Roadtrip au Costa Rica : mon itinéraire de 2 semaines

Vous l’avez demandé, il est là : mon article complet sur le Costa Rica, reprenant notre itinéraire et tous mes conseils pratiques pour préparer votre voyage, y compris les mesures sanitaires actuelles (les articles détaillés sur chacune des étapes de ce voyage arriveront bientôt aussi). Découvrir la nature, la faune et la flore particulièrement riches du Costa Rica était le but premier de notre voyage, durant lequel nous nous sommes donc concentré sur la visite des principaux parcs nationaux au centre et sur la côte pacifique (la saison était moins appropriée à la découverte de la côte caraïbes). Au départ de la capitale du Costa Rica, San José, cet itinéraire réalisable en 2 semaines (possible de le raccourcir en itinéraire de 10 jours) allie volcans, plages, jungle, hôtels de rêve, animaux et randonnées – bref, un bon concentré de ce qu’est le Costa Rica !

Quelques conseils pour préparer votre roadtrip au Costa Rica

Pour commencer, voici quelques conseils importants pour bien préparer votre voyage au Costa Rica. Vous trouverez les conseils spécifiques liés à la crise sanitaire actuelle en fin d’article.

A quelle période voyager au Costa Rica ?

Le Costa Rica est un pays au climat tropical avec seulement deux saisons : la saison sèche, la meilleure période pour visiter le pays, qui s’étend entre décembre et avril, et la saison des pluies, entre mai et novembre. En plus de ça, à la même période, les températures et les conditions météo peuvent fortement varier entre la côte caraïbe, les montagnes centrales, et la côte pacifique. Ainsi, en remontant de Corcovado à Los Quetzales, on a perdu presque 30 degrés en quelques heures de route ! Autre exemple, il fait souvent grand soleil sur la côte pacifique alors que les volcans du centre sont couverts par les nuages la majeur partie de l’année. Bref, quelle que soit la période de votre voyage au Costa Rica, je vous encourage à prendre des vêtements légers et d’autres plus chauds, avec comme indispensable : un imperméable !

La conduite au Costa Rica : faut-il absolument un 4×4?

Même s’il existe un assez bon réseau de bus au Costa Rica, la voiture reste le moyen le plus pratique de se déplacer dans tout le pays. Mais faut-il absolument un 4×4 comme on le dit souvent ? En fait, ça dépend surtout de votre itinéraire. Si vous voulez suivre un itinéraire touristique classique (un peu comme le nôtre), vous pouvez très bien vous débrouiller sans. Les routes reliant les différentes destinations touristiques entre elles sont praticables même avec une voiture normale. Le seul moment où nous en avons vraiment eu besoin était pour monter jusqu’à notre hébergement glamping dans les hauteurs de Arenal. Un 4×4 est également nécessaire si vous voulez aller par vous même jusque dans le sud de la péninsule de Osa (parc de Corcovado).

Je vous conseille fortement de vous procurer une carte SIM locale qui vous permet d’avoir Waze, un indispensable pour la conduite au Costa Rica. Google Maps vous envoie souvent sur la mauvaise route ! Nous avions pris un forfait « touriste » chez Kolbi qui inclut notamment les réseaux sociaux, Whatsapp et Waze en illimité, ce qui était plutôt pratique !

Les 4×4 coûtent souvent très cher à la location. Cette année, le « Grupo Anc » (Enterprise et Alamo) situé près de l’aéroport de San José proposait les tarifs les moins chers, pas en direct mais en passant via des brokers comme Argus Car Hire ET en réservant bien à l’avance (les prix augmentent fortement en last minute). Nous avons même été upgradé chez Entreprise et la location s’est passée sans aucun souci. Comme toujours, je vous rappelle qu’il vaut mieux prendre une couverture sans franchise en cas de problème (c’est plus prudent surtout vu l’état de certaines routes ici).

Budget et argent au Costa Rica

L’essentiel du budget à prévoir pour un voyage au Costa Rica part dans le billet d’avion (difficile d’avoir un billet à moins de 600€ au départ de l’Europe), la location de voiture (nous nous en sommes très bien sortis mais les prix « Covid » ne sont probablement pas représentatifs des prix pratiqués en temps normal) et dans les hébergements. Manger ne coûte pas très cher (à part dans les restaurants des zones les plus touristiques). A cela, il faut également rajouter toutes les visites puisque tous les parcs et la moindre curiosité naturelle (chutes d’eau, etc) sont payants. Comptez au minimum 15 USD par endroit. A nouveau, il est tout à fait possible de réduire son budget en choisissant des hébergements qui ont leurs propres trails/sites naturels compris dans le prix du logement et vous verrez souvent d’aussi belles choses/autant d’animaux que dans les parcs.

Au niveau de l’argent, le Costa Rica utilise à la fois les colones (la monnaie locale) et les dollars américains. En général, les colones sont utilisés dans les endroits fréquentés essentiellement par les locaux (marchés, petits restos, supermarchés…) et les dollars sont utilisés pour toutes les activités touristiques (hôtels, visites guidées, restos touristiques, souvenirs,…). Mon conseil est d’avoir toujours un peu des deux sur vous en liquide car c’est souvent plus avantageux de payer dans la monnaie affichée. Dans tous les cas, on vous rendra toujours la monnaie en colones, donc il n’est pas forcément nécessaire d’en changer beaucoup. En ce qui nous concerne, on a changé des euros en dollars et une petite partie en colones à notre arrivée au Costa Rica. Les grandes banques à San José proposent les meilleurs taux de change (nous avons été à la Banco de Costa Rica). Attention, apparemment en dehors de la région de San José, les banques ne changent pas forcément les euros (uniquement les dollars).

A quoi s’attendre au Costa Rica ? Entre américanisation et ecotourisme

Je dois l’avouer, ça faisait des années que je rêvais d’aller au Costa Rica et que le pays me vendait du rêve, avec sa nature protégée, ses démarches durables et ses possibilités nombreuses d’observation animalière. Alors oui, on a aimé le Costa Rica, et vous verrez dans mon itinéraire qu’on a même eu de gros, gros coups de cœur sur place, mais par contre on a été assez étonnés voir déçus sur certains aspects du pays, qui sont très peu mentionnés mais que j’aurais aimé savoir avant de partir. Vous savez que je suis toujours 100% honnêtes avec vous, c’est pourquoi je voudrais mettre un peu les choses en perspective avant de partager avec vous notre itinéraire : connaître les points négatifs du pays vous évitera d’être vous aussi déçu sur place, et vous permettra de créer un programme qui pourra combler vos attentes en connaissance de cause. Cet avis est purement personnel est reflète notre expérience sur place durant une période qui était peut-être un peu particulière.

« Pura vida », vous entendrez ces mots partout au Costa Rica : un mode de vie pur, dans le respect de la nature et des autres. C’est le slogan du Costa Rica, et on peut dire que le pays est aussi bon en communication et en marketing qu’en gestion de la crise COVID-19, il faut le reconnaître. Est-ce pour autant le pays parfait ? Non. Les exemples ci-dessous devraient vous permettre de remettre un peu les choses en perspectives.

  • Le pays n’a pas d’armée, c’est vrai. En revanche, il a une police (très) bien armée qui lutte notamment contre les narco-trafiquants (il y a eu une grosse course poursuite en mer avec coups de feu tirés, comme dans un film, lorsque nous étions à Corcovado).
  • Le pays s’est développé touristiquement autour de l’éco-tourisme mais, s’il y a bien des initiatives et hébergements écoresponsables sérieux, il y en a aussi beaucoup qui profitent surtout du phénomène pour augmenter leurs prix de manière disproportionnée (alors que derrière, ni les infrastructures ni les démarches ne suivent). Le Costa Rica est aussi devenu le « jardin des Etats-Unis » et les gros complexes touristiques qu’on trouve par exemple à Arenal n’ont eux aussi plus grand chose à voir avec la « Pura vida ».
  • Le Costa Rica s’est fait sa renommée touristique autour de sa diversité. Et oui, le pays a une incroyable diversité mais la grande partie de cette diversité est surtout végétale et composée d’insectes. Ne vous attendez-pas à vivre une expérience en mode « safari » au Costa Rica : la plupart des « gros » animaux sont bien cachés au fin fond de la jungle, dans des endroits uniquement accessibles à pied, ce qui limite fortement les chances de les voir (et de voir plus qu’un bout de leur queue dans un arbre à 50 mètres). Les animaux que vous verrez sans trop de difficulté, ce sont les singes, les coatis (les ratons-laveurs locaux) et beaucoup d’oiseaux (dont les aras et les toucans). Pour le reste (paresseux compris), même avec un guide, rien n’est garanti. En sachant cela, les parcs sont souvent, j’ai trouvé, bien trop chers (pour les touristes, pas pour les locaux qui ne paient pas le même prix) et souvent survendus. Il faut savoir qu’on a quasi systématiquement vu plus d’animaux en dehors des parcs et surtout autour de nos hôtels, et vous êtes déjà plusieurs à m’avoir confirmé avoir eu la même expérience que nous.
  • Et surtout, la chose qui m’a le plus dérangée : le Costa Rica est-il vraiment « le premier pays au monde a avoir aboli les zoos » ? Sur papier, rien ne s’appelle zoo, c’est vrai. Mais des animaux et des oiseaux en cage, on en a vu. Certains endroits sont bien des refuges pour animaux qui abritent des animaux orphelins ou blessés (comme le Toucan Rescue Ranch dont je vous parle plus bas) et ceux-là font avec les moyens du bord. Par contre, on en a aussi vu d’autres (comme les La Paz Gardens par exemple) qui avaient tout du parc d’attraction/zoo à part le nom…

Mon itinéraire de 2 semaines au Costa Rica

Nous sommes partis 2 semaines au Costa Rica en janvier 2021 : gardez à l’esprit que ce voyage a été réalisé en pleine pandémie, notre itinéraire a donc du être légèrement adapté pour tenir compte des nécessités de tests.

Jour 1 : arrivée au Costa Rica

Départ en train de Bruxelles jusqu’à l’aéroport CDG à Paris, puis vol direct Air France vers l’aéroport de San José (SJO) au Costa Rica. Comme il n’y a plus de comptoir à l’aéroport pour récupérer une carte SIM (et pouvoir commander un Uber), on avait commandé un transfert privé via notre hôtel (37 USD), ce qui s’est révélé très pratique vu notre heure d’arrivée tardive (on voulait aussi éviter de récupérer la voiture le premier jour à cause de 1) la fatigue et 2) les potentiels changements d’horaire de vol last minute – qui ont effectivement eu lieu).

Nous avons passé la nuit dans un des plus beaux hôtels de San José, le Gran Hotel, un hôtel 5 étoiles historique récemment rénové qui appartient aujourd’hui au groupe Hilton. Chambre spacieuse et confortable, conditions d’annulation flexibles, réception ouverte 24h/24, excellent accueil et on ne peut plus central : parfait pour une première ou dernière nuit au Costa Rica !

Jour 2 : San José

Nous avons passé notre première journée d’exploration au Costa Rica dans la capitale du pays, San José. Peu touristique, San José a quand même quelques avantages qui méritent qu’on y passe une journée. On peut facilement y changer des euros et se procurer une carte SIM, et une fois les formalités administratives réglées (attention il y a souvent un peu de file donc ça prend un peu de temps), il y a quand même de chouettes endroits à y voir, même si ce n’est clairement pas la plus belle ville du monde. La ville est notamment connue pour sa délicieuse street food (à tout petit prix contrairement à ailleurs dans le pays) et ses micro-brasseries.

Les endroits que j’ai préféré à San José :

  • Le Mercado Central : parfait pour un petit-déjeuner local typique (je vous recommande Soda Tala)
  • Le Alma de Café (plus beau café du Costa Rica) et le Théâtre National (en face de notre hôtel, pratique !)
  • Le quartier de Barrio Escalante et ses adresses tendance (Wilk Craft Beer pour goûter à une belle sélection de bières du Costa Rica)

Il faut faire un peu attention à San José car certains quartiers n’ont pas la meilleure réputation mais nous n’avons pas eu de problème (par contre je ne me suis pas baladée avec mon appareil photo). Si vous ne vous sentez pas à l’aise pour vous balader seul, il y a aussi plusieurs visites guidées possibles pour découvrir la ville avec un guide (visite nocturne par exemple, ou visite dans le quartier de l’université où il est possible de voir des paresseux !).

Mon article complet sur San José : à venir

Après avoir récupéré notre voiture de location, nous dormons près du Volcan Poas (pour y être à l’ouverture le lendemain) à la Villa Calas, qui propose des cottages confortables et pas chers dans les hauteurs de San José, et tout près du volcan.

Jour 3 : Poas et route jusqu’à Arenal

Après une tentative ratée de voir le volcan Poas à l’ouverture (sensée être la meilleure heure pour avoir une chance de le voir mais on ne voyait même pas à un mètre dans le cratère, malgré le beau soleil sur la vallée qui nous donnait de l’espoir…), nous avons pris la route en direction du lac d’Arenal, connu pour son volcan et ses sources chaudes naturelles volcaniques.

Sur la route, nous avons fait deux petits détours qui valaient vraiment la peine :

  • La Catarata del Toro, plus haute chute d’eau du Costa Rica (comptez au minimum 1h30-2h sur place car il faut un peu marcher pour y accéder, et vous verrez aussi plein de colibris !)
  • Les Termales del Bosque : j’ai découvert cet endroit un peu par hasard en cherchant des alternatives aux sources chaudes « américanisées » d’Arenal (grosses infrastructures façon parc d’attraction) et je suis tombée sur ces sources thermales fantastiques, beaucoup moins chères (environs 15€ pour l’entrée + le lunch !) que celles qui se trouvent autour de La Fortuna, et situées dans un cadre naturel vraiment magique. Un de mes coups de cœur au Costa Rica, j’y aurais en fait bien passé la journée !

En fait, vu le peu de chance qu’il y a de voir le volcan Poas, je crois qu’on aurait mieux fait de passer 2 nuits à San José puis de partir directement pour Arenal et passer plus de temps à ces deux arrêts (vous pouvez aussi passer une nuit à l’hôtel des Termales del Bosque si votre budget est limité).

Après une fin de route plutôt laborieuse pour arriver dans les hauteurs du lac Arenal (seul endroit où notre 4×4 a réellement été absolument nécéssaire), nous avons passé la nuit à la Arenal Eco Glam Villa (Airbnb), un spot de glamping incroyable qui se vante d’avoir la meilleure vue sur le volcan Arenal, et je pense que c’est vraiment le cas (bon, à condition que lui aussi soit dégagé, là aussi c’est pas toujours gagné d’avance et on a bien cru à un moment qu’on ne le verrait pas non plus !). Une expérience incroyable, perdus au milieu de nulle part (sauf pour le petit resto local qui se trouve juste à côté et qui est bien pratique !). Obtenez 25€ de réduction, ou plus en fonction de votre pays, sur votre première réservation Airbnb en réservant via ce lien. Si le glamping n’est pas votre truc, le même propriétaire possède également un lodge un peu plus bas qui a l’air dingue aussi, le Sangregado Lodge.

Mon article détaillé sur la Arenal Eco Glam Villa : à venir

Jour 4 : Arenal

Le matin, nous avons exploré le Mistico Arenal Hanging Bridges Park, une réserve naturelle connue pour ses ponts suspendus. Attention, il vaut mieux ne pas trop avoir le vertige ! Ce n’est pas le meilleur endroit par contre pour voir des animaux, mais malgré un prix d’entrée un peu élevé (26 USD sans guide, réservation recommandée) l’expérience était vraiment sympa, et le parcours est accessible à tous (ce sont des chemins bien entretenus, on a même vu des poussettes !).

Nous avons passé le reste de la journée à profiter de notre deuxième hébergement à Arenal, le Nayara Gardens, tout simplement un des plus beaux endroits où nous avons logé (au même niveau que notre coup de coeur absolu, le Hamilton Tented Camp en Afrique du Sud – c’est dire !). Cet hôtel de luxe proposait des prix très intéressants pour sa réouverture après le confinement, et on a bien fait de craquer ! Le Nayara Gardens fait partie du Nayara Resort et nous avions également accès aux deux autres parties de celui-ci, à savoir le Nayara Springs (la partie adults only) et le tout nouveau et splendide (mais là, c’est encore un tout autre budget !) Nayara Tented Camp.

Mon article détaillé sur Arenal : à venir

Jour 5 : Nayara Resort

Quand on loge dans un endroit tel que le Nayara Gardens, il faut prévoir au moins deux nuits sur place et une journée complète pour en profiter ! Armée du plan du resort, il m’a bien fallu plusieurs heures rien que pour en faire le tour : piscines, restaurants et bars (excellent, on en reparlera dans l’article détaillé), spa, jacuzzis dispersés à plusieurs endroits dans les jardins tropicaux et dans la jungle entourant le resort, et surtout, mon endroit préféré, les thermes du Nayara Tented Camp. Si vous n’avez pas envie de marcher, il suffit d’appeler une voiturette électrique qui vous emmènera directement où vous voulez sur le resort !

Et si le prix n’est pas pour toutes les bourses, il faut tout de même signaler que plusieurs activités sont comprises dans ce prix, comme des visites naturalistes au petit matin pour observer les animaux qui vivent sur le resort (on a vu un paresseux, des chauve-souris, plein d’oiseaux… C’était un des plus chouettes tours qu’on a fait au Costa Rica !) ou encore les cours de yoga vraiment très sympas également (avec un cadre pareil, difficile de ne pas être relaxés !).

Mon article détaillé sur le Nayara : à venir

Jour 6 : de Arenal à Monteverde

Après avoir encore un peu profité du resort, nous avons repris la route en direction de Monteverde, longeant au passage le lac Arenal (lunch en chemin au Cafe y Macadamia avec une belle vue sur le lac).

A Monteverde, nous avons logé au Tityra Lodge, un nouveau ecolodge situé sur le domaine d’une plantation de café. Le soir, nous avons participé à un night tour organisé par le lodge, pour voir les animaux nocturnes et notamment des grenouilles.

Mon article détaillé sur Monteverde : à venir

Jour 7 : de Monteverde à Carara

Monteverde est surtout connu pour sa « cloud forest », ses ponts suspendus et ses parcours en tyrolienne au sommet de la canopée, mais comme nous avions déjà visité le Hanging Bridges Park à Arenal, on a plutôt choisi une réserve qui permet de découvrir les animaux qui vivent dans cette forêt particulière, la réserve de Curi Cancha. Notre guide était vraiment passionné et nous avons pu voir de nombreuses espèces d’oiseaux et même, clou du spectacle, un quetzal resplendissant !

Nous avons ensuite repris la route en direction du parc national de Carara, connu quant à lui essentiellement pour ses aras écarlates (scarlet macaws), pour lesquels j’ai vraiment eu un coup de cœur. Ils sont splendides !

Avant d’explorer le parc le lendemain, nous avons fini la journée avec une balade en bateau sur le Rio Tarcoles avec Jose’s Crocodile River Tour. Comme son nom l’indique, ce tour permet notamment de voir beaucoup de crocodiles (malheureusement, ils les nourrissent) mais aussi de nombreux oiseaux, de la mangrove, et un super coucher de soleil sur ce dernier tour de la journée. Bref, pour 35 USD, c’était vraiment sympa !

Nous avons dormi près du parc de Carara dans un petit B&B charmant tenu par une française, le Rancho Capulin. Notre chambre avait un balcon panoramique avec un petit jacuzzi privé, et il y avait également une grande piscine commune. Repas du soir dans un petit resto du coin spécialisé dans les fruits de mer (Marisqueria Las Tecas).

Mon article détaillé sur Carara : à venir

Jour 8 : de Carara à Manuel Antonio

Après un bon petit-déjeuner français au B&B (avec crêpes fraîches svp!), nous sommes partis découvrir le parc de Carara. Nous avons pris un guide sur place (ils attendent tous à l’entrée), et heureusement car je pense que sans lui nous n’aurions pas vu grand chose ! En plus de la visite du parc (durant laquelle nous avons vu quelques singes) il nous a aussi emmené sur une plage voisine où nous avons pu voir ces fameux aras.

Ensuite, route vers le parc national de Manuel Antonio : si le parc de Carara n’est pas très fréquenté, nous arrivons ici au parc le plus fréquenté du Costa Rica !

Le midi, nous avons mangé dans un endroit de rêve, le Arenas Del Mar Beachfront & Rainforest Resort. Gros coup de cœur pour cet endroit ! Leur restaurant se situe sur leur plage quasiment privée, fréquentée par un paresseux (à deux doigts, les plus rares), des singes et de nombreux iguanes (on a limite vu plus d’animaux ici que dans le parc !!), et est accessible également aux non-clients de l’hôtel. On y mange de bons petits plats à base de produits locaux (délicieux thon fraîchement pêché) et c’est vraiment un bon plan car après le repas vous pouvez rester aussi longtemps que vous voulez sur la plage, vide de monde (alors que toutes les autres plages autour du parc étaient bondées !). Un de mes moments préférés au Costa Rica ! Même si on a tout autant adoré l’hôtel qu’on avait choisi ici, je regrette quand même de ne pas avoir dormi une nuit en plus là-bas. Si vous avez le temps d’en profiter pleinement, je pense que passer la nuit au Arenas Del Mar Beachfront & Rainforest Resort doit valoir le coup aussi.

Mais un des hébergements qui m’avaient donné envie de venir au Costa Rica, c’était l’Hotel Costa Verde, où il est possible de dormir dans d’anciens avions réaménagés en plein milieu de la jungle ! Nous avons dormi dans le Cockpit Cottage, entourés de singes et avec une superbe vue sur le parc de Manuel Antonio. Un des endroits les plus originaux où j’ai pu dormir ! On a un peu moins aimé leurs bars/restos, très touristiques et trop fréquentés. Prévoyez plutôt un petit picnic à manger sur votre terrasse privée (ou à la piscine de l’hôtel) en admirant le coucher du soleil.

Jour 9 : de Manuel Antonio à Corcovado

Arrivés à l’ouverture du parc Manuel Antonio, nous avons finalement décidé de visiter celui-ci sans guide car on avait l’impression qu’on essayait de nous arnaquer de tous les côtés (toute une histoire ce parc : déjà pour se garer, puis pour rentrer – je vous en reparlerai dans l’article détaillé mais sachez déjà qu’il vous faudra acheter vos tickets en ligne à l’avance ici – nouveau, avant ce n’était pas possible et il fallait faire la file sur place – ou participer à une visite guidée pour pouvoir rentrer).

Après 4 bonnes heures dans le parc, il faisait bien trop chaud pour profiter de ses plages (mais si vous voulez y nager, n’oubliez pas votre maillot – il y a des douches sur place), donc nous sommes repartis vers le parc national de Corcovado, en nous arrêtant pour manger en chemin à Dominical au resto fish & chips El Pescado Loco.

Nous avons passé deux nuits à Corcovado au Danta Corcovado Lodge, dans une cabane originale au milieu de la forêt.

Jour 10 : Corcovado

Je vous expliquerai ça plus en détails dans mon carnet de voyage détaillé, mais je pense que nous avons un peu raté notre coup à Corcovado. Déjà, deux nuits c’est vraiment fort peu ici, et surtout nous n’étions pas dans la meilleure partie du parc pour voir des animaux, ce qui était notre but premier. La particularité de ce parc est qu’il ne peut se visiter qu’en visite guidée et la visite guidée organisée par notre lodge avait lieu dans la zone de Los Patos, où nous avons beaucoup marché mais quasiment rien vu du tout (même pas un singe, rien). Par contre, le lodge avait ses propres trails où nous avons vu plus d’animaux (toucans, aras, squirrel monkeys,…), et ça c’était assez sympa.

Je vous recommanderais donc plutôt de passer une seule nuit au Danta Lodge (pour faire les trails et couper la route), puis de passer deux jours plus dans le sud du parc (visites de 2jours/1 nuit ou 3 jours/2 nuits avec Osa Wild au départ de Puerto Jimenez) car la majorité des animaux et la plupart des mammifères « rares » se trouvent autour de La Sirena. Autre option : vous pouvez aussi loger du côté de la Drake Bay, accessible uniquement par bateau (attention la traversée est parfois difficile, c’est pour ça que nous n’avions pas choisi cette option), d’où vous pourrez alors accéder à La Sirena directement en bateau (excursion d’un jour seulement possible au départ de Drake Bay).

Mon article détaillé sur Corcovado : à venir

Jour 11 : de Corcovado à Los Quetzales

En repartant de Corcovado, nous avons fait un arrêt à Sierpe (d’où partent aussi les bateaux vers la Drake Bay) pour faire un très chouette Mangrove Tour de 3h sur un petit bateau, à la recherche des animaux qui habitent les longs du fleuve. On a vraiment adoré ce tour : je pense que c’est une très bonne alternative à Corcovado si vous ne souhaitez pas trop marcher. Nous avons vu beaucoup d’animaux (trois types de singes, aras, serpents, lézards, chauve-souris, tortues, oiseaux divers, et même un bout de fourmilier) et le guide était très sympa (50 USD par personne et tour en français possible avec un supplément). Nous avons mangé le midi au petit resto près de l’embarcadère.

Nous avons ensuite entamé le chemin de retour vers San José. Nous avons passé la nuit dans les montagnes du parc national de Los Quetzales, au Paraiso Quetzal Lodge. Comme ces noms l’indiquent, ce parc est l’endroit où vous aurez le plus de chance de voir des quetzals au Costa Rica. Ça n’a pas manqué, nous en avons vu à la fois durant la visite guidée matinale organisée par le lodge le lendemain matin, mais aussi directement au dessus de notre cabane ! L’endroit est assez cool mais rudimentaire et l’accueil est un peu froid. Par contre, en logeant sur place vous aurez accès à toute une série de trails vraiment sympas. N’oubliez pas de prendre des vêtements chauds car c’est en altitude et il fait très froid ici (on a presque eu des températures négatives pendant la nuit !).

Mon article détaillé sur Los Quetzales : à venir

Jour 12 : de Los Quetzales à San José

Après une visite guidée très matinale pour voir les quetzals, nous sommes repartis vers San José pour faire notre test PCR obligatoire avant le retour vers la France (voir plus bas pour plus de détails à ce sujet).

Nous avons ensuite participé à une visite guidée au Toucan Rescue Ranch, un refuge pour animaux qui réhabilite ou héberge des animaux qui sont blessés, orphelins ou ont été confisqués chez des particuliers (il est totalement interdit de posséder un animal sauvage, y compris des oiseaux, au Costa Rica). La visite était très intéressante et on a même pu voir des bébés paresseux trop mignons !

Après avoir rendu notre voiture de location, nous nous sommes installés pour une dernière nuit à la Finca Rosa Blanca, un hôtel haut de gamme situé près de l’aéroport, sur les hauteurs de San José, qui nous a finalement assez déçus : un mauvais rapport qualité-prix selon nous, dû essentiellement à une gestion et à un service défaillants (problème avec notre chambre et aucune solution proposée – au prix où on a payé, c’est assez fort). Bref, on a fini sur une relative mauvaise note (cet hôtel exemplifie parfaitement les dérives de l’écotourisme au Costa Rica dont je vous parlais en début d’article), mais malgré tout ça nous a permis de nous reposer un peu avant notre retour (et d’attendre les résultats de nos tests) dans un cadre qui restait plutôt sympa.

Jour 13 : San José

Après une petite journée de repos à l’hôtel (on a eu, je dois le dire, la flemme de faire quoi que ça soit d’autre !), nous avons repris l’avion vers Paris en fin de journée.

Jour 14 : retour

Après un vol de nuit, retour à Paris dans la journée et arrivée chez nous en fin de journée.

Voyager au Costa Rica durant la pandémie Covid-19

Oui, il est possible de voyager au Costa Rica à l’heure où j’écris ces lignes (attention, cet article ne sera pas forcément mis à jour si les conditions d’entrée évoluent dans le futur, vérifiez toujours le site officiel). Actuellement, et depuis novembre déjà (le Costa Rica a donc misé sur des mesures long terme, et ça c’est vraiment pratique pour les voyageurs), tous les pays peuvent rentrer au Costa Rica aux conditions suivantes :

  • Remplir un formulaire numérique dans les 48h avant l’embarquement de votre dernier vol (en cas de correspondance) vers le Costa Rica (Pase de Salud) – il vous sera demandé d’en présenter une version papier ou numérique à votre arrivée. Sans ce formulaire, vous ne rentrez pas.
  • Le Costa Rica ne demande pas de test PCR mais cependant une assurance voyage correspondant aux critères requis par le pays est obligatoire ! Pour nous européens, la plupart de nos assurances ne couvrent pas un des points requis, à savoir la « couverture d’au moins 2 000 USD pour les frais d’hébergement en cas de mise en quarantaine ». Pour vous assurer d’être accepté à l’arrivée, la solution la plus facile est de souscrire à l’une des deux assurances costaricaines validées par le gouvernement. La plus facile à réserver en ligne (vous recevez tous les documents dans les 24h) est la SAGICOR. Le prix varie en fonction du nombre de jours sur place. Je vous conseille de l’acheter une semaine environs avant votre voyage car elle n’est annulable que dans les 5 jours après achat (pour éviter les problèmes du à des changements de vols last minute) mais vous en aurez besoin pour remplir le Pase de Salud.
  • Attention à vérifier cependant les conditions imposées par votre pays de départ ! Nous avons ainsi du présenter un test COVID pour pouvoir prendre notre vol retour suite aux mesures imposées aux voyageurs à l’arrivée en France. Les tests sont très contrôlés au Costa Rica, il aurait été impossible de rentrer sans ! Nous avons effectué le test sans problème aux Laboratoires LABIN (plein de labos dans la région de San José) qui peuvent sur demande (ne pas oublier de le demander en réservant) fournir les résultats dans les 24h pour les voyageurs. En dehors de San José, les tests sont plus chers (ici je crois qu’on a du payer environs 70€ pour notre test).

Le Costa Rica est probablement un des pays à avoir le mieux géré la crise du coronavirus, on a été très agréablement surpris de tout le dispositif sanitaire mis en place dans le pays, notamment :

  • présence de stations de désinfections à l’entrée des espaces publics, restaurants, hôtels, musées, magasins avec évier pour se laver les mains et désinfectant
  • souvent accompagné par une prise de température aux mêmes endroits (notre température étaient ainsi souvent prise plusieurs fois par jour !)
  • et par un registre à compléter pour le tracing dans la plupart des hôtels, musées et restaurants.

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à les laisser en commentaire et j’essayerai d’y répondre !

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