Ma rencontre magique avec les gorilles de la forêt de Bwindi en Ouganda

Voici enfin venu le moment de vous raconter ce qui aura été sans aucun doute le moment le plus émouvant de ce safari en Ouganda : ma rencontre magique avec les gorilles de la forêt impénétrable de Bwindi. Rencontrer les gorilles en tête à tête dans leur environnement naturel a été l’une des plus belles expériences de ma vie de voyageuse, si pas la plus belle. Ma rencontre avec les dragons de Komodo en Indonésie concoure non loin derrière, mais le côté plus humain de la rencontre avec les gorilles, et les échanges qu’il peut y avoir entre nos deux espèces rend clairement cette expérience-ci tout à fait unique. Les presque 3000 mots qui vont suivre suffisent à peine à vous raconter toute la gamme de sentiments que j’ai pu ressentir pendant cette rencontre. Je ne l’oublierai jamais, en tout cas je l’espère !

Et pour ceux qui veulent plus que des mots, voici une vidéo totalement brute (une succession de scènes auxquelles j’ai pu assister, tout simplement) pour que vous puissiez mieux vous rendre compte de l’ambiance dans la forêt humide et de la présence que peuvent avoir ces gorilles. Incroyable.

(et pour savoir qui sont les femmes qui dansent à la fin de la vidéo, rendez-vous en fin d’article)

Bienvenue au royaume des gorilles, la Forêt Impénétrable de Bwindi

Après le Queen Elizabeth National Park, nous prenons la route vers le dernier parc national de ce voyage mais pas des moindres : Bwindi Forest Impenetrable National Park, la Forêt Impénétrable de Bwindi: bienvenue au royaume des gorilles… 2-3 heures de route nous attendent à nouveau avant d’atteindre le secteur de Ruhija mais quelle route ! Ça semble presque irréel. On monte, on monte dans les hauteurs du parc, les champs de thé pentus se font de plus en plus denses, puis c’est la forêt tropicale qui les remplace. A l’horizon, la brume se lève au-dessus des montagnes. Et là, le soleil se couche dans un millier de tons rosés. On a juste envie de s’arrêter et de profiter béatement de ce spectacle. Et pour le coup, notre timing était vraiment parfait ! Je précise que je n’ai pas rajouté de filtres aux photos, ce sont les vraies couleurs !

Ce soir-là, nous logeons au Ruhija Gorilla Lodge, qui a l’avantage de se trouver près du point de rassemblement pour le trek avec les gorilles le lendemain. Les derniers kilomètres avant d’arriver au lodge nous ont fait découvrir un aspect de l’Ouganda que l’on ne connaissait pas encore, avec des villages montagnards où l’on travaille le bois.

Au lodge aussi, on a vraiment l’impression d’être à la montagne, avec le chalet (plus qu’un lodge) principal tout en bois et nos petits chalets avec vue sur les montagnes. A part ça, on a atteint les sommets de confort minimal ici, même si ça fait partie du voyage et que jusque-là on ne s’en était pas trop plaint : pas d’eau chaude le soir (et de l’eau beaucoup trop chaude, impossible à régler, le matin !), pas de chauffage, et le toit transpercé par les pluies : Mélissa me réveillera pendant la nuit car son lit était trempé à cause de la grosse averse dehors ! On se réchauffe comme on peut (2 bouilloires ne sont pas de trop !) : la nuit va encore une fois être courte.

La rencontre avec les gorilles

Malgré la nuit courte (et humide !) pas besoin de beaucoup motiver les troupes pour que nous soyons tous prêts à rallier le point de rendez-vous où nous avons rendez-vous à 8h30 tapante. Les gorilles n’attendent pas !

Il y a plusieurs secteurs dans le parc national de Bwindi pour voir les gorilles et c’est donc à Ruhija (le secteur est) que nous allons vivre cette expérience unique. C’est dans cette zone qu’il y a le plus de familles habituées comme nous l’expliqueront les rangers pendant le débrief. « Habituées » ça veut dire qu’elles ont été habituées à l’homme pas un processus d’habituation mis en place par les rangers (ils suivent, vivent et dorment avec des familles de gorilles sauvages). Tous les 5 ans, les rangers essayent de réhabituer d’autres familles de gorilles. Les gorilles à qui nous allons rendre visite sont des gorilles des montagnes, une espèce en danger puisque 100 ans après leur découverte, il n’en resterait plus aujourd’hui qu’entre 800 et 900 dans le monde, répartis dans les parc de Virunga (Congo et Rwanda) et le parc de Bwindi en Uganda, où on en trouve plus ou moins 400. Environs 30 familles sont habituées et à peu près la moitié se trouve à Bwindi.

Après quelques infos sur les gorilles, quelques mises en gardes également :

  • Nos rangers (1 devant, 1 derrière) sont armés car on risque à nouveau de croiser des éléphants sauvages (ils sont partout) et également pour savoir comment réagir si on croise une famille de gorilles non habituée.
  • Les personnes malades ne peuvent pas venir : ce n’est pas à cause de la difficulté du terrain (même si c’est un fait) mais car les gorilles peuvent tomber malade si on leur amène ces virus. Comme on le verra ce « check-up » physique au point de rendez-vous est très important car il est très difficile de garder nos distances avec eux (ils bougent plus vite que nous !)
  • Nous serons intégrés à un groupe correspondant à notre niveau physique estimé par les rangers. On ne choisit pas sa famille de gorilles.

Je stresse un peu de ne pas me retrouver dans le groupe le plus facile, car en fonction de la famille, il peut y avoir entre 30 min et 2 heures de marche ALLER pour la famille de gorilles plus proche, et jusque 3-4 heures pour la plus lointaine, le tout sur des terrains abrupts et sauvages. J’ai rarement autant stressé avant une activité. J’avais peur de ne pas être à la hauteur et de ne pas y arriver et pourtant je ne voulais rater pour rien au monde cette expérience. Il faut savoir qu’ici le permis est en général à 650$ (contre 1500 au Rwanda !) c’est donc une opportunité unique.

Au final, Mélissa et moi avons été placées dans le groupe le plus « facile » et j’ai enfin commencé à déstresser et à réaliser qu’on allait voir des gorilles dans leur habitat naturel ! Notre groupe est le groupe Kyagurilo, une famille avec 9 membres, un « silverback » bientôt remplacé par le jeune, et surtout un petit bébé nommé Bajiriri. On est heureux quand le ranger nous dit que notre groupe est joueur et amical, surtout « Happy » qui vient souvent en plein milieu des groupes. Les rangers connaissent tous les gorilles par leurs prénoms et ils ont tous des personnalités différentes, comme nous.

Notre famille a été localisée de manière quotidienne cette année mais la rencontre n’est jamais promise à 100% (on est à du 99%). C’est la nature et on ne sait jamais ce qui peut se passer.

Aujourd’hui il n’a pas encore été localisé mais une partie des rangers est partie, comme tous les jours, en repérage avant l’arrivée des groupes pour les localiser. On part en général de l’endroit le plus près d’où ils ont été localisés la veille, on prend donc la route pour arriver à ce point de départ. Les voitures s’arrêtent et il me faut quelques instants pour comprendre qu’on est arrivés. On nous dépose sur le bord d’une route vers le sommet de la montagne. Aucun sentier pour descendre dans la jungle et une pente à pic. C’est pourtant de là qu’il va falloir descendre !

Heureusement, le lodge nous avait fourni un bâton de marche et j’ai choisi (comme à peu près tout le groupe) de me faire accompagner par un porteur. Le rôle du porteur est de porter vos affaires mais SURTOUT de vous aider pendant la descente et la remontée. Et dieu sait ce que j’aurais fait sans lui ! En plus, les porteurs viennent des communautés locales et c’est une bonne manière de les soutenir puisqu’ils sont payés au minimum 15$ par trek, mieux que la plupart des boulots ici.

Les porteurs et les rangers

Bref, notre groupe est fin prêt à partir. Nous sommes 8 touristes (le maximum autorisé par jour par famille : nous avons été mélangés avec d’autres touristes que nous ne connaissions pas) + 7 porteurs + les rangers … ça fait quand même déjà un sacré groupe mine de rien, et se déplacer vite à un tel nombre sur ce genre de terrain n’est vraiment pas évident. La vue de la descente me stresse encore un peu, mais je décide de ne regarder que mes pieds et mon porteur qui est génial et d’une grande aide. Au final, on avance très lentement et la descente n’est pas si terrible que ce que je croyais. Surtout que 15-20 minutes plus tard, l’annonce tombe. Le ranger qui marche devant annonce que nous avons beaucoup de chance car les gorilles ont été localisés et nous sommes presque arrivés. Nous devons donc laisser nos bâtons de marche derrière nous pour ne pas leur faire peur. Mon pouls augmente et j’ai encore du mal à y croire : je suis là et je vais vraiment rencontrer une famille de gorilles !

Assez rapidement, premiers chuchotements dans le groupe : le premier gorille est en train de manger dans l’arbre juste devant nous : il s’agit du silverback, le mâle dominant. Qui nous accueille à l’aide … de gros pets. Et je peux vous dire que les pets de gorilles c’est un peu particulier ! Je n’aurais jamais compris sans l’explication « don’t worry he’s farting ». A partir de là nous avons 1 heure pour les observer. Parfois ils restent au même endroit (à manger/dormir) parfois ils bougent et ce fut le cas de notre groupe. Ce fut donc par moment difficile de les suivre mais ça nous aura permis d’avoir des scènes diverses et incroyables.

Le silverback descend de son arbre. Il pleut un peu et la vue de ce gros gorille au milieu de la jungle, de la brume et de la fine pluie est juste irréelle. On aperçoit vite un puis deux gorilles plus petits dans les arbres. Ils descendent, et le premier se déplace à terre très près de nous. Et puis c’est parti pour la « course poursuite », les rangers nous taillent un chemin à la machette pour les suivre. Ce n’est pas évident car ça descend toujours mais l’adrénaline fait le job.

On les croise, recroise, certains tracent leur chemin sans même se soucier de traverser le groupe, on ne sait pas où regarder et on se fait vite surprendre par l’un ou l’autre qui semble sorti de nulle part !

La première scène qui restera gravée dans ma mémoire : la maman gorille portant son petit dans ses bras à quelques mètres devant et nous regardant dans les yeux pour nous le présenter.

Ensuite il se passe un deuxième moment fou : nous étions avec Florian, un vidéaste qui était là pour faire des images avec une caméra 360°. Les gorilles n’avaient jamais vu cet engin (une grosse boule sur un trépied) et n’étaient donc pas habitués à ça. Très vite, les rangers l’ont remarqué. On dirait que le premier gorille à avoir aperçu l’engin s’est empressé d’aller en informer le silverback. Et là, devant moi, voilà le silverback qui s’avance en vitesse (mon objectif ne l’avait même plus en entier tellement il était près et pourtant je n’avais pas de téléobjectif ici) et commence à se frapper la poitrine en criant comme pour nous montrer que c’est lui le chef ici et qu’il ne rigole pas ! Avant de se faire calmer par un autre gorille qui le prend dans ses bras, puis par un ranger que le regarde en faisant un bruit sourd. Et oui, les rangers ont même appris à partir avec eux. Et ça, ça veut dire « no stress, calme toi ». Dingue !

Encore un peu déboussolés par la scène, on ne se rend limite pas compte qu’un peu plus bas on est limite encerclé de gorilles. Ils sont juste à côté de nous, de tous les côtés et nous observent comme si pour eux on était de grands singes un peu bêtes mais qui les font beaucoup rire. Ok, parfois un peu chier aussi quand même !

Je profite de l’opportunité d’être dans une zone assez dégagée pour demander à Jane de me prendre en photo avec les petits gorilles qui sont en train de manger leurs branches (quelle consommation ces gorilles : 20kg par jour !) juste à côté de nous.

Je m’approche un peu, vite, je regarde la caméra et même pas le temps de m’en rendre compte que le petit gorille est en train de me regarder avec un petit sourire. Je le regarde à à nouveau quelques secondes plus tard et je me retrouve avec une main de gorille tendue vers moi comme pour jouer… il arrive presque à me toucher ! Un peu paralysée (pas de peur mais je m’y attendais pas !), il faut que Jane et le ranger me disent de faire attention pour que finalement je bouge !

Et là, juste après que Jane me rende l’appareil, à nouveau pas le temps de s’en rendre compte, le silverback, sorti à nouveau de nulle part, décide de tracer sa route en traversant le groupe… sauf que Jane se trouvait en plein dans sa trajectoire ! Petit moment de stress cette fois-ci car elle s’en rend compte trop tard que pour pouvoir bouger. Qu’à cela ne tienne… le silverback, sans même un regard, poursuit sa route en lui frôlant le dos. J’immortalise la scène sans bouger (quand c’est trop tard pour reculer, il ne faut pas bouger mais rester immobile, heureusement que ça faisait partie des consignes du matin…) et quand le gorille est assez loin, le ranger nous fait signe qu’on peut enfin s’éloigner !

On est un peu KO après cette succession de moments incroyables. Mon esprit est bloqué sur le petit gorille qui me regarde dans les yeux avec un regard coquin/curieux et cette main tendue vers moi… je suis heureuse d’avoir pu immortaliser une partie de ce moment et d’avoir pu vivre cet instant privilégié.

On continue ensuite à descendre car les gorilles continuent à bouger. Je suis en train de me dire que la remontée va être encore plus corsée que l’aller, mais ça fait bientôt une heure qu’on est là. Dernières photos avant de les laisser tranquilles, nous disent les rangers, alors que deux petits semblent poser juste pour nous au milieu des branches.

Et voilà, 1h qui est passée bien trop vite même si j’en ai bien profité. Je n’ai au final pas pris « tant » de photos que ça car je voulais les voir le plus possible de mes yeux et pas au travers d’un objectif, et puis c’était aussi pas évident avec cette humidité il faut le dire. Ici, a environ 3000 mètres, la saison des pluies était déjà bien arrivée !

Le chemin du retour se révéla quant à lui aussi dur que ce que j’avais pensé. Nous remontons par un autre côté, mais avec la même pente hyper raide, j’ai le souffle un peu court au bout de 10-15 minutes à peine. Et comme mes jambes lâchent aussi, c’est au final plus difficile d’éviter les glissades qu’en descente (boue + racines, super terrain). Mais mon porteur est à nouveau génial, et j’arrive en haut après 30-40 minutes, pauses régulières sur la fin comprises, quelques minutes après le reste du groupe. La pression était d’autant plus forte qu’on nous avait dit pendant le briefing que s’il fallait venir nous chercher pour un problème au cas où on n’y arrivait pas, c’était 200$ à payer !

En tout cas je me souviendrai de cette rencontre magique avec ces animaux si intéressants. Quelles expressions dans leurs visages ! En rejoignant le point de départ, je me repasse les scènes en tête pour ne pas les oublier et graver ce souvenir dans ma mémoire !

De retour au point de rendez-vous, ça y est : on reçoit notre diplôme ! En attendant la deuxième partie de notre groupe qui a été voir un groupe de gorilles plus éloigné (leur groupe est quant à lui resté sur place pendant une heure).

Le stress du trek et les émotions de la rencontre retombent un peu, il est temps de se relaxer au lodge avec notre « packed lunch » qui a bien vécu (puisqu’on l’avait pris avec nous au cas où) et une bière ! Bien méritée celle-là… Une expérience qui me marquera à vie, une de plus durant ce voyage totalement fou…

Et car ce n’est jamais assez en Ouganda, c’est à ce moment-là que la brume vient à nouveau couvrir les montagnes… Qui dit mieux pour une bière avec vue?!

Change a life Bwindi : une autre rencontre émouvante

Après une matinée aussi riche en émotions, rencontre encore une fois très émouvante avec Tina, la créatrice de « Change a life Bwindi Project », un projet qui s’occupe entre autres de redonner du travail et du pouvoir aux femmes des communautés locales. Tina a créé cette initiative suite au viol d’une petit fille de son village. Au lieu de la soutenir, la communauté se moquait d’elle, et ses parents ont finalement dû la faire vivre ailleurs. Tina se sentant impuissante, elle a décidé de se donner corps et âme dans ce projet en espérant faire changer les choses. Son organisation s’occupe aujourd’hui du développement durable de la région mais aussi de la protection animale et de l’environnement, le tout dans la région de Ruhija. En donnant de l’éducation et des projets de développement personnel aux habitants, elle espère amener un changement positif dans les mentalités. Ses projets incluent : le tissage de paniers, l’apiculture (par d’anciens braconniers), culture de champignons, … Elle se consacre également à soutenir les victimes de viols, de mariages forcés ou en situation d’échec scolaire. Rencontrer Tina a été bouleversant, nous avons presque tous fini en pleurs.

Je vous recommande d’aller rencontrer sa communauté si vous venez à Ruhija. Nous leur avons acheté plein de petites choses faites par les membres du projet et pour nous remercier, les femmes du village nous ont proposé un spectacle de danse incroyable. « Ici, un bon danseur c’est celui qui arrive à faire trembler le sol ». Et en effet, je n’avais jamais vu ça ! (voir la fin de la vidéo en début d’article si vous ne me croyez pas !)

Tina est en t-shirt blanc et avec le téléphone à la main

Silverback Lodge

Ensuite, départ pour un autre secteur de la forêt de Bwindi, Buhoma.

On visite quelques lodges avant d’arriver à celle où nous dormirons ce soir, Silverback Lodge. Quelle belle surprise pour le dernier lodge du voyage. Le cadre est vraiment magnifique ! Avec une vue sur la dense forêt de Bwindi en face de nous…

 

Ce sont les mêmes propriétaires qu’à la lodge où nous avons dormi à Paraa au parc de Murchison Falls. Après avoir comme d’habitude demandé notre repas bien à l’avance (on se fait vraiment au mode de vie africain !), on profite en attendant avec un petit verre de vin sud-africain devant le feu de camp que l’hôtel avait préparé juste pour nous… que demander de plus?

Le lendemain matin, nous reprenons très tôt la route pour rejoindre le point de départ de notre safari, Kampala, où quelques dernières aventures nous attendent…

Un énorme merci à l’ambassade de Belgique en Ouganda et à l’ambassade de France en Ouganda pour l’invitation, et à l’Association des Tour Operators d’Ouganda et à leurs partenaires Uganda Tourism Board, Uganda Wildlife Authority et Brussels Airlines pour l’organisation de ce voyage de rêve. Mon opinion reste, comme d’habitude, entièrement indépendante.

1 COMMENTAIRE

  1. […] Contrairement aux chimpanzés, les gorilles sont plus souvent à terre, même s’ils sont de bons grimpeurs, ils sont donc tout près de nous. Je n’ai même pas besoin de mon téléobjectif pour les photographier. Le cœur battant, derrière mon viseur, je détaille tout : leur épaisse fourrure luisante d’eau, leurs mains si semblables aux nôtres, les plis de leurs visages et surtout leurs yeux et leurs expressions : le calme et le contentement quand ils mangent, la curiosité et l’appréhension quand il se passe quelque chose qui les intrigue, une espèce d’incrédulité quand ils regardent vers le ciel. C’est fascinant ! Mais ce qui se dégage surtout d’eux, c’est un grand calme. Une force tranquille. Observer les gorilles, c’est une expérience zen. Malgré leur taille et leur aspect un peu patibulaire, ces doux géants sont d’un calme impérial. Premièrement, ils mangent, Beaucoup. Vu leur taille et que leur régime est essentiellement herbivore, ils peuvent consommer jusqu’à 35 kilos de feuilles et de pousses par jour (un peu comme les pandas).  Le seul mouvement d’humeur que nous verrons, c’est lorsque la caméra 360° de Florian, notre vidéaste, mettra le dos argenté mal à l’aise. Cette grosse boule perchée sur son trépied a été perçue comme une menace potentielle et j’ai alors vu le regard du gorille changer, avant de faire un rictus de mécontentement et de s’énerver en se frappant le torse à la King-Kong avant qu’une femelle ne vienne l’entourer de ses bras pour le calmer. Pendant quelques secondes, on n’en a pas mené large. Un gorille énervé, c’est tout de même impressionnant ! C’est pour ça aussi que les rangers sont là : ils peuvent communiquer avec les gorilles. Après ce petit moment de tension, notre ranger va pousser des grognements pour signifier que tout va bien. Vous pouvez assister à la scène sur l’article d’Au Goût d’Emma qui la filmée. […]

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