Visiter le Mount Rainier National Park : mes conseils et guide pratique

Notre roadtrip dans le nord-ouest américain a commencé dans le Mount Rainier National Park, à proximité de Seattle. Ce parc national très saisonnier (on y reviendra !) abrite le plus haut volcan des Etats-Unis continentaux, le Mont Rainier, qui culmine à 4392 mètres d’altitude, et est aussi de ce fait le plus haut sommet de la chaîne montagneuse des Cascades. Malheureusement pour lui, comme il se trouve dans l’une des régions les plus pluvieuses des USA, il n’est pas souvent visible – mais la visite du parc reste intéressante quelle que soit la météo, si vous visitez l’état de Washington. Découvrez dans cet article mes conseils et guide pratique pour visiter le Parc National du Mont Rainier – et éviter les mêmes surprises que nous !

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Quand visiter le Parc National du Mont Rainier ?

La meilleure saison pour visiter le Mont Rainier, c’est clairement de fin juillet à la mi-août : meilleure météo pour randonner, et c’est aussi la période à laquelle les praries subalpines du parc sont en fleurs (le parc est particulièrement connu pour ses lupins). 

Le Parc National du Mont Rainier est un parc très, très saisonnier. Je savais que ce serait un peu un pari d’y aller en « début » de saison, mais je ne m’attendais quand même pas à y voir encore autant de neige, et de secteurs fermés, à la mi-juin ! 

Ce qui rend les préparatifs assez difficiles, c’est que la réouverture des secteurs du Mt Rainier après l’hiver varie vraiment d’une année à l’autre. Les bonnes années, vous pouvez déjà avoir accès à une bonne partie du parc début juin, et d’autres (comme l’année passée) il faut attendre la mi-juillet.

Cela ne veut pas dire que le parc ne peut pas se visiter avant cette date, mais pour la randonnée (à part être très aventureux et équipés de bons crampons), la saison est très courte et s’étend globalement de mi-juillet à mi-septembre. Lors de notre voyage en juin, même si certains secteurs étaient déjà ouverts, il était impossible d’y randonner à cause de la grosse couche de neige qui s’y trouvait encore. Certaines randonnées étaient tout simplement interdites à cause des risques liés à la fonte des neiges, d’autres étaient faisables en étant bien équipés.

Je dois dire que même si je m’étais préparée à la possibilité que le parc ne soit pas entièrement rouvert en préparant mon voyage, je n’avais pas envisagé autant de neige dans les zones rouvertes. Nous n’étions donc pas bien équipés !

La première zone à rouvrir est le secteur allant de Longmire à Paradise, puis celle du Stevens Canyon, ce qui permet alors de pouvoir traverser l’entiereté de la zone sud du parc. Si vous y allez en début de saison, attendez-vous à n’avoir probablement accès qu’à cette zone, qui est aussi la plus fréquentée.

Les réouvertures et prévisions de réouvertures sont indiquées sur le site du parc ici. N’oubliez pas de bien les consulter avant votre voyage !

Si malheureusement la route panoramique du sud du Mt Rainier n’est pas encore ouverte lors de votre voyage, cela ne vaudra honnêtement pas la peine de prévoir une visite du parc. Envisagez plutôt une visite de l’Olympic National Park (dont certaines zones sont beaucoup moins saisonnières), ou prévoyez un jour de plus dans la région de Seattle. C’est pourquoi je vous conseille d’opter pour des hébergements avec annulation gratuite si vous avez prévu d’être dans la région entre mai et juillet.

En plus de ça, la météo peut rendre la visite encore plus galère à préparer puisque vous pouvez aussi vous attendre à faire face aux 4 saisons en un jour, en allant d’un secteur à l’autre ! Une minute le Mt Rainier est dégagé, et l’autre minute vous pouvez vous retrouver dans un brouillard profond. Ca peut être vraiment assez frustrant… 

Attention, il y a une faune très variée dans le Parc National du Mt Rainier (on a notamment vu des cerfs et des marmottes), mais cela veut aussi dire un risque d’ours noirs en été. Prenez avec vous au moins une clochette à ours si vous prévoyez de randonner durant l’été.

Où dormir pour visiter le Mount Rainier NP ?

Il n’y a que deux auberges à l’intérieur-même du parc national, la National Park Inn à Longmire et la Paradise Inn à Paradise (toutes les deux dans le sud du parc). Ce sont des hôtels historiques, et les hébergements les moins chers n’auront pas de salle de bains privées.

De notre côté, on a plutôt décidé d’opter pour un hébergement à Packwood, qui est la base la plus pratique située juste à la sortie sud-est du parc. C’est là que vous trouverez le plus d’options de logements (même si ça reste un grand mot, car il n’y a pas énormément d’hôtels autour de ce parc). Il y a aussi pas mal d’options pour manger, mais attention, tout ferme très tôt le soir (je recommande vraiment d’avoir des provisions avec vous pour la visite de ce parc).

Nous avons passé une nuit au Packwood Lodge, qui est un petit hôtel-motel au style montagnard, avec des tarifs plutôt abordables en réservant bien à l’avance. La chambre était basique mais propre et spacieuse.

Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Si vous préférez les hôtels historiques, le Historic Hotel Packwood vient d’être rénové, dans la même zone.

Les principaux secteurs du Mt Rainier National Park

Le parc du Mt Rainier peut se visiter avec le pass America the Beautiful, ou en payant un accès à la journée.

Si vous visitez le parc du Mont Rainier en début ou fin de saison, ou que vous ne souhaitez pas faire de grande randonnée, une journée permet déjà de découvrir les principaux secteurs du parc, dont vous pouvez déjà avoir un bel aperçu grâce aux différents arrêts se trouvant le long de ses routes panoramiques. Si vous y allez en juillet ou en août et que vous avez envie de randonner, je vous conseille de rajouter au moins une deuxième nuit sur place (à cette période, tous les secteurs devraient être ouverts).

Si vous êtes basés à Seattle et que vous avez envie de visiter le parc, sachez qu’il existe aussi des excursions à la journée qui peuvent être pratiques.

Vous retrouverez ci-dessous les différents secteurs du parc dans l’ordre où nous les avons parcourus… ou plutôt dans l’ordre où nous avions prévu de les parcourir, puisque comme expliqué plus haut, certains étaient malheureusement encore fermés ou peu accessibles. Vous pouvez tout de même garder cet ordre de parcours si vous avez la chance de visiter ce parc à la haute saison, qui est le plus pratique au départ de Seattle. Cela vous permettra aussi de continuer ensuite vers Yakima et Spokane, deux autres régions que je vous conseille de découvrir dans l’état de Washington (on en reparlera dans un autre article).

Le sud du parc : les secteurs Longmire et Paradise

Depuis Seattle, on accède au sud du parc national du Mt Rainier via la route 706. Avant même le début de la route de la Paradise Valley (qui constitue le début officiel du parc, après le guichet à l’entrée de celui-ci), je vous conseille de faire un arrêt dans le petit village d’Elbe, le long du lac Alder. Vous y trouverez une jolie église historique (Elbe Evangelical Lutheran Church) et juste à côté de celle-ci, une série d’anciens wagons de trains qui abritent plusieurs restaurants. Si vous avez le temps de vous arrêter pour manger, ça avait l’air vraiment sympa !

La Paradise Valley Road, la route panoramique du Mt Rainier

L’entrée sud-ouest du parc mène à la Paradise Valley Road. Au début de la route, on se trouve vraiment au coeur de la forêt, et on ne voit pas vraiment le sommet du Mt Rainier avant Longmire, où se trouve un petit musée et un centre d’information.

La route mène ensuite jusqu’à Paradise, avec plusieurs points de vue et chutes d’eau à découvrir le long de la route : 

  • Christine Falls : des chutes d’eau hautes de 21 mètres, sous un pont en pierre. Elles sont facilement accessibles. 

  • Glacier Bridge : un petit pont qui traverse la Nisqually River et offre des vues sur le Nisqually Glacier, si le temps est dégagé.

  • Narada Falls : des chutes de 57 mètres de haut – un premier point de vue se trouve juste le long de la route, et un petit sentier qui descend permet de se retrouver juste en face de celles-ci (mais attention, ça mouille !).

N.B. Une petite route secondaire mène au Ricksecker Point, un autre point de vue qui était malheureusement encore fermé.

On arrive ensuite à Paradise, où se trouve l’auberge historique du parc, qui mérite un coup d’oeil pour son intérieur tout en bois, et son magasin de souvenirs. En saison, de nombreuses randonnées partent depuis Paradise. J’aurais aimé aller voir les Myrtle Falls, mais elles étaient encore inaccessibles. On a par contre tenté le début de la Nisqually Vista trail, une petite boucle de niveau facile (2km) qui permet de surplomber la vallée du Nisqually Glacier, mais sans chaussures à crampons, on avançait difficilement dans la neige, et on a donc finalement fait demi-tour avant la fin !

Stevens Canyon Road

Après Paradise, la traversée du sud du parc continue en empruntant la Stevens Canyon Road. Cette seconde partie possède aussi plusieurs points de vue sympathiques : 

  • Inspiration Point : un point de vue sur le Mount Rainier (s’il est découvert…) et les montagnes Tatoosh.

  • Reflection Lakes : des lacs dans lesquels se reflète le Mt Rainier… sauf qu’à nouveau, la météo n’y était pas et nous n’en avons vu qu’un tout petit bout ici (mais les photos que j’ai pu voir lorsqu’il fait beau sont splendides !).

  • Box Canyon : une petite boucle à faire autour d’un pont, qui permet de découvrir un petit canyon haut de 55 mètres.

N.B. sur cette route, j’avais aussi repéré la randonnée Bench & Snow Lakes Trail (4 km) qui permet d’accéder à deux lacs d’altitude, avec aussi des vues sur le Mt Rainier. Cette randonnée n’est accessible qu’en plein été.

Le secteur Ohanapecosh : attention travaux

La Stevens Canyon Road mène au secteur de Ohanapecosh, au sud-est du parc. Cette zone est connue pour sa forêt primaire, qui abrite des sapins Douglas millénaires. L’attraction principal est la randonnée Grove of The Patriarchs (1,5 km), mais celle-ci, et la majorité du secteur, est inaccessible pour cause de travaux jusqu’au minimum fin 2026. Il faudra revenir !

Le secteur Sunrise

Après avoir passé la nuit à Packwood, mon but était à l’origine de partir tôt le matin pour aller voir le lever du soleil depuis le secteur Sunrise, qui se trouve au nord-est du parc. C’est la deuxième zone principale du parc pour les randonnées, mais malheureusement la route d’accès à cette zone était aussi encore fermée (c’est la dernière zone du parc à rouvrir en général). L’été, les randonnées dans cette zone permettent de se balader dans des prairies fleuries, avec des vues sur le Mt Rainier.

Voici les arrêts que j’avais prévus dans cette zone : 

  • Sunrise Point : pour observer le lever du soleil sur le Mt Rainier
  • Shadow Lake Trail (5 km) : une randonnée de niveau moyen au départ du Visitor Center, jusqu’au Shadow Lake.
  • Silver Forest Trail (3,2 km) : une randonnée avec des points de vue sur le Emmons Glacier, qui passe aussi par une ancienne forêt d’arbres morts.

Chinook Pass et Naches Peak

Si Sunrise est encore fermé, vous pouvez tenter à la place la zone du Naches Peak, près du Chinook Pass. Cependant, la route monte pas mal ici, ce qui veut dire que la neige était encore bien, bien présente à la mi-juin. Je vous montre en photo le point de départ de la Naches Peak Loop Trail, l’autre randonnée que j’avais pensé faire… et que nous n’avons donc pas faite, comme vous l’aurez compris ! La zone autour du Tipsoo Lake était accessible, mais le brouillard épais ne permettait de rien voir… 

On a ensuite redescendu la route 410, et la météo a à nouveau changé, puisque en une heure, le ciel bleu était revenu et on a même pu avoir de jolies vues sur le Mt Rainier bien dégagé sur la route vers Yakima… frustrant, je vous l’avais dit ! ;-)

 

Prochaine étape : Yakima, Palouse Falls et Spokane

 

Texte et photos : Emmanuelle Hubert et Kevin Berger

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