30 ans et un bilan

Ça y est, c’est à nouveau l’heure du bilan de fin d’année/ psychanalyse personnelle que vous attendez tous (depuis sa première édition en 2014)… Et bien, je suis ravie de vous dire que cette année, vous allez encore avoir de la lecture ! Et puisqu’aujourd’hui, je fête également mes 30 ans, j’ai décidé que cette fois-ci, au lieu de revenir uniquement sur une année, on allait revenir sur toute la décennie, tant qu’à faire ! ;-) Parce que oui, il s’en est passé des choses pendant ma vingtaine, quelques unes de plutôt sympas (comme ce blog) mais pas mal de mauvaises aussi. Une chose est certaine, ma vingtaine m’aura enseigné beaucoup de choses, et c’est ce que je vais partager avec vous aujourd’hui dans ce bilan (on terminera par un classique récap de l’année du blog, ne vous inquiétez pas).

PS: article entièrement illustré de vieilles photos « pré-blog », pour marquer le coup ;-) (Image ci-dessus : il y a 10 ans, en Irlande en 2009 !)

On a pas tous les jours 20 ans… et heureusement

Ma vingtaine aura clairement été ma décennie la plus mouvementée jusqu’à présent, et souvent pas dans le bon sens du terme. Et même si ça me fait bizarre d’avoir 30 ans car je ne les sens vraiment pas dans ma tête (et a priori pas dans mon corps non plus puisqu’on m’a encore demandé ma carte d’identité pour un verre de vin pas plus tard que le mois passé…) je pense pouvoir dire que je ne regretterai pas mes 20 ans. J’aurais bien dit que si c’était à refaire, je changerai beaucoup de choses, mais en réalité je pense aussi que sans avoir vécu cette petite décennie de « perdition », je n’aurais pas réalisé ce que je voulais vraiment dans la vie et qui j’étais réellement. La moi de 20 ans était encore naïve et timide, la moi de 30 ans n’a clairement plus peur de dire ce qu’elle veut et de tout faire pour l’obtenir. C’est ça d’avoir vécu une décennie qui ne m’a pas épargné, une décennie où on est sensé être encore un peu insouciant, s’amuser, mais pendant laquelle j’ai finalement assisté à deux fois plus d’enterrements que de mariages (ça résume assez bien les choses), et durant laquelle j’aurai vécu plus de déceptions, amicales et amoureuses, que de relations qui durent (petit coucou à Monsieur et aux amis de longue date que je compte aujourd’hui sur les doigts d’une main). Pour tout vous dire (et pour vous prouver qu’on peut facilement cacher un vrai mal-être), 2015 fut tellement difficile que j’ai l’impression d’avoir un black out de plusieurs mois quand j’essaie de me souvenir de cette époque-là… le cerveau humain est quand même incroyable (et tous les somnifères que j’ai du prendre à cette époque n’ont pas du aider).

Bref, autant vous dire que j’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs vies durant cette décennie (où j’aurai déménagé… 6 fois), influencée à plusieurs reprises par des personnes toxiques, type de personne que j’ai aujourd’hui appris à reconnaître au premier regard et que je fuis comme la peste. La moi de 20 ans regrette peut-être un (petit) peu le côté « rock’n’roll » de mes 20 ans, avec ce côté passionnel typique des relations toxiques, et au final ça aura quand même participé à faire de moi celle que je suis aujourd’hui… mais bon Dieu que la vie est plus facile quand on fréquente des personnes saines !

Au Maroc en 2009

Un retour aux sources

Et puis ces deux dernières années, il y a eu cette impression que, au final, je me connaissais mieux adolescente que dans ma vingtaine, et que suite à ces mauvaises influences je suis devenue une personne qui n’était plus vraiment moi. Je garde de bien meilleurs souvenirs de mon adolescence, en tout cas de mes 14 à 19 ans : je voyageais énormément en Angleterre (et souvent avec ma grand-mère), je lisais beaucoup, j’étais ultra fan des Libertines et des Beatles et j’écoutais globalement énormément de musique (je jouais même de la guitare), j’étais aussi très intéressée par la mode (avant de me rendre compte du monde qu’il y avait derrière) et prenais beaucoup plus soin de moi de manière générale. Mon monde se résumait à peu de choses près à ça. Ce que je sais, c’est que j’étais beaucoup moins stressée mais sans doute cela allait-il de paire avec ma naïveté de l’époque.

Dans le Kent en 2009

Malgré tout ma nostalgie pour cette époque ne cesse de gagner de l’ampleur et j’ai donc eu envie de progressivement, un peu inconsciemment d’abord je pense, puis de manière beaucoup plus conscience, de renouer avec mes passions premières. J’ai d’abord décidé de recommencer mes voyages annuels (au moins) à Londres, cette ville où je me sens toujours aussi bien (même si elle a maintenant une concurrente, Tokyo), et de refaire également plus de voyages dans les pays anglo-saxons de manière générale (vous comprendrez peut-être sans doute mieux le pourquoi de ces voyages en Afrique du Sud, USA, UK et Nouvelle-Zélande cette année, après le Canada l’année passée).

A Londres en 2008

J’ai toujours eu un lien particulier avec la culture anglo-saxonne, je ne sais pas pourquoi. Enfin, j’ai peut-être une meilleure idée maintenant que j’ai fait un de ces fameux tests ADN qui m’a appris que je totalisais au total plus de 70% d’héritage anglo-saxon (49% anglais + 23% irlandais, écossais et gallois)… Je l’avais fait à la base car je m’attendais à avoir un truc comme 99% européen de l’ouest (la zone qui correspond entre autre à la Belgique) et même si je sais qu’il faut prendre ces tests avec des pincettes, je l’ai pris comme un signe du destin. D’ailleurs, mon plan depuis mes 11-12 ans, c’était d’aller travailler à Londres juste après l’unif (ce que j’aurai fait si j’avais été seule à cette époque…). Je pense qu’au final ça restera mon plus grand regret (je sais qu’il n’est jamais trop tard… et je commence à y repenser sérieusement, pour ne pas finir avec cet énorme regret).

A Londres en 2007 ou 2008

The Good Old Days

En ce qui concerne mes autres passions « d’adolescente », j’aimerais aussi beaucoup reprendre la lecture de manière beaucoup plus intensive, mais avec la charge de travail que j’ai actuellement, c’est un peu difficile. C’est mon challenge pour l’année prochaine, d’ailleurs je viens de m’acheter le fameux livre du Miracle Morning, peut-être cela va-t-il fonctionner…

Niveau musique, j’ai envie de refaire plus de concerts (et des citytrips liés à ceux-ci), à commencer donc par Paul McCartney (qui revient d’ailleurs enfin en Belgique en 2020) et les Libertines (que je viens de revoir à Bruxelles et Utrecht). La reformation des Libertines était littéralement mon rêve suprême d’adolescence, exaucé depuis déjà quelques années maintenant ! Leur musique m’a déjà tellement aidée à des époques difficiles de ma vie. Je les suivais partout à une époque (enfin Pete Doherty et Carl Barât séparément puisqu’ils n’étaient plus ensemble) : j’ai passé mes 18 ans à Glasgow à un concert de Pete Doherty, et j’ai même failli me faire faire un tattoo écrit à la main par Carl Barât après une séance de photomaton à Paris (vraiment les Good Old Days ça…) (finalement ma passion pour les onsen japonais me fait me dire que je ne ferai sans doute jamais de tattoo pour continuer à pouvoir y accéder mais j’aurai toujours un petit regret de pas avoir fait celui-là !). C’est aussi le groupe qui m’avait inspiré mon premier blog il y a plus de 15 ans (gros coup de vieux, là). Ce qui est drôle, c’est qu’ils viennent d’acheter un hôtel-restaurant dans le Kent, The Albion Rooms (que je compte bien visiter dès qu’il sera entièrement ouvert, ce qui devrait être le cas début 2020). Vu que je me concentre moi aussi maintenant essentiellement sur les hôtels et restaurants comme vous le savez, je trouve ça très drôle. Et puis comme ils disent si bien : « if you’ve lost your faith in love and music, the end won’t be long ». Je comprend mieux 15 ans plus tard ce que cela signifie vraiment.

Avec Pete Doherty (à gauche) et Carl Barât (à droite) en 2007-2008

Le voyage comme thérapie

Bref, je pense que ma vingtaine m’aura essentiellement appris à éviter les personnes qui vous tirent vers le bas, à savoir faire la part des choses entre la passion et la raison, à écouter ses instincts et à savoir se battre pour ce que l’on veut. Je cherche encore un moyen de me débarrasser de ce stress que je traîne toujours après deux burn-out, et je pense qu’une fois de plus la réponse pour moi se trouve dans le voyage, mais un type de voyage particulier. En effet, le Japon s’est révélé pour moi, de manière totalement inattendue (car ce n’étais pas une destination rêvée pour moi), on ne peut plus thérapeutique. Après mon premier voyage en 2017, j’y suis retournée sur un coup de tête (chose qui m’arrive très peu niveau voyage) fin 2018 et je pense que je ne tiendrai plus très longtemps avant d’y retourner. C’est encore très difficile pour moi d’expliquer ce qui m’attire tant au Japon (je tentais déjà de vous l’expliquer dans mon tout premier article sur le Japon), mais j’ai fini par comprendre, en partie en en parlant à d’autres personnes (coucou François), qu’une grande partie de ce qui m’avait fait tomber amoureuse de ce pays, c’est ce côté posé, respectueux, doublé d’une grande spiritualité. Un des seuls environnements qui arrive à me faire oublier mon stress. J’ai presque les larmes aux yeux en repensant à ce séjour en shukubo (temple bouddhiste) l’année passée (je sais que je dois encore vous en parler, mais j’aurai limite envie de garder ce lieu secret…). Indescriptible. C’est un cadre qui m’a permis de me recentrer sur moi, juste après le plus gros burn-out que j’ai connu, pleurant quasiment tous les soirs durant les voyages qui s’étaient enchaînés avant celui-ci (même si ça on ne le montre jamais sur les réseaux sociaux évidemment…), face à la pression que je peux parfois (souvent) avoir à cause de ce blog. Et se recentrer est essentiel, car une chose que j’aurai aussi appris pendant ma vingtaine, c’est que la seule personne avec laquelle on est sur de passer le restant de sa vie, c’est bien soi. Je sais que c’est bateau de dire ça, mais c’est tellement vrai ! Alors avant de vivre pour les autres (passer des deadlines avant nos besoins personnels ou vivre des rêves qui ne sont pas les nôtres), apprenons à vivre pour nous.

En Italie en 2009

Un nouveau mode de voyage…

Je sais que c’est un peu contradictoire de dire que c’est ce voyage au Japon qui m’a aidé à vaincre ce burn out que j’ai eu à trop voyager, mais c’est la réalité. Car il y a une différence importante, que vous ne voyez souvent pas, entre mes voyages que j’appelle « personnels » et les voyages « commandités » pour ce blog, en partenariat avec des marques ou destinations afin de produire du contenu pour ce blog ou parfois pour leurs propres supports. Ces voyages de blog ou de presse commencent vraiment à me peser, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je voyage souvent dans des groupes avec des personnes aux besoins très différents, donc même un programme ultra chargé ne permet souvent pas de satisfaire tout le monde et c’est de plus en plus frustrant. Il y a aussi la question de la sélection des activités et adresses visitées. Une des choses qui me plait le plus au monde, c’est la planification de voyages. Parfois autant plus que les voyages eux-mêmes. Avec les voyages de presse, je n’ai dans 90% des cas aucun mot à dire dans la préparation de l’itinéraire. Dans les 10% des cas restants, on me demande au mieux mes préférences, mais je passe à côté de cette recherche des petites pépites d’adresses me convenant parfaitement (et vous plaisant aussi apparemment) qui, je me le rends compte aussi aujourd’hui, est la partie que je préfère le plus dans ce blog. Bref, tout ça pour vous dire que je pense aujourd’hui essayer de changer ce mode de fonctionnement. Je n’arrêterai pas les voyages pour le blog (mon budget n’est pas illimité et ça reste quand même le meilleur moyen de pouvoir vous proposer du contenu intéressant en continu) mais je vais tout faire pour faire beaucoup plus de voyages personnalisés et individuels dans le futur, même si ça prend beaucoup plus de temps de préparation. Pour ce faire, j’ai commencé à beaucoup plus développer qu’avant l’affiliation sur mon blog, qui est pour moi le meilleur moyen de garder mon indépendance et de dégager un budget pour plus de voyages personnels.

… grâce à vous !

Si vous ne savez pas ce que c’est l’affiliation, ça veut dire que je vais gagner un petit pourcentage sur les achats et réservations que vous ferez via les liens présents dans mes articles, sans frais supplémentaire pour vous. Avec Monsieur, on a passé des heures et des heures ces dernières semaines à repasser dans presque (il manque encore quelques destinations) tous les articles du blog pour y insérer ces nouveaux liens. On est déjà très content des premiers résultats, merci déjà à tous ces qui ont réservés via nos liens ! L’entièreté de ce que je gagne et gagnerai grâce à ces liens d’affiliation sera réinvesti en budget voyage. Donc si vous voulez y contribuer un peu, que vous avez envie de voir encore plus de contenu innovant, que vous voulez me faire un petit cadeau pour mes 30 ans, ou tout simplement parce que vous êtes un fidèle lecteur et que vous avez envie de me soutenir, je vous invite à faire votre prochaine réservation via un de mes liens, ça m’aiderait beaucoup et je vous promets du contenu encore plus dingue et personnalisé qu’avant !

Un nouveau projet secret

Je finirai par un petit teaser puisque je suis actuellement en train de développer un nouveau projet de blog/magazine en ligne à côté de celui-ci que je ne laisserai pas tomber puisque c’est mon petit bébé. Mais j’ai aujourd’hui envie de faire autre chose que des voyages très orientés food, même si comme vous j’adore toujours ça. Cependant, le fait est que j’apprécie de plus en plus d’autres types de voyage, et c’est un de ceux-ci que je voudrais mettre en avant dans ce nouveau support. Je ne vous en dis pas plus pour ne pas me porter malheur, mais si ça se fait, vous devriez pouvoir découvrir ça dans la première partie de 2020 !

Si vous avez tenu le coup jusqu’ici, j’ai également une grande nouvelle à vous annoncer :  un premier voyage lecteur, enfin, chose que j’essayais de monter depuis des années ! Je vous posterai les détails dans quelques jours, si tout va bien !

Mes meilleurs articles de 2019

J’ai déjà dépassé les 2000 mots donc on va clôturer ici la psychanalyse et terminer comme d’habitude avec les articles les plus lus sur le blog en 2019 (vous trouverez entre parenthèse l’année de publication de l’article) et les plus lus écrits en 2019. Vous avez encore été plus nombreux que l’année passée à visiter mon blog, qui comptabilise déjà plus de 900.000 visites cette année en ce début décembre (va-t-on dépasser le million cette année?!). Donc MERCI à tous !

Les articles le plus lus, classement général

Les articles les plus lus, écrits en 2019

Et mes préférés à moi, écrits cette année :

Je vous souhaite déjà à tous de très bonnes fêtes, et je vous dis rendez-vous sur Instagram dans quelques jours pour commencer à suivre en direct mon voyage en Nouvelle-Zélande !

5 Commentaires

  1. Tout d’abord, joyeux anniveraire ! 30 ans, une nouvelle decenie de challenges et de voyages. J’espere que de belles annees se profilent a l’horizon !

    Merci pour cette retrospective complete qui permet de mieux comprendre ce qui se cache parfois derriere les belles photos des reseaux sociaux…
    Personnellement, j’ai enormement de respect pour les blogueurs honnetes et j’adore ton blog pour cela !

    Merci pour les articles et les bons conseils !
    Je suis partie a Rome en suivant pas mal de tes conseils, puis sur un coup de tete nous avons pris la decision de faire l’Ouganda suite a tes articles en juin 2018.
    Jusqu’a present, aucun regret !

    L’Afrique du Sud vue depuis tes stories me fait de l’oeil… mais on va devoir attendre vu que nos voyages 2020 sont deja plus ou moins decides.
    Mais on s’inspirera donc de tes conseils pour Bali en 2020 :D

    Bref tout simplement merci et bonne continuation !
    Hate de continuer a lire la suite, m’inspirer et decouvrir le monde !

  2. J’ai lu avec grand intérêt ton article très intéressant, c’est bien de faire des bilans parfois ! j’ai hâte d’en savoir plus sur ton projet, qui a l’air très excitant ! à bientôt j’espère Emma !

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