Safari au parc Kruger en Afrique du Sud : mes conseils pratiques

Le Parc National du Kruger est la plus grande réserve animalière d’Afrique du Sud et l’une des plus grandes d’Afrique. Avec une faune et une flore très riches c’est l’endroit parfait pour un premier safari. Le but ultime de la plupart des visiteurs étant de voir les fameux « Big 5 » (lion, léopard, éléphant, rhinocéros et buffle). Le parc est gigantesque (2/3 de la superficie de la Belgique, quand même) et très varié. Mais la taille du parc est au final son avantage et son inconvénient : si on y trouve beaucoup d’animaux, ils peuvent se trouver n’importe où ! Passer une semaine ou plus dans le parc n’est donc même pas la garantie de voir « tous » les animaux : la nature, c’est la nature… Mais il y a quelques astuces pour augmenter vos chances et faire en sorte que votre safari au Kruger National Park soit inoubliable ! Dans cet article, je partage avec vous tous mes conseils pour organiser au mieux votre safari au parc Kruger.

Comment organiser son safari au Kruger ?

Plusieurs éléments sont à prendre en compte lors de l’organisation de votre safari au Kruger. Je vais essayer de reprendre ci-dessous les principaux points auxquels vous devez réfléchir lors de la planification de votre safari.

La période de l’année

Il n’y a pas réellement de mauvaise période pour visiter le Kruger (vous pourrez voir les Big 5 à n’importe quelle période avec un peu de chance), cependant la période de l’année à laquelle vous vous y rendez peut influencer assez fortement le budget à prévoir ainsi que la facilité d’observation des animaux.

On considère en général que la meilleure période pour visiter le parc Kruger est durant l’hiver austral (c’est-à-dire notre été). La température est agréable, avec des nuits plus froides, et il fait assez sec ce qui veut souvent dire: grand ciel bleu, courtes herbes sèches et peu de points d’eau où les animaux se rassemblent. Il est donc plus facile de les observer. Pourtant, il s’agit bien de la basse saison en Afrique du Sud, vous pourrez donc également bénéficier de meilleurs prix dans les lodges ! Bref, si vous avez l’occasion de partir à cette période (juin à septembre), c’est vraiment l’idéal.

Durant les mois d’été austral (notre hiver), il fait plus chaud (parfois un peu étouffant…) et plus humide. Les pluies peuvent d’ailleurs être fréquentes. L’observation animalière est aussi un peu plus sportive car l’herbe est plus haute, les buissons plus touffus, et il y a plus de points d’eau à disposition des animaux. On doit vraiment chercher les animaux mais c’est encore plus chouette quand on finit par les trouver ! C’est aussi la période des naissances et il y a beaucoup de bébés animaux donc on est souvent bien récompensés ! C’est à cette période que nous avons visités le Kruger et nous n’avons pas été déçus : certes, la chaleur est parfois accablante, mais nous avons vu les Big 5 et plein d’autres animaux sans difficulté (et ce durant la toute première journée !).

Pendant l’été austral, on conseille quand même d’éviter le mois de décembre, très humide mais aussi très touristique à cause des vacances d’hiver. Ce qui augmente encore le prix des lodges. De manière générale, mais surtout en haute saison (décembre à février), il est fortement recommandé de réserver bien à l’avance pour profiter de réductions sur les hébergements. C’est ce que nous avons fait pour notre voyage en janvier et, au final, nous avons bénéficié d’assez bon prix.

Le type de lodge et la formule (all in ou non)

Les safaris ont souvent la réputation d’être une activité hors de prix. En Afrique du Sud en tout cas, ce n’est pas forcément le cas : au parc national du Kruger, on peut partir en safari quel que soit son budget. On trouve tout type d’hébergement au Kruger : aussi bien des camps pour les backpackers à quelques dizaines d’euro la nuit que des lodges ultra luxes à plusieurs milliers d’euro la nuit, en passant par les options de glamping, le tout dans le même parc et parfois à quelques kilomètres seulement les uns des autres !

Pourquoi d’aussi grandes différences de prix ? Comme je vous l’expliquais déjà dans mon article sur le Hamilton’s Tented Camp, le lodge de luxe dans lequel nous avons passé deux nuits, ce qui fait toute la différence c’est bien sur les infrastructures mais surtout l’expérience. Un safari de luxe est une expérience souvent tout compris, où l’on ne doit se soucier de rien, avec un personnel aux petits soins. C’est inoubliable. Et il ne faut pas forcément passer la barre des 1000€ la nuit pour une telle expérience : surtout en basse saison. On peut déjà vivre une telle expérience à quelques centaines d’euro la nuit.

Ce sont pour moi ces hébergements de haut standing, sans être dans l’excès, qui ont le meilleur rapport qualité-prix. N’oubliez pas que si vous prenez un petit hôtel ou une petite lodge bas/moyen de gamme, le prix ne comprend souvent que l’hébergement. Vous devrez donc y rajouter tous vos repas et toutes vos activités safari, que vous devrez faire par vous même ou payer séparément si vous voulez les faire avec un guide. En revanche, les lodges de luxe proposent de manière générale une formule « tout compris » qui inclut tous les repas (parfois pas le repas du midi) et au moins deux activités/safaris par jour. N’oubliez donc pas de tenir tout cela en compte quand vous voyez le prix d’un hébergement et de faire le bon calcul…

La situation du lodge dans le Kruger : parc principal, réserve privée ou concession privée

Un autre point clé à prendre en compte, et d’ailleurs un des points les plus importants, est la situation de votre lodge, qui peut influencer grandement vos chances d’observer les Big 5. A nouveau, j’avais déjà abordé en partie ce sujet dans mon article sur le Hamilton’s, mais il est tellement important que je le répète à nouveau ici.

Tout d’abord, est-ce que votre lodge ou hébergement se situe à l’intérieur-même du parc ou à l’extérieur de celui-ci ? Le mieux bien sur est d’être à l’intérieur du parc pour gagner du temps le matin (le plus tôt vous êtes dans le parc après l’ouverture du parc, le mieux, car les animaux sont souvent le plus actif au petit matin). Si vous choisissez tout de même un hébergement à l’extérieur du parc, faites-bien attention d’en choisir un qui ne se trouve pas trop loin d’une des entrées (Gates) du parc.

Mais ce n’est pas tout. Pour les hébergements situés « à l’intérieur du parc », il faut bien faire la différence entre la zone publique, les réserves privées et les concessions privées. La différence principale entre la zone publique d’un côté, et les réserves et concessions privées de l’autre est le hors-piste : il est permis dans les dernières, mais pas dans la zone publique. Ce qui veut dire que même si vous êtes avec un guide/ranger et un 4×4 adapté, il ne pourra pas sortir des routes pour suivre un animal repéré si vous vous trouvez dans la partie publique du parc. C’est pour cette raison que la plupart des lodges de luxe se trouvent dans les concessions et réserves privées. Malgré tout, le risque de frustration existe quand même car les concessions et réserves privées ne sont pas séparées physiquement de la zone publique, et il arrive bien souvent qu’on repère un animal dans la zone privée… pour qu’il file vers la zone publique ! Là aussi, impossible alors de le pister !

L’autre avantage des concessions et réserves privées et qu’elles sont plus exclusives : on y croise peu de monde puisque seuls les véhicules des lodges sont autorisés à y circuler. On ne se retrouve donc jamais, comme ça arrive au contraire souvent dans la zone publique, à devoir faire la file dès qu’il y a un félin qui se montre. Et donc potentiellement à ne rien voir quand on arrive dans les derniers. Cette régulation dans les zones privées est également idéale pour le bien-être des animaux.

Enfin, l’autre avantage c’est que les meilleurs game rangers s’y trouvent souvent : ce sont des guides avec beaucoup d’expérience, qui connaissent les habitudes des animaux et savent repérer à distance le moindre signe annonciateur de leur présence, ça change vraiment changer la donne.

La différence entre concession privée et réserve privée est plus subtile. Les réserves privées (« private reserves » en anglais) se trouvent sur la frontière Ouest du Kruger : elles n’en font pas partie et elles sont moins régulées. La plus connue est la réserve privée de Sabi Sands, où serait né le concept moderne de safari. Tous les guides rêvent d’y travailler… On est vraiment sur du très, très haut de gamme dans cette réserve !

Voici la liste complète des réserves privées du Kruger et quelques exemples de lodges (cliquez sur les liens pour voir les prix actuels) :

Les concessions privées (« private concessions » en anglais) se situent quant à elles à l’intérieur du parc Kruger. Ce sont des sections privatisées du Kruger utilisées exclusivement par des lodges de luxe. Voici la liste a priori complète (infos assez difficiles à trouver) :

Le moyen de déplacement : voiture de location (self-drive) ou sorties avec un guide

Enfin, votre expérience au Kruger va également être fortement influencée par votre moyen de déplacement. Un des avantages du Kruger pour les petits budgets est qu’il est tout à fait possible d’y conduire par soi-même, et avec une voiture de location classique (pas forcément un 4×4) dans la plus grande partie du Kruger.

Se déplacer par ses propres moyens est une option choisie par beaucoup de touristes au Kruger. Le premier avantage du self-drive est que cela vous donne une certaine flexibilité : c’est à vous de décider quand vous commencer votre drive et quand vous le finissez, vous pouvez y passer la journée si vous le souhaitez et il n’y a pas la frustration de devoir rentrer au lodge alors qu’on vient de spotter un animal intéressant (à part quand il faut sortir du parc pour la fermeture le soir…). Ca vous évite également de devoir payer un guide/chauffeur, même si l’expérience n’est évidemment pas la même.

Car oui, l’avantage principal d’être accompagné d’un guide, comme je vous le disais plus haut, est d’avoir quelqu’un qui sait ce qu’il fait, qui a l’habitude des animaux, qui sait lire leurs traces et tout cela accroît vos chances de trouver des animaux. Un deuxième avantage c’est la jeep de safari elle même. Plus haute et plus ouverte qu’une voiture de location, on a souvent une meilleure vue sur les animaux, surtout s’ils sont couchés ou qu’ils se cachent dans la végétation. Et la sensation d’être « à l’extérieur » face aux animaux est vraiment incroyable. Je recommande vraiment à tout le monde d’essayer au au moins une fois pendant son séjour. Pour terminer, il y a également moins de risque à se faire conduire par un ranger : en tant que touriste, on n’a pas souvent les bons réflexes quand on se retrouve dans une situation de danger. D’après notre guide, il y a chaque année des accidents avec des animaux au Kruger… Tenez vos distances, je ne saurais assez le répéter !

Petit conseil en self-drive : vous pouvez vous procurez une carte du parc à l’une des entrées (c’est payant mais ça peut être utile car le plan détaillé n’est pas dispo en ligne).

Bref, pour moi l’idéal pour être le moins frustré possible est de mélanger self-drive et sorties avec guide. En self-drive, n’oubliez pas d’être là dès l’ouverture du parc pour maximiser vos chances et regardez bien les panneaux indiquant les « sightings » du jour aux différents points d’arrêt dans le parc pour avoir une idée d’où ont déjà été vu les animaux plus tôt dans la journée.

Accès au parc : la Wild Card

L’accès au Kruger comme à l’essentiel des parcs en Afrique du Sud est payant. Si vous comptez en visiter plusieurs, ou passer plusieurs jours au Kruger, il peut être rapidement intéressant de vous procurer un pass d’un an, la Wild Card, qui vous donne un accès illimité à plus de 80 parcs nationaux en Afrique du Sud, Kruger compris. Une fois validée le premier jour, l’accès est également plus rapide les jours suivants. Attention : vous devez commander la carte en ligne et l’envoi par la poste prend en général des mois. Si elle n’arrive pas (merci la poste …), vous pouvez également imprimer votre commande et présenter cette preuve lors de votre arrivée à chaque parc.

Le matériel photographique

Puisque la question revient souvent, voici pour rappel le matériel que j’utilise et recommande pour un safari. Les animaux pouvant se trouver très loin de vous, un télé-objectif est un must pour pouvoir faire de belles photos. Il est possible d’en louer un si vous ne voulez pas investir dans de l’équipement que vous n’utiliserez que quelques fois.

Les vaccins et traitements préventifs

Attention, le parc du Kruger se trouve dans une zone à risque pour la malaria ou paludisme, maladie qui peut être mortelle et qui est transmise par piqûres de moustique. Je vous recommande fortement de vous faire prescrire un traitement anti-malaria (un comprimé à prendre tous les jours, traitement à commencer AVANT votre voyage et à continuer APRES, attention !). Oui, il y a des risques d’effet secondaire mais personnellement je n’en ai jamais eu et comme je me fais piquer assez facilement… Le traitement est bien sur à associer avec un bon anti-moustique : le Deet à 50% minimum est le meilleur choix dans une zone malaria. La période la plus à risque dans le parc Kruger est entre novembre et avril. Le vaccin contre la fièvre jaune n’est pas obligatoire en Afrique du Sud. Par contre, soyez également à jour de votre vaccin contre le tétanos !

Mes conseils une fois sur place

Une fois que vous avez décidé où loger et le nombre de jours que vous dédiez à la découverte du Kruger (je conseillerais un minimum de 3 journées de safari), voici quelques conseils importants à ne pas oublier une fois sur place.

Vérifiez les heures d’ouverture du parc et vos heures d’arrivée

La première chose à faire avant de vous rendre au parc est de vérifier les heures d’ouverture et de fermeture de celui-ci. Vous les trouverez sur le site officiel du parc, et vous pouvez demander confirmation à votre hôtel. Attention également à prendre en considération l’heure du check-in à votre hébergement, surtout si vous prenez une formule « all-in ». La formule tout compris commence en général avant ou après le lunch du premier jour… Si vous arrivez plus tard, vous perdez une partie des services compris dans votre réservation, ce qui serait dommage.

Attention aux distances

Une fois que vous savez où vous devez aller et quand vous devez y être, il faut calculer le temps que vous allez mettre pour y aller ! Comptez une moyenne de maximum 20km/heure dans le parc pour inclure tous les arrêts que vous aller faire en chemin ! Bref, vous vous en doutez, les temps de trajets grimpent très vite : il ne faut pas les sous-estimer ! Si vous avez un long trajet à faire en une seule journée, établissez des points d’arrêt sur votre route et calculez l’heure maximum à laquelle vous devez vous trouver à ces points. Attention à bien arriver à la sortie du parc avant sa fermeture !!

Par contre, certes il y avait pas mal de voitures mais ce n’était pas aussi terrible que ce à quoi je m’attendais après qu’on nous ait parlé de bouchons possibles dans le Kruger !

Vérifiez les sightings du jour

Comme je vous le disais plus haut, n’oubliez pas d’aller voir régulièrement les panneaux (« spotting boards ») indiquant où les animaux ont été vus plus tôt dans la journée. On en trouve dans les camps et à certains points d’arrêt. Cela peut vous aider à les trouver plus facilement. Je rajouterai à cela que si vous croisez une proie morte ça vaut aussi le coup de noter le point sur une carte (géolocalisez l’endroit avec votre smartphone) car les prédateurs risquent d’y repasser à un moment ou un autre.

Suivez les règles !

A votre entrée dans le parc, vous recevez une brochure en anglais qui reprend les règles du parc. Voici un résumé en français de ces règles, importantes à respecter !

  • la règle la plus importante : vous devez toujours rester dans votre voiture, portes fermées, à part dans les zones d’arrêt (zones pic-nic, endroits avec points d’observation, etc).
  • les limitations de vitesse sont de 50 km/h sur les routes bitumées et 40 km/h sur les chemins de gravas/de terre. Certains véhicules de ranger/du parc peuvent rouler plus vite mais pas les touristes.
  • ne prenez pas les routes indiquées comme interdites
  • il est interdit de nourrir les animaux. N’oubliez pas que ce sont des animaux sauvages, ils peuvent devenir violents !
  • Soyez à la sortie du parc ou de retour dans votre lodge pour l’heure de fermeture du parc.
  • Vous ne pouvez utiliser votre téléphone que dans les camps, aux portes et en cas de situations d’urgence
  • On ne peut pas faire de bruit dans le parc de 21h30 à 6h.
  • Les vélos, motos, rollers,… sont interdits (même si ça va un peu de soi…)

Nos hébergements au parc national du Kruger

Nous avons testé plusieurs types d’hébergements lors de notre safari au Kruger. Au total, nous y avons passé 4 nuits, ce qui est pour moi un minimum. Nous avons passé la première et la dernière nuit près de deux des entrées du parc dans des hébergements moyen de gamme, et les deux autres nuits dans un lodge de luxe situé dans une des concessions privées du parc. Voici un peu plus de détails sur ces trois hébergements.

Sabie River Bush Lodge

Le premier jour, nous sommes arrivés assez tard dans la région du Kruger, après avoir passé la journée dans le Blyde River Canyon. Nous ne sommes donc pas rentrés directement dans le parc et avons choisi de dormir près d’une des portes du parc (la Paul Kruger Gate), au Sabie River Bush Lodge. Il s’agit d’un petit lodge charmant, situé face à une rivière remplie d’hippopotames (de l’autre côté de la rivière, c’était le parc). Nous avons donc pu observer nos premiers animaux avant même d’être entrés dans le parc, ce qui était assez cool !

Nous avons dormi dans une tente tout confort (avec même de la climatisation) face à la rivière, avec une salle de bain et une cuisine séparées (mais toutes les deux individuelles !). Il y avait même une piscine avec vue sur la rivière et ses hippos ! D’ailleurs, on a pu les observer depuis nos transats jusqu’au coucher du soleil, c’était génial. A 60€ la nuit (et j’ai vu que ça pouvait baisser jusqu’à 30€ en basse saison), c’était un bon rapport qualité-prix. Nous y avons également mangé le soir. Le prix du repas était correct et nous y avons assez bien mangé. Il y avait même un spectacle (gratuit) de danses africaines organisé juste après le repas ! Bref, le seul point négatif de cet endroit c’était qu’il fallait prendre son courage à deux mains pour sortir de la tente la nuit pour aller à la toilette au milieu de tous les bruits non identifiés ! 

Hamilton Tented Camp

Notre deuxième hébergement, je vous en ai déjà parlé, c’est le splendide Hamilton Tented Camp, un lodge de luxe dans un style nostalgique rappelant les safaris du début du siècle. Je pense que c’est simplement le plus bel endroit où j’ai jamais séjourné… Mon article complet se trouve ici

Manzini Chalets (Marloth Park)

Nous avons passé notre dernière nuit à l’extérieur du Kruger, au Marloth Park, un grand rassemblement de lodges et de restaurants qui se trouve près de la Crocodile Bridge Gate. C’est l’hébergement que j’ai le moins aimé. J’ai trouvé l’endroit trop touristique, les lodges s’enchaînent, on a pas du tout le côté nature comme dans les deux autres lodges que nous avons testé et qui n’avaient pas de proches voisins. 

Nous avons logés dans l’un des châlets de Manzini Chalets. Le châlet était confortable même si la propreté était un peu limite.

Il n’y avait pas de restaurant sur place mais il y en avait un juste à côté, le Jabula Restaurant. Nous y avons bien mangé (de la viande évidemment… la culture du braai en Afrique du Sud est infernale !)

Notre safari en self-drive au Kruger

Nous avons donc passé deux jours dans le Kruger avec un guide et trois demi-journées en self-drive (la première matinée avant d’arriver au Hamilton, l’après-midi après le check-out du Hamilton et le lendemain matin). Je ne reviendrai plus sur les deux jours inoubliables que nous avons passé au Hamilton’s Tented Camp, je leur ai déjà consacré un article bien assez long que je vous invite à (re)lire. Je finirai donc cet article par un petit résumé de ce que nous avons réussi à voir en deux matinées et une après-midi de self-drive avec notre voiture de location dans le parc national du Kruger. Si nous avons vu les Big 5 avec notre guide, nous les avons également vus par nous même ! Et comme l’expérience est assez différente, je recommande vraiment des tenter les deux modes de safari si vous en avez l’occasion et les moyens.

Premier self-drive au Kruger : de la Paul Kruger Gate au Hamilton

Nous avons commencé par un self-drive depuis la Paul Kruger Gate jusqu’à notre lodge, le Hamilton Tented Camp, qui se trouvait en plein milieu du parc. 

En Ouganda, j’avais vu un léopard en quelques minutes à peine lors de mon tout premier jour de safari. Et bien cette fois-ci on a encore fait mieux, en une heure nous avons vu : plein d’antilopes, de girafes, de zèbres, de gnous mais surtout déjà deux des Big Five !

Tout d’abord il y a eu un rhinocéros, que j’ai remarqué par hasard en regardant dans le rétroviseur : il était en train de traverser la route juste derrière nous ! C’était la première fois que j’en voyais un, et même si je n’ai pas réussi à avoir de bonne photo pour cette première rencontre puisqu’il s’st vite enfoncé dans la brousse, j’étais déjà ravie. 

Et puis quelques minutes plus tard à peine, nous avons vu une voiture arrêtée sur le bord de la route en train de scruter les buissons. A tout hasard, on leur demandent s’ils ont repéré quelque chose et ils nous répondent … qu’il y a un léopard perché dans les arbres ! Il nous a bien fallu cinq minutes pour le trouver, bien camouflé qu’il était ! C’est un peu jouer à cache-cache parfois les safaris ! D’après ce que notre futur guide nous a dit quand je lui ai montré mes photos, il s’agissait d’un jeune mâle d’à peine 2 ans. Mais quelle élégance ces félins ! On a eu la chance de pouvoir l’observer longuement avant qu’il ne bouge. Un sighting vraiment sympa !

Sur la route, nous avons aussi vu notamment des velvet monkey, des hippopotames, un oiseau rare (si on en croit les ornithologues qui étaient tout excités), des nyalas, des phacochères, des marabouts, et enfin le Big 5 numéro 3 après le rhinocéros et le léopard : un buffle ! Il ne nous manquait déjà plus que l’éléphant et le lion.

Et il suffisait de le dire pour qu’un éléphant nous bloque la route ! Voici le Big 5 numéro 4 et nous ne sommes même pas encore arrivés à notre lodge… A ce moment-là je n’avais pas encore si peur de m’arrêter aussi près d’un éléphant (vous comprendrez si vous avez lu mon article sur le Hamilton…).

La fin de matinée fut un peu plus calme. Nous nous sommes arrêtés près de quelques plans d’eau : au Kruger il y a pas mal d’endroits où on peut s’arrêter et sortir de sa voiture pour observer les animaux depuis des endroits surs, notamment à Orpen Dam. 

Et juste avant d’arriver au lodge : la traversée de toute une famille d’éléphants !

Et oui, nous aurons fini par voir un lion ce soir là, depuis la terrasse de notre lodge… oups !

Résumé de la route du jour :

  • Paul Kruger Gate vers Skukuza (H11) : sur cette route, les arrêts et détours possibles incluent le Lake Panic et la Skukuza Nursery
  • Sabie Sand Loop (H4-1; H12 and H1-2) : la zone avec le plus de chance de voir des lions près de Skukuza (on en a pas vu)
  • Skukuza vers Tshokwane (H1-2) : beaucoup de points d’eau sur cette route notamment Manzimanhle, Elephant’s Drinking Hole, N’watindlopfu (éléphants), Leeupan (point d’eau très fréquenté par les lions – on en a pas vu), Silolweni
  • Tshokwane vers Satara – jusqu’au Hamilton Tented Camp (H1-3) : une des meilleures routes pour voir les lions dans tout le Kruger (on ne les a pas vu là). Plusieurs points d’eau dont Orpen Dam (petit détour), Mazithi, N’watinungu,… On peut aussi voir le baobab le plus au sud du Kruger (route plus ou moins en face du Kumana Dam).

Deuxième self-drive au Kruger : du Hamilton Tented Camp à la Crocodile Bridge Gate

A notre retour du Hamilton, après avoir recroisé le léopard (et ses hyènes) que nous avions vu lors de notre dernier game drive avec guide, nous sommes redescendus petit à petit vers le sud du parc. On a croisé pas mal d’animaux dont un énorme troupeau d’éléphants. Nous en avons également vu plein à différents points d’eau où nous nous sommes arrêtés sur la route du sud (on est notamment repassés par Orpen Dam). 

Sur cette route il y a également beaucoup de beaux points de vue en hauteur :  avec de bonnes jumelles on peut voir pas mal de choses dans les plaines en contrebas. 

Nous nous sommes arrêtés manger un bout chez Mugg & Bean, un petit resto avec vue au Lower Sabie Rest Camp.

J’étais très fière de moi car j’ai réussi à spotter plusieurs rhinos au loin, et comme il y avait des éléphants derrière eux, j’ai même réussi à avoir deux Big Five sur la même photo, ce qui est assez rare !

Avant même d’être sortis du parc, comme nous n’avions toujours pas vu de guépards, nous avons décidé d’y retourner encore une fois le lendemain matin au lieu de partir directement vers le Swaziland comme nous l’avions initialement prévu (ce qui s’avèrera être une très bonne idée). 

Résumé de la route du jour : 

  • Hamilton vers Tshokwane (H1-3) : route en sens inverse du premier jour
  • Tshokwane vers Lower Sabie (H10) : réputée comme l’une des routes les plus scéniques du parc (on confirme, les vues étaient magnifiques). Arrêts : Orpen Dam, Nkumbe Hill, Mlondozi Dam, Muntshe. Il y a plus de zèbres dans cette zone.
  • Lower Sabie vers Crocodile Gate (H4-2) : c’est la plus ancienne route du Kruger. Il y a des chances de voir des lions (on en a vu le lendemain sur cette route) et des rhinocéros noirs (on en a pas vu, ce sont les plus rares). C’est la route la plus fréquentée que nous ayons vu. Arrêts possibles : Gezantfombi Dam, Duke’s Water Hole (S137) (lions, rhinos).

 

Troisième self-drive au Kruger : de Crocodile Bridge Gate à Malelane Gate

Nous nous sommes levés pour être à la Crocodile Bridge Gate juste après son ouverture. Et cinq minutes chrono après être rentrés dans le parc, nous voyons déjà un rassemblement de voitures : il y avait plusieurs lionnes à quelques mètres seulement de nous ! 

Et puis on a soudainement remarqué qu’il y avait un deuxième rassemblement de voitures juste un peu plus loin… étrange alors que nous étions juste à côté des lionnes. Nous avons donc décidé d’aller y jeter un oeil, pensant y trouver le Roi Lion… Mais non ! On cherche, on cherche… On ne voit rien ! Pourtant, il y a encore plus de voitures à cet endroit… Finalement un ranger nous aide et nous montre où regarder pour voir… les guépards !! Oui c’est pour eux que nous étions revenus pour une troisième séance de self-drive et ils étaient là ! Ils étaient juste un peu trop loin pour mon appareil photo mais nous les avons observé longuement aux jumelles. On en a vu trois, mais ils se déplaceraient apparemment par bande de quatre en général.

Nous avons ensuite décidé de quitter le parc par une autre porte, la Malelane Gate, en passant par des petits chemins le long de la rivière. Et vous savez quoi ? On a bien failli faire le trio complet des félins ! Alors que nous progressions sur la petite route assez déserte, nous croisons une voiture en sens inverse qui nous indique qu’un léopard venait de traversé pendant que nous, nous étions coincés dans un embouteillage d’antilopes ! Le conducteur nous a donné l’endroit où le léopard avait traversé mais il était sans doute déjà invisible dans les hautes herbes…

Heureusement, juste après nous avons eu droit à un lot de consolation : un phacochère et ses petits en train de téter, trop mignons ! Et moins mignons, on a encore vu ces scarabées qui font d’énormes boules avec les crottes d’éléphants – c’est drôle aussi à observer ! 

Résumé de la route du jour :

  • Crocodile Bridge Gate – H4-2 : le début, on a pas eu besoin d’aller bien loin puisqu’il y avait énormément d’activité juste après la porte.
  • Petites routes pour ressortir par la Malelane Gate (S25, S114, H3)

 

7 Commentaires

  1. Bonjour, merci pour cet article tres complet qui tombe a pic !
    J’ai justement commence a regarder hier pour partir en Afrique du Sud a la re-ouverture des frontieres :)
    Ca fait rever… Je crois qu’on va y mettre un beau budget pour se faire plaisir :)

  2. Bonjour,
    Merci pour cet article. Mon mari et moi devons y aller au mois d’août, nous verrons si ce sera possible d’y aller mais, en attendant, je prépare.
    Le 24/08, nous pourrons faire un self-driving pour nous rendre au check-in de la réserve privée où nous passons une nuit (Umkumbe Safari Lodge dans la réserve de Sabi Sands), savez-vous s’il est possible de se rendre de la porte Phabeni jusqu’au Lodge?
    L’après-midi, nous ferons le safari avec le guide de la réserve.
    Le 25/08, nous ferons un safari avec le guide de la réserve le matin je suppose.
    L’après-midi, j’aimerais encore faire un safari par nos propres moyens.
    Savez-vous s’il est possible de faire un safari accompagné d’un guide dans un 4×4 sans être dans une réserve privée? Pour éviter le self-driving? Si oui, savez-vous combien cela coûterait?
    D’avance merci pour votre réponse.
    Abigaël

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