1. A l’aéroport de Narita, il y a en effet la file à l’agence d’échange des JR Pass, à l’étage où on prend les trains. Sauf que je suis tombée par hasard sur un autre (petit) comptoir un étage plus haut, l’étage des arrivées (en tournant vers la gauche), et là il y avait juste une personne avant moi.

    Pour réserver des places dans le shinkansen, c’est toujours plus pratique de noter à l’avance les informations recopiées d’Hyperdia, mais il y a des endroits où l’anglais est couramment parlé, notamment une agence JR au coeur de Tokyo Station, et à la gare de Kyoto, où il y a un comptoir spécial pour les étrangers.

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