Les Laurentides en été : le Rabaska Lodge & la Montagne du Diable

Après l’Abitibi-Témiscamingue, nous passons à présent à la dernière partie de notre voyage estival au Québec sur la Route des Explorateurs : direction les Laurentides ! Les Laurentides sont l’un des terrains de jeu favoris des montréalais en quête de nature, mais c’est bien plus que ça, comme nous allions le découvrir. Dans ce premier article sur les Laurentides, je vais vous parler de notre premier point de chute dans la région  : le Rabaska Lodge, une pourvoirie à la situation enchanteresse, face au Réservoir Baskatong et près du parc régional Montagne du Diable. Une étape pour les amoureux de la nature et des grands espaces ! 

Into the Wild : de la Route 117 au Réservoir Baskatong

Après avoir avalé les kilomètres sur l’infinie Route 117, par laquelle nous avions quitté l’Abitibi-Témiscamingue, nous découvrons directement le côté sauvage des Hautes-Laurentides après Mont-Laurier… et nous comprenons mieux pourquoi Go to Canada nous avait fourni un 4×4 comme voiture de location : fini la route bitumée et bonjour les pistes !

Notre destination finale pour cette première étape dans les Laurentides est le Rabaska Lodge, qui se situe sur les rives du gigantesque réservoir Baskatong (320 km carré, rien que ça !). Et pour y arriver, nous devons rouler pendant 40 mins sur un ancienne route forestière qui secoue pas mal. D’après ce que nous expliquera plus tard le patron du Rabaska Lodge, pour gagner du temps, les bûcherons font des percées à travers la forêt qu’ils recouvrent de troncs pour permettre aux camions d’y accéder. Les pistes sont par la suite parfois transformées en “route” (une piste de gravier). Après quelques années, les troncs restés sous la route commencent à pourrir et la route se défonce peu à peu. D’où l’état un peu chaotique et inégal des routes !

Notre première expérience en pourvoirie

Le Rabaska Lodge est une pourvoirie. Pourvoirie? Ne vous inquiétez pas, on ne connaissait pas non plus ce mot avant de venir au Québec ! Ce mot désigne à la base des auberges, souvent en forêt, offrant des infrastructures et des services pour la chasse, la trappe ou (surtout dans le cas présent) la pêche. Mais si ces hébergements ont tout le nécessaire pour accueillir ces types spécifiques de voyageurs, les autres ne sont pas en reste ! Le Rabaska Lodge propose toute une série d’activités en extérieur diverses et variées aussi bien l’été (on en reparle un peu plus bas) que l’hiver, avec des séjours motoneige sur le réservoir Baskatong gelé. On peut vite s’imaginer pourquoi ces séjours sont particulièrement populaires !

Comme à La Bannik, le Rabaska Lodge combine un côté camping et des hébergements en chalet tout confort. Nous avons logé dans énorme chalet 4 chambres parfait pour les familles (mais il y en a aussi des plus petits, je vous rassure !), avec un grand jacuzzi et une vue imprenable sur le Réservoir Baskatong dès le réveil… Nous avions même notre propre petite plage et ponton !

 

Nous avons adoré le Rabaska Lodge : l’ambiance y est chaleureuse, à la bonne franquette, surtout en soirée où un chanteur live met l’ambiance au restaurant ! Martin et Dominique, les propriétaires, nous ont accueillis avec toute la gentillesse qui caractérise les québécois.

Pain perdu, bleuets et sirop d’érable au petit-déjeuner : what else?

Les activités estivales au Rabaska Lodge : entre eau et forêt

Je pense qu’on peut passer des jours dans la région du Réservoir Baskatong sans s’ennuyer ! Nous avons eu un bel aperçu durant notre séjour des activités les plus populaires, et cela a commencé avec une petite croisière en bateau sur le Baskatong, qu’on compare ici à une « mer intérieure » et c’est vraiment le cas ! Comme nous le racontera Martin, le patron, au beau milieu de l’eau, l’immense réservoir a été créé en 1927 pendant la création du barrage Mercier pour capter l’eau et empêcher les inondations au mois d’avril à Montréal pendant la fonte des neiges. Il a ensuite été utilisé pour la drave dans ce secteur. Aujourd’hui, c’est devenu le paradis des pêcheurs. Le Réservoir Baskatong, c’est 2800 kilomètres de berges sablonneuses et 160 îles… Et je peux vous dire que parcourir le lac en petit bateau moteur permet vite de se rendre compte de son immensité. Avec la lumière dorée de fin de journée, les cheveux au vent, le moment fut vraiment magique.

Nous avons également fait une petite initiation au quad. Dans la région, on a vite compris que le quad était une activité ultra-populaire, qu’on pratique depuis sa plus tendre enfance, comme le témoignent les mini-quad tout mignons pour enfants que nous avons croisé ! Tout à fait normal ici… Il faut dire que le Québec est, d’après ce qu’on nous a dit, la région avec le plus grand réseau de sentiers de quad/motoneige connectés au monde. Le Rabaska Lodge se situe d’ailleurs sur plusieurs “circuits” de plusieurs jours en quad/motoneige.

Ce qu’on appelle quad au Québec, ce sont en fait des « mini voitures » avec deux places… j’ai donc laissé Monsieur s’amuser sur les sentiers de forêt pendant que moi, je m’accrochais ! Les sensations sont directement au rendez-vous.

Le Rabaska Lodge propose plusieurs forfaits activités selon la saison, allez jeter un œil sur leur site pour consulter l’offre actuelle.

Escapade au Parc Régional Montagne du Diable

Nous avons aussi été explorer le Parc Régional Montagne du Diable, un magnifique parc entre lac et montagne, assez peu fréquenté, ce qui vous permet vraiment d’avoir une authentique expérience en pleine nature.

Le Parc Régional Montagne du Diable se situe à 5 minutes 25 minutes du Rabaska Lodge. Car sachez une chose, les minutes québécoises et les minutes africaines, c’est un peu le même combat quand il s’agit de vous donner une estimation du temps de route nécessaire pour aller d’un point A à un point B ! On ne sait pas à quelle vitesse les québécois roulent sur les pistes, mais si vous demandez la direction à un québécois, c’est typique de devoir doubler l’estimation (au minimum) pour pouvoir arriver à la durée correcte ! C’était assez drôle tellement ça a été récurrent sur le voyage… Mais mieux vaut le savoir, pour ne pas penser que vous vous êtes perdus, comme ça a été un peu notre cas ici, on l’avoue !

Cette parenthèse terminée, nous voici donc enfin au parc de la Montagne du Diable, qui est le deuxième plus haut sommet des Laurendides, à 783 mètres d’altitude, juste après le Mont-Tremblant (qui était notre destination suivante).

La Montagne du Diable, c’est 80 km de sentiers pédestres/raquettes, et 96 km de sentiers de ski en saison. C’est aussi des activités aussi variées que le vélo de montagne, le canot, le kayak, le stand-up paddle, fat bike,… Bref, il y a de quoi s’amuser !

La plupart des activités et le départ de tous les sentiers de randonnée se situe au Village des Bâtisseurs, le centre d’accueil au bord du lac, où se trouvent également quelques chalets pour y passer la nuit. Si vous n’avez pas envie de tenter l’ascension de la montagne, il y a déjà un très beau sentier d’interprétation le long du lac.

Nous sommes également passés par les chutes Windigo, où le parc va bientôt créer une nouvelle zone d’activités avec notamment des chalets qui auront un accès direct à des piscines naturelles en haut de la chute. J’aimerais bien voir ça ! L’été, les chutes servent d’habitude de toboggan naturel. Il avait beaucoup plu la semaine précédant notre visite, du coup c’était plutôt en mode torrent…

A côté se trouve le lac Windigo, avec une belle plage assez fréquentée pendant l’été.

Pour les gourmands, la miellerie Les Miels d’Anicet située à une dizaine de kilomètres collabore avec le parc et peut préparer vos pique-niques sur réservation. N’hésitez pas car c’était excellent et très copieux ! Leur gâteau au chocolat et miel est dingue. Ils ont également une Cantine (Pollens & Nectars) à la belle saison si vous avez un peu de temps.

Dans le prochain article, je vous parlerai d’une de nos plus belles expériences au Québec : le survol en hydravion du réservoir Kiamika !

Cette étape de notre voyage sur la Route des Explorateurs a été réalisée avec l’aide de Tourisme LaurentidesAir Transat et l’agence de voyage Go to Canada. Mon opinion reste, comme d’habitude, entièrement indépendante.

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