Osteria Romana & Le Cave: resto & bar à vin italien surprenant à Bruxelles

Étrangement, je n’avais jusqu’ici encore jamais entendu parler de l’Osteria Romana, le petit restaurant italien du chef Filippo La Vecchia situé dans une jolie maison près du Bois de la Cambre. Après plusieurs années de succès, un bar à vins vient de s’ajouter au restaurant, dans la maison juste à côté. C’était l’occasion parfaite pour aller découvrir les deux endroits… Et on peut dire que la surprise fut bonne. Je dirais même que ça faisait longtemps que je n’avais plus été aussi enthousiasmée par un restaurant à Bruxelles – et pourtant Dieu sait si j’en connais, des restos !

Nous avons donc commencé la soirée par un petit apéro dans le bar à vin Le Cave. A la carte, bien sur, une belle sélection de vins italiens, que l’on vous propose d’accompagner avec quelques petits antipasti, ou un plat du jour. Le cadre tamisé et l’ambiance authentique est parfait pour un début de soirée, ou un dernier verre…

Après quelques petits antipasti au bar et quelques bulles pour bien commencer la soirée, nous passons à côté, au restaurant L’Osteria Romana. Le cadre est superbe, avec les hauts plafonds et la décoration soigneusement pensée, alliant touches vintage, gourmandes et plus modernes.

Nous avions déjà eu un petit aperçu de la cuisine du chef au bar, nous avions hâte de découvrir la suite des festivités ! Le chef italien Filippo La Vecchia a travaillé plusieurs années à Osaka, et il a gardé de cette période de fortes influences japonaises que l’on retrouve aussi bien dans les antipasti servis au bar (comme les délicieuses cacahuètes aux algues !) ou au menu du restaurant. Qui aurait cru que cette fusion italo-japonaise marcherait aussi bien? Je dois dire que je ne m’attendais pas à découvrir une cuisine aussi créative, mettant en avant des ingrédients de qualité et de saison: truffe, poutargue, carpaccio de Wagyo, prosciutto de Kobe,… La carte fait vraiment envie, si comme moi vous aimez ces deux types de cuisine !

A côté des plats à la carte, le restaurant propose aussi un « Menù dell’Oste » à 65€ par personne (pour 2 personnes), un menu en 4 services accompagné d’une bouteille de champagne, qui peut être un bon compromis pour une première découverte du restaurant.

Et pour accompagner votre repas, si la belle sélection de vins italiens de l’Osteria Romana ne vous suffit pas, le chef propose également à la carte du restaurant des cocktails assez originaux, comme le Tokyo Bellini, à base de vin de prune Choya, Franciacorta et Shizo: encore une fois le meilleur des deux mondes !

En ce qui nous concerne, nous avons commencé le repas avec les Carciofi Baby alla Giudia (bébés artichauts frits « à la juive »), quelques olives fumées, et du fromage du Piémont et une feuille de châtaigne servis dans un piège à souris ! Il n’y a pas à dire, la présentation des plats est vraiment originale, et le défilé de jolies assiettes continuera jusqu’au dessert.

Nous continuons avec la Zuppa di Lenticchie di Castelluccio con Salsiccia di Wagyu e Tartufo (soupe de lentilles de Castelluccio avec saucisse de Wagyu et truffe), puis la Parmigianina di Melanzane (gratin d’aubergines au parmesan et scarmoza). Nos papilles se régalent !

Mais ce que je retiendrai surtout de ce repas, c’est la plus que parfaite Carbonara du chef, une de ses spécialités, et encore meilleure que celles que l’on a pu manger à Rome. Un plat simple, certes, mais exécuté à la perfection avec des ingrédients de qualité: ce fut le clou du spectacle. Oeuf bio, Pecorino Romano, et guanciale (joue de porc séchée), tout simplement. Et encore plus gourmande servie à la poêle ! Amatriciana, Cacio e Pepe, Gricia: ici on ne rigole vraiment pas avec les recettes de pâtes romaines. Je suis prête à parier que vous n’en mangerez plus de la même façon après les avoir goûtées ici !

Après ce « primo piatto » d’exception, le secondo allait devoir envoyer du lourd. C’était sans compter sur le plat incroyable à tous les points de vue de… langue de Wagyu ! Oui, une langue de boeuf. Moi qui déteste ça ! C’était avant de goûter à celle de Wagyu. Le chef, bien conscient du dégoût souvent infondé de la plupart des clients pour ce morceau de viande qui n’attire guère les foules, en a fait une expérience éblouissante: déjà à la carte, le plat n’est pas intitulé comme les autres. C’est un artiste qui a créé une description barrée, mystérieuse, d’où ressortent seulement quelques mots: Wagyu, Langue, Amaebi, Bottarga, 11/12/13… Et le plat arrivé devant nous est en effet presque une oeuvre d’art contemporaine. Servi dans une cage, la langue que l’on pourrait facilement prendre pour une moelleuse pièce de steak – cuite à basse température pendant 48h ! – est servie en « surf and turf », accompagnée d’edamame à la citronnelle et menthe. Une association délicieusement surprenante. Pour l’anecdote, Monsieur (toujours sous le choc de la carbonara?!) n’avait pas bien compris qu’il s’agissait de langue. Après quelques bouchées, lorsque je lui ai fais remarquer, il n’a soudainement plus voulu y toucher ! La preuve que c’est un peu psychologique tout ça, vous ne trouvez pas?

Et quoi de mieux pour finir ce repas d’exception que mon dessert italien préféré: le Tiramisù ! Servi comme si c’était de la terre avec quelques petites pousses (encore une fois, très original !), il était tout simplement parfait lui aussi.

Bref, je suis ressortie de l’Osteria Romana enchantée, et avec une seule envie: y revenir !

Osteria Romana (restaurant) & Le Cave (bar à vins)
Avenue Legrand 11 & 13
1000 Bruxelles

Invitation

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