Visite de Hakone & première expérience dans un ryokan au Japon !

Il est l’heure de reprendre le cours de mes articles sur le Japon ! Il faut dire que, après deux voyages exceptionnels, je ne sais toujours pas par où commencer ! Mais on va essayer de reprendre les choses de manière plus ou moins chronologique et je vais continuer à vous parler d’abord de mon voyage de fin 2017. Après une première semaine à Tokyo, nous avons inauguré notre Japan Rail Pass (ou JR Pass – j’y consacrerai aussi un article) et nous avons pris la direction d’Hakone, une station thermale en pleine nature réputée pour ses sources chaudes naturelles et pour ses vues sur le mont Fuji (si vous êtes aussi chanceux que nous !). Ce fut également ma première expérience dans un ryokan au Japon !

Visiter Hakone en pratique : mes conseils

Visiter Hakone avec un JR Pass

Nous avons décidé de visiter Hakone en chemin entre Tokyo et Kyoto. Sachez cependant que si vous avez un Japan Rail Pass, cela ne vous permettra pas de visiter Hakone.

Voici la meilleure manière d’y aller avec un JR Pass : prenez le Kodama Shinkansen (50 minutes), la JR Tokaido (Futsu ou Tokkyu) depuis Tokyo Station ou la Shinon-Shinjuku line depuis Shinjuku Station (80 minutes) jusqu’à la gare de Odawara. Cette partie est couverte par le JR Pass. Vous pouvez toujours vérifier quel train est couvert par le JR Pass en utilisant l’application HyperDia.

A Odawara, vous devrez prendre un train ou un bus local qui n’est pas couvert par le JR Pass.

La gestion des bagages

Si vous avez des bagages, je vous recommande de le laisser dans un locker à la gare d’Odawara et de ne prendre que le nécessaire avec vous. Sinon, à la gare de Hakone-Yumoto, un service de livraison de bagage (Hakone Baggage Service) est aussi assuré : vous déposez vos bagages entre 8h30 et 12h et on vous les livre à votre hôtel l’après-midi à partir de 15h (800 yen par pièce jusque 20kg, 100 yen de réduction avec le Hakone Freepass, voir ci-dessous). Dans l’autre sens, vous déposez le bagage à votre hôtel avant 10h, et vous pouvez le récupérer au comptoir à la gare de Hakone-Yumoto entre 13h et 19h.

Le Hakone Freepass, le pass pour visiter Hakone

Pour visiter Hakone, le plus facile est également d’acheter un Hakone Freepass (prix en 2017 : 3900 yen pour 2 jours, une pass 3 jours existe aussi) qui couvre le transport aller-retour depuis Odawara, tous les transports en commun sur place (et quelques réductions touristiques).

En allant acheter notre Hakone Freepass à la gare de Odawara, nous avons découvert qu’une partie du réseau de transports d’Hakone était fermé à ce moment-là ! En effet, il n’est pas rare que le téléphérique menant aux fumerolles soit fermé quand l’activité volcanique est trop importante. C’est totalement imprévisible et pas très pratique quand on visite la ville en un jour, car la visite classique d’Hakone consiste à faire une boucle en passant par là. Nous avons donc du revoir nos plans à la dernière minute.

Heureusement, il semblerait que la situation peut évoluer assez rapidement, dans notre cas le téléphérique a été fermé le matin, a ré-ouvert début d’après-midi avant de refermer quelques heures plus tard (heureusement on a pu profiter du créneau pour aller voir les fumerolles !). Tenez-vous donc prêt à adapter votre visite en fonction de l’activité volcanique.

Passer la nuit à Hakone

Enfin, visiter Hakone sans y passer une nuit, ça retire une partie de son charme à la visite, car c’est de nuit ou en fin de journée, quand tous les touristes sont partis, qu’on peut vraiment profiter du calme de l’endroit. En plus, avec les dizaines d’auberges traditionnelles, ryokans, que comptent la ville, c’est l’occasion parfaite pour découvrir ce type d’hébergement typique (je vous en reparle plus bas).

L’itinéraire classique de la visite circulaire d’Hakone

Voici le chemin classique circulaire effectué par la plupart des touristes (et que nous aurions du faire si le funiculaire n’avait pas été en partie fermé ce jour-là). Ce trajet, réalisable en un (gros) jour permet d’emprunter les différents transports en commun d’Hakone, tous couverts par le Hakone Freepass.

Etape 1 : Train

On commence par prendre le train depuis la gare de Odawara ou de Hakone-Yumoto jusque la gare de Gora. Arrêts possibles : Miyanoshita (petit village de montagne et hiking trail), ou Chokoku-no-Mori et le Hakone Open-Air Museum (un musée d’art moderne en plein air).

Etape 2 : Funiculaire

Ensuite on prend le funiculaire depuis Gora jusque Sounzan. A Sounzan, il est possible de faire des randonnées (Kami-yama, 1h45 ou Owakudani, 1h15).

Etape 3 : Hakone Ropeway (téléphérique)

On continue en prenant le Hakone Ropeway (téléphérique) depuis Sounzan jusque Togendai avec un stop à Owakudani pour voir les fumerolles et la vue sur le Mont Fuji. J’avais lu qu’il y avait aussi une randonnée à faire sur place (Owakudani-Togendai Nature Trail, 1h) mais elle était (temporairement?) fermée lors de ma visite. Si nous avions eu plus de temps avant que la sirène ne retentisse et que le téléphérique soit à nouveau fermé, j’avais également repéré le Hotel Green Plaza Hakone, qui se situe à quelques minutes à pied de la station de téléphérique Ubako Station, qui possède un des plus beaux onsens en plein air (un pour homme, un pour femme) avec vue sur le Mont Fuji ! Et il est ouvert aux non-clients de l’hôtel entre 12h et 15h (prix en 2017 : 1600 yen). Si vous ne comptez pas dormir à Hakone, c’est un bon compromis.

Etape 4 : bateau de pirate

Ensuite, on fait une petite croisière sur un bateau pirate pour traverser le lac Ashi depuis Togendai jusque Hakone-machi ou Moto-Hakone (deux arrivées possibles).

Deux visites à faire autour du lac, à l’arrivée : le temple de Hakone-jinja (le temple avec son tori rouge qu’on aperçoit le long du lac) et le parc Onshi Hakone Koen, un parc surplombant le lac d’où on a de très belles vues sur le lac et le mont Fuji par temps clair.

Etape 5 : bus

Enfin, on prend un bus pour rentrer ou vers l’hôtel. Plusieurs bus partent de Moto-Hakone. S’il vous reste du temps (ou le lendemain avant de reprendre le train), vous pouvez aller profiter d’une des sources chaudes d’Hakone, puisque la ville regorge d’onsens aux eaux sulfureuses thérapeuthiques. Voici quelques noms parmi ceux que j’avais repérés : Tenzan Tohji-kyo (plusieurs bains extérieurs avec plusieurs bains extérieurs, bus B depuis la gare, ouvert de 9h à 23h, 1200 yen), Yu-no-Sato Okada (grand complexe, 11h-23h, 1400 yen) ou encore Hakone Yuryo (grand complexe, navette gratuite depuis la gare de Hakone-Yumoto, 10h-21h, 1300 yen).

Notre itinéraire adapté pour cause d’activité volcanique

On ne peut pas tout avoir : nous avons eu un grand ciel bleu qui nous a permis de voir le Mont Fuji pour la toute première fois, mais nous n’avons pas pu tout voir à Hakone à cause de la haute activité volcanique ce jour-là.

Nous avons pris un bus depuis Odawara jusqu’au Lac Ashi, où nous avons d’abord visité le parc Onshi Hakone Koen.

Les vues sur le mont Fuji depuis ce côté du lac sont juste splendides ! Nous avons ensuite pris le bateau pirate sur le Lac Ashi jusqu’au téléphérique, qui venait de réouvrir (on a eu du bol !).

Nous nous sommes arrêtés à la station Owakudani où nous avons pu voir les fumerolles. Vu l’activité volcanique du jour, ça fumait bien et niveau odeur je vous laisse imaginer ! On a goûté aux fameux œufs cuits dans les sources chaudes, admiré le Fuji tout au loin, mais on a du se presser un peu sur la fin car une alarme nous a averti que la zone allait à nouveau être fermée ! Nous n’avons donc pas pu continuer la boucle, nous étions obligés de redescendre au lac. Malgré tout, ce fut une expérience de vivre une « évacuation » à la japonaise ! On nous a remis une petite serviette imbibée pour les odeurs, et tout était très bien organisé, à la japonaise quoi !

On a donc décidé d’en rester là pour la journée et de retraverser le lac pour aller directement à notre ryokan…

Ma première expérience dans un ryokan : Kinokuniya Ryokan

Nous avons longtemps hésité parmi le grand choix d’hôtels traditionnels de type ryokan qu’on trouve à Hakone, qui reste une des villes les plus touristiques dans la région du Fuji. Beaucoup de ryokans étaient très chers, mais on a compris pourquoi quand on a réalisé que notre séjour coïncidait par hasard avec le plus grand événement de l’année à Hakone (voir plus bas)… Finalement, nous avons opté pour le Kinokuniya Ryokan, à la situation très calme dans la nature et avec un cachet vintage à la japonaise.

Même si certaines infrastructures étaient un peu datées, c’était propre et confortable, et j’ai beaucoup aimé. Nous avons payé un peu plus de 17000 yen pour une nuit en demi-pension pour 2 personnes dans une chambre traditionnelle avec tatami, ce qui reste raisonnable surtout étant donné la qualité du repas kaiseki (la haute gastronomie à la japonaise) gargantuesque qui nous a été servi le soir dans le restaurant de l’hôtel par des serveuses en kimono. C’est une de mes parties préférées lors de mes séjours en ryokan, comme vous pouvez vous en douter ! Le matin, le petit-déjeuner japonais servi cette fois-ci sous forme de buffet était tout aussi copieux.

Le ryokan disposait également d’un petit onsen, que j’ai eu pour moi toute seule en soirée ! Heureusement, car à ce moment-là je n’étais pas encore super à l’aise avec la nudité imposée (mais sans mixité !) par la culture des onsens au Japon.

Assister au défilé Daimyo Gyoretsu à Hakone

Je vous disais plus haut que notre voyage avait coïncidé par hasard avec le plus grand événement de l’année à Hakone. En effet, après avoir déjà planifié l’itinéraire de ce voyage, j’ai découvert que le 3 novembre était le Jour de la Culture au Japon, qui s’accompagnait de grandes manifestations dans plusieurs villes, dont Hakone, où se déroule le Daimyo Gyoretsu. Il s’agit d’un matsuri (festival local) avec une procession de 100-200 habitants habillés en costumes historiques, notamment en samourai et en geisha. La procession s’étend sur 6 km et démarre du temple de Sounji à 10h pour arriver au Yumoto Fujiya Hotel (un ryokan historique que j’aurai bien voulu tester s’il n’avait pas été complet !) vers 14h30.

Itinéraire de la procession

Nous avons donc assisté à une reconstitution des processions qui avaient lieu durant la période Edo. Durant ces processions, les « sankin kotai » (des seigneurs locaux au service du Shogun) voyageaient entre leurs domaines et Edo (Tokyo), passant une année sur deux dans chaque endroit. Aujourd’hui, les reconstitutions sont hautes en couleur, avec de la danse, des « acrobaties », des coups de fusil tirés,… A côté des geishas, il y a aussi des « geigi » ou « onsen geishas », les geishas des villes thermales (souvent moins bien considérées traditionnellement). Je vous laisse découvrir ça en image !

Nouilles soba sur le festival

Prochaine étape : Kyoto !

Mes autres articles pour continuer le voyage au Japon : 

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