Restaurant Sanzaru: la cuisine Nikkei débarque à Bruxelles

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Restaurant Sanzaru: la cuisine Nikkei débarque à Bruxelles

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Je ne sais même plus à quand remonte la dernière fois où je vous ai publié un article sur un restaurant moins de 24 heures après mon repas dans celui-ci. Eh bien, puisque 1) ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de cœur pour un resto à Bruxelles et que 2) il faut vraiment que vous y alliez avant que tout le monde en parle: voici mon avis sur le tout nouveau restaurant Sanzaru à Woluwé-Saint-Pierre – ENFIN une délicieuse adresse 100% cuisine Nikkei à Bruxelles !

Comment, vous ne connaissez pas encore la cuisine Nikkei? Pas d’inquiétude, c’est un peu normal puisque, une fois de plus, on a mis un peu de temps en Belgique à se lancer dans cette cuisine déjà très tendance dans d’autres capitales européennes. Il s’agit en fait d’une fusion entre la cuisine japonaise et la cuisine péruvienne, qui a été développée par la diaspora japonaise en Amérique latine. C’est donc un peu le meilleur des deux mondes (la technique culinaire japonaise et des produits péruviens), et si comme moi ce sont déjà deux cuisines que vous aimez à la base, vous risquez bien d’adorer ce mix ! Certains restaurants proposaient déjà quelques plats se voulant « Nikkei » ces dernières années, mais Sanzaru est à ma connaissance le premier restaurant de Bruxelles à proposer une carte complète de cuisine Nikkei. Alors, vous pensez bien que j’ai été tester ça dès que j’ai pu !

Si vous reconnaissez le cadre, c’est normal: le Sanzaru a repris l’emplacement du YuMe (l’ex-restaurant fusion asiatique d’Yves Mattagne), dans une grande maison en bordure de l’Avenue de Tervueren. Ce magnifique bâtiment d’inspiration cubiste a été construit dans les années 30 par les architectes belges Adrien et Yvan Blomme. Si la devanture n’a pas vraiment changé, à l’intérieur tout a été rénové, et je dois dire que je suis tout autant tombée amoureuse de la cuisine que de la décoration. Les deux vont tellement bien ensemble, avec quelques touches de décoration japonaise et péruvienne, de belles tables en bois, et surtout les superbes fresques colorées réalisées par les artistes belges Marcin Sobolev et Arianna Musetta. Magnifique !

Et puis la carte: là aussi, c’est très rare que j’ouvre une carte et que… tout me tente ! Entre les tacos de boeuf marinés au whisky et à la poutargue, le ceviche de saumon mariné au moult de saké, leche del tigre à l’açaï, les gyozas à l’échine de porc saté et à l’estragon du Mexique, ou encore le boeuf Wagyu braisé, mariné à la citronnelle… Vous voyez ce que je veux dire? Un lexique des termes les plus compliqués accompagnent le menu, concocté par le chef Eric Van den Bergen (qui collabore avec le chef Lucas Felzine du restaurant UMA à Paris), donc pas d’inquiétude pour les novices. Bref, pour sortir de ce casse-tête on a demandé conseil au serveur, et celui-ci nous a très bien aiguillé !

En entrée, nous avons commencé avec le chirashi de couteaux, une préparation à base de couteaux crus (un délice !) accompagnés de kumquat confit et fruit de la passion (16€), et dans les entrées chaudes nous avons opté pour les bolas de crevettes et volailles, des petites boulettes accompagnées d’un condiment à l’ail noir et d’une sauce criolla (16€). Deux plats très différents, qui montrent bien la diversité de la cuisine Nikkei.

En plat, nous avons continué avec le saumon poché au sureau (32€). Ce n’était peut-être pas le plat le plus esthétique de toute la carte, mais alors en goût: waw, une vraie surprise ! Accompagné d’une crème d’épinard au huacatay (menthe noire péruvienne) et d’un condiment à la pêche, le mélange des saveurs en bouche était tout simplement dingue.

Le deuxième plat que nous avons choisi était un de leurs plats « barbecue », et c’est là que nous avons le plus hésité. On a fini par choisir l’anticucho de poulpe grillé (24€), à la sauce chimichurri, crème de chou-fleur et jus au cacao: un plat bien relevé, avec un poulpe bien tendre, une belle réussite à nouveau. Pour accompagner les plats, le restaurant Sanzaru propose également quelques accompagnements qui sortent eux aussi de l’ordinaire: nous choisissons le tempura de légumes (3,5€) – ma recommandation – et les frites de yuca et de patates douces au huacatay.

Enfin arrive l’heure du dessert, que j’attendais beaucoup puisque j’avais entraperçu mon amour, le matcha, à la carte. Mon choix est donc vite fait ici: je choisis le tiramisu Nikkei (11€) au café, matcha et amandes. En voilà une bonne idée: je ne m’étais jamais autant régalée avec un tiramisu. Tendre et onctueux. Je crois que je vais même essayer de refaire la recette à la maison ! Je goûte aussi au millefeuille aux fruits de saison (11€), crème de kinako (poudre de soja grillé) et glace au sésame noire (tuerie aussi).

Au niveau des prix, comme vous pouvez le voir ce n’est pas donné mais pour la qualité ça reste pour moi tout à fait honnête – dans la même gamme de prix qu’un bon restaurant japonais. Il faut compter au minimum 45€ pour un repas 3 services. Si vous voulez découvrir ce type de cuisine, ou si vous êtes déjà fan et cherchez une bonne adresse: foncez, dans les deux cas ! Vous ne serez pas déçus.

Sanzaru
Avenue de Tervueren 292
1150 Bruxelles (Woluwé-Saint-Pierre)
Tel: 02 773 00 80
Fermé dimanche et lundi.

Invitation

2 commentaires

  1. Olivier.

    21 septembre 2017 à 14 h 11 min

    Malgré l’effort, cette « critique » semble très partisane…. rien d’exceptionnel a priori, nous ne sommes pas à Paris et le palais des Belges est moins sensible au bling-bling… laissons le temps (ou les gens) faire son oeuvre…

  2. Pingback: Cuisiner un repas sans gluten: mon expérience avec Schär

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