Visiter le Parc National de Carara au Costa Rica

Aras rouges, crocodiles, couchers de soleil à couper le souffle et bien plus encore : voilà ce qui vous attend au Parc National de Carara, situé sur la Côte Pacifique du Costa Rica. Souvent zappé par les touristes qui vont soit directement de Monteverde au Parc National de Manuel Antonio (situé plus bas sur la côte), soit préfèrent passer par la péninsule de Nicoya (connue pour ses plages et son surf) avant de continuer leur descente de la côte, le parc de Carara est pourtant une étape intéressante et surtout facile d’accès.

Le Parc National de Carara en pratique

Situé entre jungle et mer, sur les bords du Rio Tarcoles, le parc de Carara est particulièrement réputé auprès des ornithologues puisqu’on peut y trouver plus de 400 espèces d’oiseaux. Mais c’est aussi le meilleur endroit pour voir des crocodiles dans le pays. C’est d’ailleurs à eux que le parc doit son nom, puis carara signifie crocodile en langue indigène. L’accès principal se fait le long de la route côtière (Route 34), près de Tarcoles. Comme je vous le disais, un des grands intérêts du parc est qu’il peut se visiter très facilement : ses trails sont pour la plupart bien aménagés et accessibles à tous, et sa visite peut se faire tranquillement en moins d’une demi-journée (même en une heure ou deux si vous n’avez pas le temps). Je vous conseille quand même de le visiter de bon matin, pour éviter la chaleur et voir des animaux en activité.

Explorer le parc de Carara avec un guide

Même si vous pouvez très bien explorer les différents trails du parc par vous-mêmes, pour maximiser vos chances de voir des oiseaux et autres animaux sauvages, je vous recommande chaudement de prendre un guide local. Pas besoin de réserver : à votre arrivée, vous pouvez embaucher un des guides privés qui attendent à l’entrée du parc, il vous en coûtera 25 USD par personne pour 3 heures de visite (+ 10 USD par personne pour l’entrée au parc). Pour rappel, les guides officiels sont toujours en uniforme et affichent en général leur licence de manière bien visible.

Les stars du parc, ce sont les aras rouges (« scarlet macaw » en anglais). Cependant, la zone du parc naturel étant très dense et comme nous souhaitions en voir de près, notre guide a proposé de commencer la visite en nous emmenant techniquement en dehors du parc, sur une plage (une partie de la Playa Tarcoles) où l’on a le plus de chance d’en voir. Bingo, ils étaient bien là en train de manger dans les arbres. J’ai été ébahie par leur rouge vif qui n’a rien à voir avec les couleurs parfois pâlottes de ceux gardés en captivité.

Il faut aussi savoir que quand on repère un ara, il y en a forcément un deuxième dans le coin : il s’agit en effet d’une de ces espèces fidèles qui restent en couple durant toute leur vie. Et je peux vous dire qu’ils sont plutôt mignons à observer !

Il est par contre plus difficile d’observer des mammifères ici qu’au parc de Manuel Antonio mais ça reste pour moi un arrêt sympathique, loin de la foule. Ceci dit, sans guide je pense que nous n’aurions ici tout simplement rien vu. Grâce à lui, on est quand même tombé notamment sur un groupe de singes capucin à face blanche. Mais ça n’a pas été facile : le parc étant relativement peu fréquenté, les singes restent très sauvages et peuvent fuir dès le premier signe humain ou se montrer un peu agressif même quand on ne s’approche pas trop près d’eux. D’après notre guide, pour montrer leur mécontentement, il n’est pas rare qu’ils vous envoient leur crotte à la figure ! On n’a donc pas pris ce risque et nous ne nous sommes pas trop attardés…

Jose’s Crocodile River Tour : un tour en bateau sur le Rio Tarcoles

Si j’ai apprécié la balade à pied dans le parc, le moment fort de notre étape à Carara aura probablement été le tour en bateau sur le Rio Tarcoles avec Jose’s Crocodile River Tour. Nous avons pu avoir un tarif réduit en réservant via notre hébergement local, le Rancho Capulin, dont je vous reparle plus bas. C’est incroyable le nombre d’animaux que l’on peut observer sur les rives du fleuve, confortablement installé dans le petit bateau couvert. Plusieurs tours sont organisés sur la journée (se renseigner car les horaires changent en fonction de la saison et de la marée), mais si vous en avez l’occasion je vous recommande si possible de réserver le dernier tour de la journée, vous verrez plus bas pourquoi. Le tour dure environ deux heures et on a trouvé que ça valait bien son prix.

Par contre, et on ne s’attendait pas à ça au Costa Rica vu la réputation du pays pour le respect de la vie sauvage, il faut savoir que les guides donnent à manger aux crocodiles durant le tour. C’était assez particulier car ils nous faisaient le grand show à l’américaine (ça m’a rappelé les Everglades), pourtant on voyait clairement à la réaction des touristes que ce n’est pas spécialement ce que le public du Costa Rica attend… Surtout que ce n’est clairement pas nécessaire, car il y a des crocodiles vraiment partout ici ! Ils sont d’ailleurs immenses, j’en avais rarement vu d’aussi gros, même en Afrique.

Si on laisse ça de côté, l’endroit est quand même vraiment incroyable et on a beaucoup aimé le tour pour la diversité des animaux (surtout des oiseaux) qu’on a pu y observer, et ses paysages dorés par la lumière de fin de journée. Je dois dire qu’après la fraîcheur des montagnes à Monteverde et Arenal, un peu de chaleur nous a fait du bien.

Après être passé par un petit bout de mangrove, on a fini la balade avec un magnifique coucher de soleil à l’embouchure avec l’océan. C’était sans aucun doute le plus beau coucher de soleil de notre voyage au Costa Rica !

Le Tarcoles River Bridge, aka le Crocodile Bridge

Si vous n’avez pas le temps ou l’envie de faire le tour en bateau à Tarcoles, arrêtez-vous quand même quelques minutes au Tarcoles River Bridge (sur votre route si vous allez à Manuel Antonio), aussi appelé le pont aux crocodiles. Ici aussi, vous avez la quasi certitude de voir quelques crocodiles se reposer sur les bords du fleuve en contrebas. Par contre, évitez de laisser des affaires visibles dans votre voiture, l’endroit est connu pour ses vols.

Où dormir près du parc de Carara ?

Nous avons passé une nuit à proximité du Parc National de Carara, au Rancho Capulin, un agréable B&B tenu par une Française. Il y a peu d’options d’hébergements à proximité directe du parc (la destination touristique la plus proche est Jaco, une plage connue située un peu plus au sud) mais nous avons été ravis de notre choix, qui nous a permis d’arriver de bonne heure le lendemain matin au parc. Ce petit bed & breakfast possède 4 hébergements différents : deux chambres dans le bâtiment principal avec vue sur la forêt et l’océan, dont une avec une petite plunge pool/jacuzzi privée (nous avons séjourné dans celle-là), et deux cabanes/villas autour de la piscine située en contrebas.

C’est vraiment un petit paradis au calme dans les hauteurs de Carara, avec plein de vie sauvage tout autour et une jolie piscine pour se rafraîchir. D’ailleurs, encore une fois, on a vu plus d’animaux ici dans le jardin de l’hébergement que dans le parc ! Il y avait notamment un arbre fruitier juste devant notre balcon où tous les animaux venaient manger. On y a notamment surpris un petit coati trop marrant et des aras rouges passaient régulièrement dans le ciel.

Et le bonus de l’endroit, c’est le petit-déjeuner avec vue « à la française », avec de délicieuses crêpes fraîches. La meilleure manière de commencer sa journée !

Où manger à Carara ?

Le Rancho Capulin ne proposant que les petit-déjeuners, notre hôte nous a recommandé un petit resto local pour manger le soir, le Rancho Las Tecas, un restaurant de poisson et fruits de mer local. Nous y avons dégusté un délicieux ceviche de crevettes, ainsi que le riz aux crevettes le plus généreux du monde ! Le tout à un prix très abordable, cette destination restant encore assez peu touristique.

 

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