Roadtrip en Sardaigne: la côte Ouest de Cagliari à Oristano

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Roadtrip en Sardaigne: la côte Ouest de Cagliari à Oristano

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--// Partie 3 sur 8 dans la série Roadtrip en Sardaigne (2013) //--   

Notre roadtrip en Sardaigne commence à Cagliari, où notre avion nous amène bien à l’heure. La voiture de location récupérée, et après un lunch rapide au centre-ville (où nous retournerons plus tard), nous mettons le cap à l’ouest !

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Le site de Tharros, près d’Oristano

Fontanamare, direction la plage !

Il fait déjà tellement chaud (on est plus habitué!) que nous décidons de commencer par un peu de détente à la plage… La plage de Fontanamare est l’une des plus grandes de la côte ouest, mais aussi l’une des plus venteuses – ce qui en fait le paradis des surfeurs et compagnie.

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Nebida et les ruines minières de la côte ouest

Dès les premiers kilomètres, nous découvrons immédiatement nos premières ruines modernes, qui ne manquent pas sur cette côte (et pourtant on ne s’attendait vraiment pas à ça). En effet, il n’y a pas si longtemps que ça, dans toute cette zone florissait une entreprise minière, dont subsiste juste aujourd’hui quelques ruines et des petits villages abandonnés, donnant un effet assez spectaculaire et étonnant au milieu de la nature sarde.

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Le lavoir Mamarmora, à Nebida, est l’un des vestiges miniers les plus impressionants, avec ses trois étages en ruine face à la mer… D’une étrange beauté industrielle…

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(le lavoir est dans le coin inférieur droit sur cette dernière photo – imaginez un peu la vue…)

Su Nuraxi: à la découverte de la civilisation des nuraghes

Le lendemain matin, nous mettons le cap vers Barumini, non sans passer  par de chouettes petits villages de montagne, où l’on admire au passage quelques fresques contemporaines (une autre spécialité sarde – on en voit partout avec plus ou moins d’originalité, on y reviendra…).

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A Barumini se trouve le nuraghe le plus impressionnant de Sardaigne, pas étonnant qu’il soit classé au patrimoine mondial de l’UNESCO (le seul site classé de Sardaigne, d’ailleurs). En plus le ciel est couvert lors de notre visite, ce qui rend l’atmosphère autours de cette étrange construction encore plus singulière…

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Mais c’est quoi en fait les nuraghes? Les nuraghes étaient des sortes de tour de garde militaire, ou forteresses, éparpillées aux quatre coins de l’île. Celle de Su Nuraxi date plus ou moins de 1500 ans av. J-C. Outre sa fonction stratégique, on y stockait aussi la nourriture, et on y gardait précieusement une source d’eau. Un village se dressait tout autour de la nuraghe. Ici, les tours du site possédaient même plusieurs étages, auxquels on accédait par des escaliers internes. Le toit de ses tours, souvent en bois, n’a pas survécu au temps.  La civilisation ancienne qui a construit ces nuraghes est assez peu connue, même si l’on sait qu’elle devait être assez avancée, car on y trouve déjà des éléments de décorations et des lieux de rassemblements où devaient se tenir des assemblées. Si vous voulez voir des nuraghes, venir en Sardaigne est obligatoire: on ne trouve ce type de constructions nulle part ailleurs dans le monde !

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Piscinas, le petit désert sarde

Nous continuons notre route, plutôt peu fréquentée à part par les chèvres, jusqu’à la fin de la route bétonnée. Après 4km de routes ensablées, nous arrivons à Piscinas, qui est, avec ses grandes dunes, une des plus jolies plages de Sardaigne. On se croirait presque en plein désert.

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La Marina di Torre Grande

Ce soir nous logeons près d’Oristano. Pour le repas du soir, faute de repas annulé à notre agritourismo, nous finissons sur la Marina di Torre Grande, une petite station balnéaire locale, plutôt fréquentée par les italiens que par les étrangers. On nous avait conseillé Da Modesto (Via Millelire 95, dans la rue parallèle à la mer), on y mange une délicieuse pizza à la mozzarella di buffala et au jambon fumé. A part se balader le long de la mer, il n’y a pas grand chose d’autre à faire à Torre Grande, qui tient son nom de la grande tour espagnole qui se situe à l’entrée de la marina.

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 L’interlude du rat…

Le lendemain matin, nous nous levons de bonne heure à l’agritourisme. Premiers arrivés dans la salle du petit-déjeuner, nous attendons qu’une de nos hôtes vienne nous servir… Lorsque, tout à coup, j’entend et vois un truc lourd et qui me semble noir tomber des poutres en bois du plafond. Fred, qui n’a rien vu, me prend un peu pour une folle lorsque je m’avance prudemment vers la zone de chute… Et c’est là que je tombe nez-à-nez avec un énooorme rat, que je crois mort, jusqu’à que ce courageux Fred vienne s’en approcher d’un peu plus prêt. Il m’annonce alors: « il vit! ». J’appelle alors la maîtresse de maison, qui, lorsqu’elle comprend la situation, ne sait plus trop où se mettre ! Elle nous explique qu’une dératisation a eu lieu la veille (ce qui explique sans doute pourquoi on a annulé notre repas du soir dans la même salle…), et que tous les rats commencent à sortir de leur trou. Celui-là semble être bien intoxiqué. Qu’à cela ne tienne, Carlo est sur le coup ! Le chien de la maison arrive tout content de cette proie facile – et heureusement cachée derrière une table car 2 secondes plus tard on entend un gros « crac » avant de voir le petit teckel se balader fièrement avec le rat en bouche – l’hôtesse encore plus gênée essayant sans vraiment beaucoup de succès de le faire sortir. Bref, après tout ça on a pu finalement manger, tout en ayant bizarrement les yeux tournés vers le plafond… Eh oui, c’est ça la campagne !

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Le lieu du crime juste avant le drame…

Tharros

On quitte la planque des rats en direction de Tharros, situé près d’Oristano. Le site de Tharros est une cité antique qui a été fondée par les phéniciens au 8e siècle avant notre ère. Puis, les Romains passèrent par là et la ville fut urbanisée: il y ajoutèrent des thermes, les rues dallées, les égouts,… Malheureusement, après la décadence de l’empire romain, les locaux utilisèrent une grande partie des pierres de la cité déchue pour créer les fortifications d’Oristano.

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J’ai déjà vu beaucoup de sites greco-romains, mais j’ai particulièrement aimé ce site romain, impressionant de part ses trottoirs dallés particulièrement bien conservés et égouts toujours visibles… Notre imagination a fait le reste !

La suite de notre périple sur la côte ouest au prochain numéro 😉

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3 commentaires

  1. Marc

    6 juillet 2013 à 9 h 05 min

    Je suis revenu de Sardaigne il y a quelques jours aussi, j’ai beaucoup aimé cette île et plus particulièrement les environs d’Olbia.

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