Mon itinéraire de 2 semaines au Kerala (+ conseils pratiques)

L’été passé, je suis partie durant deux semaines à la découverte du Kerala, dans le Sud de l’Inde. J’y ai découvert une région totalement différente du Nord du pays. Plus douce, plus accueillante, plus sécuritaire, des paysages variés et une gastronomie très riche : le Kerala a vraiment tout pour plaire et est la destination parfaite pour un premier voyage en Inde ! Dans cet article, je reviens en détail sur notre itinéraire de deux (grosses) semaines, des Backwaters à la jungle en passant par les plantations de thé. Je partage également avec vous tous mes conseils pour bien préparer votre voyage au Kerala.

Disclaimer : j’ai visité le Kerala dans le cadre du Kerala Blog Express organisé par Kerala Tourism. Mon opinion reste, comme d’habitude, entièrement indépendante. Cet article peut contenir des liens affiliés. En réservant via ceux-ci, vous ne payerez pas plus cher mais je toucherai une petite commission qui me permettra de continuer à développer ce blog.

Le Kerala, une Inde plus douce

Dix ans plus tôt, mon premier voyage en Inde m’avait fait découvrir Delhi et Agra. Si je garde un bon souvenir de ce voyage, il avait été assez compliqué : c’était notre première fois en Asie, et tomber directement en plein dans le chaos de Delhi avait été assez difficile ! Mendiants à tous les coins de rue, arnaques et co. : même si le Taj Mahal est vraiment à voir une fois dans sa vie, ça ne m’avait pas vraiment donné envie de retourner en Inde.

Alors, quand j’ai reçu il y a quelques mois la proposition de participer au Kerala Blog Express cette année, j’avoue que j’ai d’abord un peu hésité. Au final, avec 10 ans de plus, et plus attirée par la spiritualité indienne qu’avant, je me suis laissé embarquer ! Et je peux vous dire qu’il ne m’a fallu que quelques heures seulement, une fois débarquée à Trivandrum, pour me rendre compte à quel point le Kerala était différent du Nord de l’Inde !

La destination parfaite pour un premier voyage en Inde

De mon expérience, je crois que si l’Inde vous fait peur, le Kerala en est la porte d’entrée parfaite. Partout au Kerala, même en ville comme à Trivandrum ou Cochin, on peut se balader tranquillement sans se faire harceler, sans danger particulier. Ces villes sont classées parmi les plus sécuritaires d’Inde. Même en me baladant parfois seule, je ne me suis jamais sentie moins en sécurité que dans un autre pays asiatique.

Au-delà de ce côté sécuritaire, ce qui marque vraiment le plus, c’est le côté ultra-accueillant de la population du Kerala. Je ne compte pas le nombre de sourires reçus de parfaits inconnus, les petites attentions que nous recevions partout où nous allions, et les échanges très intéressants. 

Un autre avantage du Kerala est que c’est une région qui est très propre pour l’Inde. Même si les déchets ne sont pas absents des routes (comme chez nous), il n’y a pas de prolifération de déchets comme dans le Nord. C’est probablement aussi dû au fait qu’il y a beaucoup moins de fossés entre les castes qu’ailleurs en Inde.

Notre guide, qui a épousé une femme d’une autre caste, nous expliquait que cette évolution différente remonte aux années 50, et est due au gouvernement communiste de l’époque, qui a mieux divisé les terres. Aujourd’hui, la plupart des familles possèdent encore leurs propres terres, même si les parcelles diminuent au fil des héritages. Mais on est encore très, très loin des slums.

Un melting pot culturel

Le Kerala n’est pas seulement ouvert aux échanges avec les touristes : la région a une très longue histoire d’ouverture sur le monde, grâce au commerce maritime. Depuis toujours, le Kerala est l’un des plus grands exportateurs d’épices, où sont passées des figures clés de l’histoire comme Marco Polo et Vasco de Gama.

Le commerce a amené au Kerala des spécialités culinaires mais aussi (et surtout) différentes religions, qui y cohabitent toujours d’une manière étonnamment paisible. Là aussi, la différence avec le Nord du pays est grande. Là où, au nord, les religions sont surtout arrivées via des invasions, au Kerala et dans le Sud de l’Inde, elles sont donc arrivées via le commerce, de manière pacifique. Les habitants du Kerala se sont convertis soit car ils y voyaient un avantage, soit par croyance.

Il n’est donc pas étonnant d’y croiser aujourd’hui, le long des routes, presque autant d’églises que de temples ! Près de 20% de la population du Kerala est chrétienne, et 60% « seulement » est hindoue.

On raconte que c’est Saint-Thomas qui aurait amené le christianisme ici, d’où une tradition bien ancrée. La présence musulmane est également bien marquée, et l’on trouve également au Kerala certaines des plus vieilles mosquées du continent indien. 

Ce melting pot culturel a créé une architecture et une gastronomie variées, l’un des grands avantages du Kerala à mes yeux.

Visiter le Kerala en pratique

Avant d’en venir à l’itinéraire détaillé de ce voyage au Kerala, voici quelques conseils pratiques importants pour bien préparer votre séjour. 

Le climat et les meilleurs moments pour visiter le Kerala

Qui dit paysages variés, dit aussi un climat qui peut fortement varier d’un bout à l’autre de la région. 

On considère généralement que la meilleure période pour visiter le Kerala s’étend de novembre à mars. L’avantage de cette période est qu’il n’y fait pas trop chaud et qu’il y a en général peu de pluie. Cette saison « sèche » est également l’un des meilleurs moments pour observer les animaux sauvages, qui doivent utiliser les lacs pour s’abreuver (où ils sont plus facilement visibles).

De mon côté, mon voyage au Kerala coïncidait avec la période de la mousson, qui va de juin à août. La mousson fait souvent peur aux touristes car elle peut être synonyme de fortes pluies, mais elle a également ses avantages. Si ce n’est pas la bonne saison pour profiter des plages (il y a beaucoup de vagues), c’est en revanche la saison privilégiée pour les cures ayurvéda. C’est aussi une saison avec des températures qui restent agréables, à part sur la côte où il peut faire très chaud (car il y pleut beaucoup moins).

La mousson ne veut également pas dire qu’il va forcément pleuvoir tous les jours, toute la journée. Souvent, il va pleuvoir très fort, mais pas toute la journée. Ça varie aussi en fonction de la région. Nous avons eu de la chance, avec presque une semaine sans pluie. Ça s’est bien gâté lorsque nous avons pris la direction des montagnes. Mais on se doute que des régions aussi verdoyantes que Munnar ou Wayanad ne le sont pas pour rien : la pluie est courante dans ces zones, même à la « bonne » saison.

L’autre grand avantage de la période de la mousson est que c’est à la fin de cette période qu’est organisé le grand festival des moissons, Onam (en août ou septembre en fonction de l’année). Toute la région s’anime avec d’énormes célébrations autour des temples. Mais ce n’est pas le seul festival du Kerala : entre septembre et mai, il est possible d’assister à différents festivals dans les temples. C’est vraiment à faire si vous en avez l’occasion !

Le visa touristique pour l’Inde

Bonne surprise, les procédures d’obtention du visa touristique indien ont été grandemen simplifiées depuis mon dernier voyage en Inde il y a 10 ans ! Tout peut à présent se faire en ligne, pour un tarif qui a été également réduit. Utilisez uniquement le site officiel qui est celui-ci. Prévoyez de le faire environ une semaine avant votre départ (ce n’est pas possible de le faire trop tôt non plus).

Attention par contre, le e-visa devra être ajouté à votre passeport à votre arrivée en Inde, ce qui peut prendre pas mal de temps. J’ai du m’armer de patience à l’aéroport de Trivandrum !

Rejoindre le Kerala

Le Kerala dispose de plusieurs aéroports internationaux. La région étant assez étendue, il peut être intéressant, comme je l’ai fait, d’arriver à un aéroport et de repartir d’un autre. De mon côté, j’ai atterri à Trivandrum et je suis repartie de Cochin. Calicut possède aussi un aéroport.

Plusieurs compagnies volent avec escales vers le Kerala depuis la Belgique, la France ou la Suisse. De mon côté, j’ai volé avec Etihad qui avait les escales les plus pratiques (via Abu Dhabi). J’ai eu beaucoup de chance car j’ai pu bénéficier d’un « error fare » : la business était moins chère que l’economy ! C’est bien la première fois que ça m’arrivait et j’en ai évidemment profité !

La business class d’Etihad était ultra confortable, avec des sièges qui se transforment en vrai lit (un petit matelas est fourni). On peut notamment choisir son niveau de moelleux, chauffer le siège et il y a même un mode massage.

Le service était excellent également : des snacks aux repas 3 services servis sur une nappe, je pense que c’était la meilleure nourriture d’avion que j’ai eu depuis longtemps (à part feu Air Belgium). Mention spéciale pour la shakshuka en petit-dej !

Si vous transiter par Ahu Dhabi, je vous recommande également le lounge Etihad. Il est possible de payer pour y accéder si vous n’êtes pas en Business ou Premiere, et je pense que ça peut franchement valoir le coup, surtout si vous avez une longue connexion. Je n’avais jamais vu un lounge aussi grand : plusieurs buffets variés, plein d’espaces pour se reposer et surtout des douches très propres, comme à l’hôtel. Le rêve en escale !

Les transports locaux au Kerala

J’ai voyagé au Kerala avec le bus du Kerala Blog Express, qui a suivi un itinéraire alliant les visites classiques des tours organisés et des destinations un peu plus hors des sentiers battus. Mais visiter le Kerala sans participer à un tour organisé est tout à fait faisable, même si avoir un guide aide beaucoup à comprendre la culture et les traditions locales (voir plus bas).

Tuk-tuk/auto et taxi 

Avant le début de notre tour, j’ai eu l’occasion de tester les tuk-tuk (qu’on appelle ici « auto ») et les taxis à Trivandrum via Uber, qui fonctionne très bien au Kerala et qui offre le grand avantage d’avoir une course traquée. Uber est disponible à la fois dans les villes mais aussi pour les transferts entre villes. Donc en étant un peu flexible sur vos heures de départ, il est tout à fait possible d’explorer une bonne partie du Kerala de cette manière.

Pour les transports locaux, on a cependant remarqué que les tuk-tuk / auto via Uber n’étaient en général pas super chaud de prendre des étrangers (le prix via Uber est moins cher que le prix annoncé « à la tête » en rue). Cependant, il est possible de trouver un tuk-tuk hors app facilement à condition de bien négocier. Un trajet en tuk-tuk au sein d’une même ville ne devrait pas coûter plus de 1-2€.

D’après notre guide (dont je partage les contacts un peu plus bas), il faut compter entre 50 et 100€ par jour pour louer une voiture à la journée avec chauffeur (hors guide).

Au niveau de l’état des routes, elles sont en très bon état général, mais si vous avez le mal des transports, prenez vos dispositions car elles ne font que tourner dès que l’on quitte la côte ! 

Les trains

Nous n’avons pas eu l’occasion de tester ce moyen de transport mais un réseau ferroviaire national relie les grandes villes du Kerala entre elles et avec le reste du pays. Il est par exemple possible de relier Cochin et Trivandrum en train direct.

Faites plus attention si vous prenez le train de nuit, surtout si vous êtes une femme seule…

Visiter le Kerala avec un guide

Comme je le disais plus haut, prendre un guide pour au moins une partie de votre voyage est, je pense, très intéressant pour en apprendre plus sur la richesse culturelle et historique du Kerala. Si vous voulez une expérience personnalisée (et si vous avez le budget, même si ça reste plus abordable qu’ailleurs), prendre un chauffeur + un guide privé est je pense la meilleure option. Voici un exemple de tour privé sur 1 semaine, abordable et bien noté.

Durant mon voyage avec le Kerala Blog Express, nous avons eu la chance d’être accompagné par l’un des meilleurs guides du Kerala : Manoj. Ce passionné d’histoire a notamment travaillé pour le National Geographic et accompagné Anthony Bourdain durant l’épisode de sa série « No Reservations » au Kerala. Il s’occupe aussi de clients particuliers et peut organiser pour vous tout un itinéraire (ou juste quelques activités) donc n’hésitez pas à le contacter. Son WhatsApp : +91 98460 09480

Les deux journées hors des sentiers battus de notre voyage avaient quant à elles été organisées par The Blue Yonder, le spécialiste des séjours alternatifs au Kerala. Si vous voulez découvrir la vie quotidienne, les arts et la culture du Kerala de manière interactive, loin du tourisme de masse, je vous recommande également cette compagnie très professionnelle (ils travaillent aussi sur d’autres régions d’Inde, Sri Lanka, Népal et Bhoutan). Vous pouvez très bien combiner quelques jours organisés par eux et le reste du séjour organisé par vous-mêmes pour limiter votre budget tout en ayant une expérience vraiment locale.

L’argent au Kerala

Le Kerala, comme le reste du pays, utilise les roupies indiennes (même si les endroits vraiment touristiques acceptent parfois les dollars). Vous trouverez des distributeurs d’argent et des bureaux de change dans les grandes villes. Je vous recommande de changer de l’argent dès votre arrivée en ville pour être tranquille.

Même si les magasins touristiques ont tendance à accepter les carte de crédit internationales, pour les marchés et les petites adresses locales il vous faudra du cash. Pour tout ce qui est souvenir ou repas dans des petits restos locaux, vous irez déjà très loin avec 50€ : comptez quelques euros pour un gros paquet d’épices, un vêtement, un repas pour 2 dans un petit boui-boui,…

Si vous prenez un guide ou un chauffeur, n’oubliez pas de leur réserver un peu de cash pour leur pourboire, à la fin du voyage.

Les hébergements au Kerala

Tous les budgets devraient trouver leur bonheur au Kerala. Des auberges de jeunesse à quelques euros la nuit aux hôtels de luxe, dont certains parmi les plus beaux d’Inde : il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets.

La majorité des hôtels sont privés, mais le gouvernement du Kerala gère une série d’hôtels (à la manière des pousadas au Portugal ou paradores en Espagne), regroupés sous le nom « KTDC ». La plupart de ces hôtels sont très abordables, mais (à quelques exceptions près), leur offre correspond plutôt à une clientèle indienne. Si vous voulez quelque chose de très confortable, il faudra plutôt vous tourner vers les chaînes de luxe comme The Leela ou les hôtels Taj.

Dans les hôtels moyens à haut de gamme, vous serez souvent accueilli avec un bindi, une couronne de fleurs (ou coquillages, ou épices) et un verre d’accueil. Comme nous voyagions en groupe, nous avions aussi souvent droit à un accueil en musique ou en danse !

Pour vous donner une idée de tarif, vous pouvez en général compter moins de 50€ la nuit pour un hôtel moyen de gamme. Pour les resorts les plus luxueux, les prix peuvent atteindre 200€ la nuit et plus. Mes deux hôtels coup de coeur, le Vythiri et le Coconut Lagoon, étaient dans ces tarifs. Je n’ai testé que des hôtels moyen à haut de gamme, et je n’ai jamais eu de problème d’eau chaude ou de gros soucis de propreté (même si les adresses plus abordables étaient parfois un peu plus approximatives sur le sujet).

Par contre, protégez-vous bien contre les moustiques et sachez que les petites bêtes peuvent pénétrer dans vos chambres, quel que soit le niveau de luxe de celles-ci… 

Découvrez mes bonnes adresses dans cet article : Où dormir au Kerala ? Ma sélection de 11 hôtels de rêve

Les essentiels à mettre dans sa valise

Parmi les choses à ne pas oublier dans votre valise, spécifiquement pour le Kerala, je vous recommande de prendre avec vous :

  • un bon anti-moustique (les cas de malaria sont très, très rares au Kerala mais il faut se protéger si on ne veut pas devenir un sapin de Noël !)
  • des chaussettes et pantalons serrants/ anti-sangsues (elles sont nombreuses dans la jungle)
  • des vêtements imperméables légers (il fait chaud même quand il pleut)
  • des rouleaux de papier toilette : il n’y en a souvent qu’un mini rouleau dans les chambres d’hôtels, quasiment jamais dès qu’on quitte la chambre (y compris les toilettes de restaurants). Apprenez à le prendre avec vous dès qu’il vous en reste, ou alors prenez vos stocks dès le départ dans vos valises !
  • un bon après-shampoing ou un produit anti-frisotis : avec l’humidité, mes cheveux étaient une vraie catastrophe !

Mon itinéraire de 2 semaines au Kerala 

Je vous propose ci-dessous un itinéraire qui peut être adapté pour un séjour de 2 à 3 semaines au Kerala, littéralement le « pays des noix de coco » (vous comprendrez vite le pourquoi de ce nom !). J’ai légèrement adapté celui-ci par rapport au trajet réellement effectué, qui n’était pas forcément ultra-optimisé à certains endroits (par exemple, on a logé à Kuramakom avant de faire la croisière sur les Backwaters, mais l’inverse nous aurait fait perdre moins de temps de route).

Étant donné les temps de trajets parfois longs, 2 semaines est un minimum si vous voulez découvrir l’ensemble des destinations touristiques du Kerala. Avec une seule semaine, privilégiez plutôt les Backwaters, Munnar et Cochin.

Jours 1-2 : Trivandrum

J’ai commencé mon voyage à Trivandrum, ou Thiruvananthapuram de son vrai nom, la capitale du Kerala et ville la plus peuplée de la région. Elle est aussi considérée comme l’une des villes les plus safe d’Inde : vous pouvez, comme nous l’avons fait, l’explorer tranquillement en taxi et auto (tuk-tuk) en utilisant Uber. Il y a beaucoup de boutiques et des marchés très abordables (car pas très touristique) pour faire le plein de souvenirs ou produits locaux.

Les activités à ne pas manquer à Trivandrum :

  • Le Sree Padamanaban Swami Temple : la visite la plus populaire de Trivandrum. Ce temple hindou est le lieu de culte le plus riche au monde ! La fortune que renferme ce temple est estimée à plus de 20 milliards de dollars, accumulés sur 800 ans ! Les non-hindous ne peuvent pas entrer dans le temple mais on peut s’en approcher (et les photos avec appareils photo ne sont autorisées qu’à une certaine distance du temple – on vous fera signe si vous êtes trop loin).

  • Padmanabhapuram Palace : juste à côté du temple, on peut par contre visiter ce palais tout en bois qui, même s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, abrite lui aussi de riches collections. Les photos sont interdites à l’intérieur malheureusement (et permis nécessaire pour les photos de l’extérieur).

  • Attukal Bhagavathy Temple : ce temple, dans lequel tout le monde peut entrer (à condition d’être pieds nus et de ne pas prendre de photos à l’intérieur), possède le record du monde du plus grand rassemblement religieux de femmes. Chaque année pendant un festival ce sont pas moins de 3 millions de femmes qui s’y réunissent ! Si vous voulez observer les locaux dans leurs rituels, c’est l’endroit parfait.

Pour en apprendre plus sur Trivandrum, différentes visites guidées sont possibles : un « Spiritual Walk » (autour des temples), un Heritage Tour dans la vieille-ville ou un Street Food Tour pour découvrir la richesse des spécialités locales.

Où dormir à Trivandrum ?

Le Hyatt Regency est l’une des meilleures adresses de Trivandrum si vous cherchez un hôtel confortable, moderne et avec de bonnes options pour manger ou boire un verre (différents restaurants et bars sur place). Il y a également une belle piscine. Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Le KTDC Mascot Hotel est un hôtel plus moyen de gamme mais aussi plus abordable. La nourriture n’y est pas extraordinaire mais les chambres sont propres. Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 3 : Kovalam

La station balnéaire proche de Trivandrum, Kovalam, est le premier endroit où le tourisme s’est développé au Kerala, dans les années 70. A l’époque, les voyageurs faisaient escale dans cet ancien village de pêcheurs en chemin vers le Sri Lanka ou les Maldives. Aujourd’hui, c’est toujours l’une des stations balnéaires principales de la région.

Kovalam possède plusieurs grandes plages entourées de cocotiers et un phare très photogénique. C’est une destination très relax ! Mais si vous voulez vraiment en profiter, évitez la période de la mousson qui amène trop de vagues sur ces plages.

On a aussi été faire un tour dans un « village d’artisans », le Kerala Arts and Crafts Village, où se trouve une série de boutiques d’artisans locaux. On y trouve de tout et pour tous les budgets. Et en plus, on peut y voir quelques artisans à l’oeuvre.

Où dormir à Kovalam ?

The Leela Raviz Kovalam est réputé à juste titre comme l’un des meilleurs hôtels du Kerala. Cet hôtel haut perché face à la mer allie un grand bâtiment d’un célèbre architecte contemporain et un ancien palais joliment restauré. Les grands atouts de cet hôtel : l’agréable piscine avec vue, et son gigantesque buffet de spécialités locales (ils utilisent notamment des légumes qu’ils cultivent eux-mêmes). Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 4 : route vers les Backwaters

On quitte la région de Trivandrum pour commencer un long roadtrip vers le nord du Kerala. Nous faisons nos premiers pas dans les Backwaters, ce grand réseau de rivières et lagons de la côte du Kerala.

Hébergement : The Leela Ashtamudi A Raviz Hotel : nous n’y avons fait qu’un arrêt pour manger, mais pour couper la route (et être déjà plus proche d’Alleppey pour la croisière du lendemain), je vous recommande plutôt de passer la nuit dans la région de Kollam, au sud des Backwaters (une zone beaucoup moins touristique qu’Alleppey et Kumarakom). Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 5 : croisière en Houseboat sur les Backwaters

C’est l’incontournable au Kerala : la croisière en Houseboat sur les Backwaters, dans les environs d’Alleppey. Un moment hors du temps d’un jour et d’une nuit ! Nous avons navigué sur le bateau à la décoration très nostalgique de Xandari Riverscapes (voir plus de photos et les tarifs ici), et ce fut l’un des plus beaux moments de ce voyage….

J’ai consacré un article complet aux Backwaters : Croisière sur les Backwaters du Kerala en Inde : récit & conseils

Jour 6 : Kumarakom et suite de l’exploration des Backwaters

Si la croisière est l’activité immanquable des Backwaters, je vous recommande de prolonger le séjour avec un hôtel sur la terre ferme.

Hébergement : il y a beaucoup de belles adresses du côté de Kumarakom. Nous avons passé une nuit au bord de l’eau au Coconut Lagoon (voir les photos et tarifs actuels ici), incroyable resort écoresponsable primé installé au bord de l’eau. Un de mes gros coups de coeur de ce voyage, dont je vous parle plus en détail dans mon article sur les Backwaters et également dans mon article sur les plus beaux hôtels du Kerala. Pour les plus petits budgets, le KTDC Waterscapes, qui se trouve juste à côté, est aussi une bonne option (testé et approuvé par des collègues blogueurs). 

Depuis l’hôtel, nous avons également fait une petite excursion en bateau jusqu’au village de Manchira / Aymanam, qui est au centre du bestseller indien « The God of Small Things ».

Jour 7 : Thekkady

On quitte à présent la côte du Kerala en direction de l’intérieur des terres, via une route bien sinueuse ! En chemin, nous découvrons les premières chutes d’eau et plantations de thé de ce voyage.

Notre destination du jour, Thekkady, est la porte d’entrée du parc national de Periyar, qui abrite de nombreux animaux sauvages dont des éléphants et des tigres.

Avant de partir explorer le parc le lendemain, nous avons fait un petit tour en jeep jusqu’à l’un des plus beaux panoramas de Thekkady (Ottagathalamedu). En chemin, nous nous sommes arrêtés chez un producteur de miel (Philip’s Natural Honey and Bee Farm)… qui a insisté pour nous faire goûter son miel directement à la ruche !

Nous avons terminé la journée avec un spectacle de Kathakali, une forme de théâtre dansé originaire du Kerala. Le jeu des acteurs est centré sur les expressions du visage (et surtout des yeux) et les positions des mains, c’est vraiment impressionnant ! Les spectacles racontent des épopées hindoues, même si comme en Indonésie… je n’ai pas compris grand-chose !

Où dormir à Thekkady ? 

Le Greenwoods Resort Thekkady est une bonne adresse située dans un cadre verdoyant, avec un excellent buffet et une jolie piscine. Voir les tarifs actuels ici.

L’Hôtel Treetop est l’un des plus proches de l’entrée du parc national, et très abordable pour les petits budgets. Les chambres sont réparties dans plusieurs petits chalets entourés par des arbres et on y trouve aussi une piscine. Voir les tarifs actuels ici.

Plus haut de gamme, le Spice Village Thekkady – CGH Earth offre un séjour au calme dans bungalows tout confort éparpillés au milieu de la nature (je ne l’ai pas testé personnellement mais d’autres blogueurs y ont séjourné). Voir les tarifs actuels ici.

Jour 8 : du parc national de Periyar à Munnar

Le lendemain matin, nous nous sommes levés tôt pour aller faire un tour en bateau dans le parc national de Periyar. La balade est très agréable mais la saison de la mousson n’est pas la meilleure pour voir les animaux (car ils peuvent s’abreuver partout sans avoir besoin de venir jusqu’au lac). 

Malgré tout, on a vu plein de gaur ou « bison indien », qui sont les plus grands bovins au monde. On a aussi vu un sambar, une mangouste, des singes et plein d’oiseaux. Mais pas d’éléphants ! Pourtant, il y a apparemment beaucoup de chances d’en voir ici : le Kerala a l’une des plus grandes populations d’éléphants sauvages en Inde.

Pour optimiser ses chances de voir des animaux, il faut au moins passer deux nuits sur place. Le mieux pour tenter d’observer les animaux est de loger au Lake Palace, le seul hôtel situé au coeur du parc, sur une petite île au milieu du lac (on y accède uniquement par bateau). Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

D’autres activités sont aussi possibles, comme du « bamboo rafting », un spectacle de danses tribales (tous les soirs à 18h), un trek dans la jungle ou encore un séjour dans un camp dans le parc. Certaines activités sont menées par d’anciens braconniers, devenus guides grâce au programme « Poachers to Protectors ». Une super initiative ! Réservations de toutes ces activités via le site officiel ici.

Ne quittez pas Thekaddy sans avoir fait le plein d’épices : vous vous trouvez ici sur l’historique Route des épices. C’est l’un des meilleurs endroits pour en acheter, surtout le poivre et la cardamome (mais aussi gingembre, curcuma…). Mon guide m’avait recommandé la boutique Lord’s Flavours en face de l’hôtel Treetop, très bonne qualité et vraiment pas cher ! 

Nous avons ensuite repris la route en direction de Munnar, et nous nous sommes arrêtés en chemin pour manger au Carmelia Haven, un superbe resort écoresponsable situé dans une plantation d’épices. Si vous voulez prolonger cet itinéraire d’un jour, je vous recommande fortement de le faire ici ! Voir les photos et les tarifs actuels.

Nous sommes arrivés en fin de journée à Munnar, dans la région des plantations de thé, où nous avons passé les deux nuits suivantes. Les paysages pour y arriver étaient déjà splendides : la route est entourée de plantations de thé à perte de vue !

A notre arrivée, j’ai fait mon premier massage ayurveda au Kerala, dans un petit centre local, « Mayura ayurvedic center ». J’ai payé environ 18€ pour un massage de 75 minutes + sauna. Si vous voulez une expérience ayurveda authentique, foncez ici ! C’était très relaxant et j’ai été intriguée par l’utilisation de toutes ces huiles et épices ayurveda (on sort le crâne couvert d’un mélange pâteux qu’il faut un peu garder avant de se laver). Ça m’a vraiment donné envie d’en apprendre plus sur l’ayurveda !

Hébergement :  nous avons séjourné dans les hauteurs de Munnar au KTDC Tea County Munnar, un charmant hôtel de style colonial avec des jardins à l’anglaise. Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 9 : Munnar et ses plantations de thé

Cette journée fut consacrée à la découverte des plantations de thé et paysages sinueux de la région de Munnar. Ce n’est pas pour rien que les paysages de Munnar sont bien verts : la mousson se faisait plus sentir ici ! Mais d’après les locaux, la météo est changeante toute l’année ici.

Que ça soit au niveau des paysages ou des expériences que nous y avons vécu, Munnar a été l’une de mes destinations préférées de ce voyage au Kerala. C’est vraiment à couper le souffle, encore plus quand il y a de la brume !

Pour découvrir les paysages et le processus de fabrication du thé, un tour en jeep (voir ici un exemple similaire mais pas identique) est un incontournable. Nous nous sommes arrêtés à plusieurs points de vue, assisté à une récolte de thé dans les plantations (tout se fait à la main, par des femmes !) puis nous avons visité l’une des nombreuses « tea factories » de la région, la Harrisson’s Tea Estate. 

Je suis plus thé que café, et j’ai pourtant appris beaucoup de choses que je ne savais pas durant cette visite ! Par exemple, saviez-vous que si le thé blanc est en général le plus cher, c’est que pour en faire on ne peut récolter que les petites feuilles / les jeunes pousses tout en haut des plantes ? 

L’après-midi, nous avons continué notre exploration de Munnar avec un randonnée dans les plantations de thé ! Nous sommes montés au sommet des Lakshmi Hills (« une rando facile » d’après notre guide… mais pas trop quand même !) avant de redescendre par les plus beaux paysages de plantations de thé que j’ai vu dans la région. Malheureusement, il s’est mis à pleuvoir juste quand nous étions au sommet de la montagne mais l’expérience en valait quand même la peine : c’est encore plus beau en vrai.

Vous pouvez réserver un « tea trek » similaire à celui que nous avons fait ici.

Nous avons fini la journée dans la ville de Munnar, une chouette petite ville avec des magasins vraiment pas chers, parfait pour faire un peu de shopping ! Epices, tissus, médecine ayurvéda, bijoux,… On trouve de tout ici; à petits prix !

Dans le centre, nous avons également fait une dégustation de thé au Tea Tales Café, le petit café de Sebinster, qui est aussi un très chouette guide et photographe animalier. C’est vraiment l’expert de la région de Munnar, n’hésitez pas à le contacter.

Ce soir-là, on a eu envie de changer des repas à l’hôtel (quand on voyage en groupe, on ne sait pas les éviter) en allant manger dans un petit boui boui végétarien du centre de Munnar, Sarava Bhavan Pure Veg. Ce fut au final le meilleur repas du voyage. Un festin royal (on avait envie de goûter à tout !) qui nous aura coûté au total moins de 4€ à 2 ! 

A notre retour, l’hôtel nous avait préparé un petit brasero (les journées sont assez chaudes mais les soirées beaucoup moins ici !) pour finir la journée en papotant au coin du feu.

Jour 10 : les chutes d’eau d’Athirappally

Notre voyage au Kerala se poursuit en direction d’Athirappally. La route nous offre à nouveau de splendides paysages, et nous croisons notamment de belles chutes d’eau (les chutes de Cheeyappara et Valara).

Mais la plus impressionnante nous attendait à notre arrivée. En effet, notre étape suivante était Athirappally, qui abrite la plus grande chute d’eau du Kerala, surnommée « les chutes Niagara d’Inde ».

Si à Munnar on se serait cru au Sri Lanka, on change encore une fois d’ambiance ici : les rives me donnent l’impression d’être en Afrique ! Avant de se rapprocher des chutes, nous mangeons avec vue sur la rivière au Riverine Suites (qui est aussi un hôtel très abordable).

Athirappally fut probablement l’endroit le plus touristique que nous avons vu durant notre voyage au Kerala. Le point de vue principal (et payant) sur les chutes était bondé. Cela semble surtout très populaire auprès des touristes indiens. Il est possible de descendre aux pieds des chutes, mais notre guide nous déconseillait la descente avec la forte pluie qu’il y avait eu récemment. 

Il y a également un point de vue gratuit le long de la route, occupé par des singes chapardeurs (attention à vos affaires !).

Hébergement : nous avons dormi dans l’un des plus beaux hôtels proches des chutes, le Niraamara Retreats Samhora Athirappally. Depuis la terrasse du restaurant et le rooftop de l’hôtel, on a une superbe vue sur les chutes et le cadre sauvage environnant. Les chambres modernes sont très confortables, il y a une jolie piscine avec vue et le buffet du restaurant a été l’un des meilleurs du voyage ! Une soirée d’autant plus agréable qu’elle a été accompagnée de danses et musiques traditionnelles. Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 11 : Calicut (première partie)

Le jour suivant, nous l’avons en grande partie passé sur la route pour continuer plus au nord. Nous voici sur la côte du Malabar. Khozikode ou Calicut est un port de commerce qui a joué un grand rôle dans l’histoire. C’est là que Vasco de Gama a débarqué, et déjà avant ça les arabes et les chinois y faisaient des échanges commerciaux. Par exemple, l’huile de Bois de Santal était déjà exportée pour servir aux momifications en Égypte. Et je ne vous dis pas la variété culinaire que tous ces échanges culturels ont également apporté !

Hébergement : nous allions découvrir Calicut davantage lors de notre retour (après l’étape suivante). Mais nous avons déjà eu un bel aperçu de cette région ultra-accueillante (le meilleur accueil du Kerala, c’est vraiment ici !) au Raviz Kadavu, où nous avons passé la nuit. Petit tour en bateau au départ de l’hôtel, agréable piscine, super buffet : encore une très bonne adresse des Raviz ! Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 12 : de Calicut à Wayanad

Le matin, nous avons fait une expérience de tourisme responsable à Kadalundi près de Calicut. Cela nous a permis de découvrir deux des industries de la région. Nous avons d’abord rendu visite à une organisation qui travaille la fibre de coco (transformée en différents types de tissus et cordages).

Puis nous avons observé la fabrication d’une grande spécialité de la région, les Urus, de gros bateaux en bois utilisés par les arabes depuis le début du commerce entre l’Inde et la Mésopotamie. Aujourd’hui encore à Beypore, ils sont tous exportés dans les pays du monde arabe ! Vous pouvez réserver cette expérience à Beypore ici.

Le midi, nous avons poursuivi la découverte de la cuisine du Kerala et plus particulièrement de la cuisine Malabari (de la côte de Malabar) chez la chef Youtubeuse Abida Rasheed qui nous a accueilli chez elle pour découvrir l’expérience culinaire qu’elle propose.

Elle nous a préparé plusieurs spécialités locales en entrée (dont de très originales moules farcies à la farine de riz, coco et épices), puis un plat de mouton (une autre spécialité de la région) et puis enfin LA grande spécialité du Malabar : le biryani. C’était vraiment incroyable ! Elle fait aussi chambre d’hôte : sa maison est très cosy, ça change des hôtels si vous cherchez une expérience vraiment locale à Calicut !

Après ça, on a repris la route en direction des montagnes de Wayanad, où nous avons passé les jours suivants.

Où loger à Wayanad ?

Je vous recommande de passer 2 nuits (minimum) à Wayanad. J’ai eu l’occasion d’y découvrir pas mal de chouettes adresses (j’ai séjourné dans deux hôtels et été mangé dans d’autres). Voici ceux que je vous recommande.

Si vous avez le budget, le Vythiri Resort est mon hôtel coup de coeur de ce voyage ! Situé au beau milieu de la jungle, cet hôtel écoresponsable offre des hébergements luxueux uniques : j’ai dormi dans une suite avec piscine privée au bord d’une rivière (tout simplement incroyable), mais ils ont aussi des cabanes dans les arbres, des chambres avec jacuzzi (semi)-extérieur… On ne peut pas se tromper en venant ici ! Voir plus de photos et les tarifs actuels.

Une autre superbe adresse, un peu plus excentrée, est le Taj Wayanad, un splendide hôtel de luxe installé face à un grand lac. Les vues sont superbes et on y mange très, très bien. Voir plus de photos et les tarifs actuels.

Le Pranavam Resort & Spa est une option plus abordable mais non moins charmante. Les chambres spacieuses, installées dans des bungalows autour de la piscine centrale, offrent de superbes vues sur les montagnes et plantations de thé. Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 13 : Wayanad

On a vraiment senti la mousson à Wayanad : il n’a pas arrêté de pleuvoir durant notre séjour dans cette région de forêts humides (était-ce donc si étonnant ?). La meilleure période pour découvrir cette région pluvieuse est de septembre à janvier.

Cette région sauvage accueille la plus grande concentration d’éléphants au Kerala, ainsi que des tigres. Mais vous avez très peu de chance d’en voir ! Par contre, attention aux sangsues à Wayanad, elles sont nombreuses et celles-ci font tout pour vous trouver !

A Wayanad aussi, on trouve des plantations de thé. On peut même y faire du zipline, avec Muddy Boots. Ils proposent aussi toute une série d’activités sportives pour explorer Wayanad, la destination « aventure » du Keral.

Nous avons pris un lunch au Vistara Resort, où nous avons également pu faire une initiation avec un archer de la tribu Kurchiyar, une des communautés tribales de Wayanad, qui représentent 17% de la population de la région. Vous pouvez réserver un tour qui inclut une expérience avec cet archer ici.

Nous avons également fait un arrêt chez Uravu, une entreprise locale écoresponsable qui travaille le bambou sous toutes ses formes. On a pu voir la nurserie de bambous et différents ateliers de production. On a même pu s’essayer à la fabrication d’un bracelet en bambou ! Ils ont également une énorme boutique qui est l’endroit parfait pour ramener quelques souvenirs en bambou. Les prix y sont très intéressants.

Un autre avantage de venir à la période de la mousson à Wayanad : le « MudFest« , un tournoi de « mud football » (oui du foot qui se joue dans de la boue) qui est organisé depuis quelques années en juillet. C’est pour le moins original, et très convivial !

Jour 14 : retour à Calicut

Après ces quelques jours pluvieux à Wayanad, nous sommes redescendus vers Calicut, où nous avons continué notre exploration de cette ville culturellement très riche.

Nous avons notamment assisté à une démonstration de Kalari, considéré comme l’ancêtre des arts martiaux, au CVN Kalari. Ils ont travaillé pour plusieurs films d’Hollywood (notamment avec Jackie Chan) et d’Inde et organisent des cours pour apprendre cette discipline ancestrale basée sur une philosophie holistique. Très impressionnant !

Le midi, nous sommes allés manger dans l’un des restaurants le plus populaire de Calicut, Adam’s Teashop. C’est l’endroit parfait pour goûter aux spécialités malabari. 

Le restaurant se trouve à côté de la plage de Calicut, où nous avons été faire un tour pour observer un peu la vie locale (ce n’est vraiment pas une plage pour se baigner !).

Nous avons ensuite fait une visite guidée dans le quartier historique de la ville (voici un exemple de visite guidée similaire). Nous y avons notamment visité une mosquée du 13ème siècle, la Mosquée Mishkal. Celle-ci est très étonnante car… il n’y a pas de minaret ! L’Islam est arrivé au Kerala via la mer et les locaux n’avaient pas de modèle pour savoir à quoi ressemblait une mosquée, alors… ils l’ont construite comme un temple !

En chemin, on a croisé la Pink Police Patrol, une unité de police constituée uniquement de femmes, dont l’objectif est d’améliorer la sécurité des femmes en ville. Une super initiative !

Lors de notre balade, nous nous sommes arrêtés dans l’un des endroits que j’ai préféré à Calicut, le Gudhaam Art Café. Ce café-antiquaire est rempli de merveilles. Nous y avons écouté du sitar – j’adore cet instrument !

Nous avons terminé la journée à la Harivihar Heritage Home, la plus vieille maison de Calicut qui est aujourd’hui une Wellness Retreat (pour des séjours ayurvéda, yoga, etc.). On y a découvert un autre instrument traditionnel du Kerala, le idakka.

Hébergement : 1 nuit au coeur de la ville de Calicut à l’hôtel The Raviz Calicut. Changement d’ambiance puisqu’il s’agit d’un « mall hotel », situé à l’intérieur d’un centre commercial (où on en a évidemment profité pour faire un peu de shopping !). Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 15 : programme culturel dans la région du Fleuve Nila

Les deux jours suivants, nous avons suivi un programme culturel génialissime dans la région du Fleuve Nila, « chaudron culturel » du Kerala, pour nous faire découvrir encore plus d’instruments et danses de la région. Cette partie du voyage a été organisée par The Blue Yonder, une compagnie qui organise des voyages responsables en Inde.

Notre première activité était une démonstration de plusieurs instruments de musique traditionnels du Kerala dans une école. J’ai adoré le fait que l’on sentait vraiment que l’échange allait dans les deux sens. Le but de The Blue Yonder est de créer des expériences qui soient enrichissantes pour les deux côtés. Nous avons eu une expérience immersive, et les enfants de la région ont aussi pu profiter de ces artistes tout en pouvant interagir avec nous. C’était l’excitation complète, j’ai serré 1000 mains et fait 2000 selfies mais c’était un vrai beau moment !

Nos découvertes culturelles et musicales se sont poursuivies sur le campus d’une école d’apprentissage des arts traditionnels du Kerala (KEALPS Ponanni), où on a pu assister à trois cours, tout en recevant des explications sur d’autres formes de danses, chants ou performances. La diversité des arts au Kerala est vraiment incroyable.

Mais l’expérience la plus marquante (en ce qui me concerne) nous attendait encore puisque nous avons fini la journée en assistant à un spectacle de théâtre d’ombres (« shadow puppetry »), par la Tholpavakoothu Kerala Puppetry School qui était justement cette année en finale d’India’s Got Talent !

Je vous parle en détail de cette expérience dans mon article sur mes expériences préférées au Kerala, mais je peux vous dire que ce fut un moment vraiment unique. Si vous avez déjà été en Indonésie, vous avez peut-être déjà assisté à un de ces spectacles puisque les deux pays ont cet art ancestral en commun. Dans les deux cas, les spectacles racontent des épisodes de l’épopée hindoue du Ramayana.

Ce qui est vraiment unique dans cet endroit, qui en est à sa 13ème génération de « puppet master » dans la même famille, c’est que c’est l’un des derniers endroits au monde à toujours jouer juste éclairé par de vraies flammes (à l’huile de coco, évidemment !), dans une salle plongée dans l’ombre, comme ça se faisait à l’origine. Un moment vraiment hors du temps.

Hébergement : nous avons passé la nuit à l’hôtel The River Retreat Heritage Ayurvedic Resort. La région du fleuve Nila est un coin très peu touristique du Kerala, il y a peu de choix d’hébergements. Au final, même si ce n’était pas l’hôtel le plus luxueux, c’était confortable, avec en bonus une nouvelle piscine avec vue sur le fleuve. Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 16 : de Vallachira aux îles Kadamakkudy

La dernière activité de notre programme culturel avec The Blue Yonder nous a emmené dans le petit village de Vallachira, où nous avons eu droit à un aperçu des festivités qui ont lieu durant le festival Onam (festival des moissons) partout dans le Kerala. On y a découvert encore d’autres danses, musiques et performances, dont les fameux « hommes tigres », qui sont pas moins de 4000 durant le « vrai » festival Onam.

Nous avons ensuite rejoint la périphérie de Cochin, pour découvrir les îles Kadamakkudy, où nous avons passé l’après-midi et la nuit. Celles-ci sont notamment connues pour leurs « Chinese Fishing Nets », une technique de pêche particulière de la région.

Hébergement : nous avons séjourné au Nihara Resort & Spa, un agréable hôtel avec un excellent centre ayurveda (testé et approuvé et une cuisine tournée vers les spécialités régionales. Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

C’est l’hôtel qui a organisé nos activités sur les îles : tours en kayak, vélo, bateau ou tuk-tuk (auto)… Il y a de quoi s’occuper ! Pour ma part j’ai choisi de faire un tour en tuk-tuk électrique et un tour en bateau. Il parait que les couchers de soleil sont magnifiques ici mais le ciel est malheureusement resté couvert ! Durant notre tour, on a notamment eu l’occasion de voir un de ces fameux filets de pêche à l’oeuvre : un sacré travail, surtout que la récolte pour chaque filet n’est que de quelques kilos maximum !

Jour 17 : Cochin

Ma dernière journée au Kerala fut consacrée à la visite de Fort Kochi, le quartier historique de Cochin (qu’il vaut mieux découvrir en visite guidée). Nous nous sommes d’abord arrêtés au Square Vasco de Gama, à côté duquel se trouvent également des Chinese Fishing Nets. Un peu plus loin, on peut visiter l’Église Saint-Francis, plus vieille église européenne d’Inde. A l’intérieur de celle-ci se trouve… la première tombe de Vasco de Gama, avant que celui-ci ne soit transféré au Monastère des Hiéronymites à Lisbonne.

Notre second arrêt fut le Mattancherry Palace, aussi appelé « Dutch Palace », un palais du 16ème siècle (construit par les portugais, rénové par les néerlandais) qui abrite notamment de splendides fresques de Ramayana (qu’on ne peut malheureusement pas prendre en photo). Je vous recommande de le visiter avec un guide si vous voulez comprendre ce que vous voyez (voici un exemple de visite en groupe qui combine le Mattancherry Palace et Jew Town).

Le palais se trouve à l’entrée de « Jew Town« , l’ancien quartier juif de Cochin. On y trouve de nombreux petits magasins, ce qui en fait l’endroit parfait pour faire le plein de souvenirs avant le départ ! Par contre, attention à bien négocier. A ne pas manquer également : la Paradesi Synagogue, la plus vieille synagogue du Commonwealth, avec ses carrelages… venus de Belgique !

Si vous avez envie d’avoir un aperçu rapide de la ville, un « tuk tuk tour » est également une option populaire pour visiter Cochin. Ou pourquoi pas un « street food tour » ? 

Où dormir/manger à Cochin ? J’ai pris un vol de nuit en fin de journée, donc je n’ai pas logé à Cochin. Mais j’ai eu l’occasion de manger au Crowne Plaza Kochi, qui est je pense l’une des meilleures adresses de Kochi. Vous y trouverez plusieurs restaurants, dont un restaurant offrant une vue panoramique sur la ville depuis les derniers étages de l’hôtel, et au rez-de-chaussée un excellent restaurant pan-asiatique. Un des meilleurs repas « modernes » de ce voyage, avec notamment de très bons sushis, et en dessert une délicieuse sphère chocolat au jackfruit ! Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 18 : retour

Après un vol de nuit, retour en Europe le matin !

 

Mes autres articles sur le Kerala :

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.