Après une première étape dans le Kalahari, notre roadtrip en Namibie se poursuit en direction du deuxième désert du pays, le désert du Namib. Ce désert est surtout connu pour ses dunes, dont certaines sont parmi les plus hautes au monde. Ce sont de longues pistes scéniques qui nous emmènent au coeur du parc national de Namib-Naukluft, qui est très loin de se limiter aux fameuses dunes de Sossusvlei et Deadvlei, son secteur le plus touristique. Dans cet article, je partage avec vous tous mes conseils pour découvrir les incontournables du désert du Namib ainsi que quelques arrêts plus méconnus, et de superbes adresses d’hébergements testés et approuvés.
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Découvrir le désert du Namib en pratique
Les différents secteurs accessibles du parc national de Namib-Naukluft
Quand on parle du désert du Namib, on parle en fait la plupart du tems du secteur de Sesriem, qui est la porte d’entrée vers les dunes de Sossusvlei, là où l’on peut vivre l’expérience de monter au sommet de quelques unes des plus hautes dunes du désert. Il faut cependant être conscient que le désert du Namib fait plus de 80.000 km², il est donc loin de se limiter à cela ! Par contre, c’est vrai que c’est le secteur le plus accessible. Il y a en effet très peu de routes qui traversent le désert, et les routes secondaires dans le désert entre Sesriem et Walvis Bay nécessitent d’ailleurs un permis. Bref, il n’y a au final que quelques secteurs qui peuvent se parcourir facilement en voiture :
- La route partant de Sesriem et menant jusqu’aux dunes de Sossusvlei et à Deadvlei (route payante, ouverte généralement du lever au coucher du soleil) : c’est le secteur le plus représentatif de l’image que l’on se fait du désert du Namib (grandes dunes de sable doré à perte de vue).
- Les montagnes du Naukluft : c’est « l’autre côté » du parc national de Namib-Naukluft, qui s’étend globalement à l’est de la route C19. L’environnement y est tout aussi désertique, mais aussi plus montagneux. C’est dans cette zone qu’il faut aller pour avoir plus de chance de voir les animaux sauvages du désert : zèbres des montanges, oryx, antilopes, autruches, chevaux sauvages, renards et autres petits prédateurs, et même quelques girafes (les girafes sont les seules que nous n’avons pas vu). Les observations peuvent se faire le long de la C19, où via les lodges qui se trouvent dans le secteur (voir ma bonne adresse plus bas).
- Le « Namib côtier » : le Namib est aussi unique car il se « jette » dans l’océan. La partie côtière du désert, parsemée d’épaves, est très peu accessibles à part du côté de Walvis Bay et tout au nord vers Luderitz (et sa fameuse « ghost town »). Je vous reparle du secteur de Sandwich Harbour, qui se découvre en excursion depuis Walvis Bay, dans cet autre article. Cet article sera consacré en détail aux deux premiers secteurs.
Faut-il un 4×4 pour explorer le désert du Namib ?
C’est la question que je me posais beaucoup en planifiant mon voyage, et la réponse est la suivante : ce n’est pas nécessaire, mais y aller sans 4×4 sera très désagréable et les temps de trajet déjà longs le seront encore beaucoup plus. Il faut vous dire que pour relier Sesriem depuis le désert du Kalahari, il y a de longues pistes de sable à emprunter. Elles sont en assez bon état car elles sont bien entretenues, mais sans l’assurance d’un 4×4 je crois qu’on aurait quand même avancé beaucoup moins rapidement et facilement !
On retrouve les routes goudronnées vers Sesriem, mais les choses se compliquent à nouveau si vous voulez aller jusqu’au bout de la route des dunes de Sossusvlei, jusqu’à Deadvlei, la dernière partie étant le seul secteur réellement interdit sans 4×4. Et même avec un 4×4, il faut avoir une bonne maîtrise et de bons réflexes. Heureusement que Monsieur a assuré derrière le volant, personnellement je n’aurais pas réussi ! Et on a aussi vu des voitures qui y allaient avec « confiance », et qui ont fini par s’ensabler, donc allez-y avec beaucou de prudence ! En théorie, il y a des navettes en genre de gros tracteur 4×4 qui emmènent (en payant) de la fin de la route principale jusqu’au parking de Deadvlei, mais je pense qu’il ne faut pas être pressés car lors de notre voyage, nous n’en avons croisé aucun !
La route vers le canyon de Sesriem était aussi en très mauvais état lors de notre voyage et nous aurions sans aucun doute touché le bas de caisse à plusieurs reprises sans un haut 4×4 : si la route n’a toujours pas été réparée, je vous la déconseillerais aussi avec une voiture simple.
Plus d’infos sur la conduite en Namibie dans cet autre article.
Quelles routes emprunter pour rejoindre le désert du Namib ?
C’est dans le secteur du désert du Namib que vous trouverez les plus belles routes de Namibie, certaines étant même réputées comme parmi les plus belles routes au monde ! Alors oui, il y a une longue route pour y arriver, mais les vues le long de la route pour y arriver font déjà entièrement partie de l’expérience ! On parle de kilomètres et de kilomètres au beau milieu d’étendues désertiques, sans croisier une seule autre voiture.
Dans le cadre d’un roadtrip en Namibie, la plupart des voyageurs arrivent à Sesriem depuis le Kalahari ou depuis Luderitz, si vous faites encore une plus grande boucle. Depuis Mariental, nous avons suivi grosso modo la C19, qui devient progressivement de plus en plus « sauvage ». Vous pouvez suivre cette route jusqu’à l’intersection avec Sesriem, où si vous avez le temps, vous pouvez faire comme nous l’avons fait et faire un détour pour rejoindre la C27 (la route que vous emprunterez si vous arrivez du sud), qui est probablement la route la plus scénique. Attention quand même aux temps de route et faites en sorte d’arriver à votre destination bien avant le coucher du soleil.
Combien de temps prévoir pour explorer le désert du Namib ?
Le désert du Namib fait vraiment partie des incontournables de Namibie et mérite donc que l’on s’y attarde plusieurs jours ! Etant donné que le jour d’arrivée et de départ sera probablement passé en grande partie sur la route, voici ce que je vous recommande de prévoir au minimum (c’est aussi ce que nous avons fait) :
- Au minimum 2-3 nuits à Sesriem ou à maximum 1 heure de là (pour pouvoir être à l’entrée du parc au lever du soleil) – soit au même endroit, soit comme nous l’avons fait dans 2 hébergements différents pour couper la route et combiner les expériences. Nous avons passé une première nuit au Elegant Desert Camp (montagnes du Naukluft) et les deux suivantes au Desert Quiver Camp (plus de détails plus bas dans l’article).
- Au minimum 2 nuits du côté de Walvis Bay au Lagoon View Self Catering pour explorer la partie côtière du désert (plus de détail dans mon prochain article).
Le lever et le coucher du soleil sont les meilleurs moments pour explorer les dunes, mais c’est aussi à ce moment que tout le monde y va donc ne vous attendez pas à être seuls au monde à ce moment sur la route entre Sesriem et Sossusvlei. C’est pourquoi, personnellement, on a aussi beaucoup aimé y être en pleine journée, où on peut se retrouver quasiment seuls sur la plupart des dunes. En étant bien équipés (beaucoup d’eau et bien couverts pour le soleil), l’expérience est beaucoup plus « exclusive » ! Et au moins de juin, les températures bien qu’élevées étaient encore supportables.
Où loger à proximité de Sesriem ?
Comme je vous l’expliquais plus haut, avant d’arriver à Sesriem (la porte d’entrée principale du Namib), nous avons d’abord passé une première nuit du côté des montagnes du Naukluft, ce qui nous a permis de légèrement couper la route et de pouvoir profiter des animaux sauvages. Ce secteur est beaucoup moins fréquenté, avec seulement quelques lodges, toutes très isolées. Nous avons logé dans l’un des plus beaux hébergements de ce voyage, le Elegant Desert Camp, qui m’a permis de réaliser un de mes rêves grâce au lit que l’on pouvait tirer vers l’extérieur pour dormir à la belle étoile et observer les étoiles dans un cadre incroyable !
Les tentes-cabanes avaient tout le confort possible (grande salle de bain intérieure et douche extérieure), et la piscine et petit bar en hauteur offrait le point de vue idéal pour profiter du coucher du soleil. Sans oublier les toilettes extérieures peut-être les plus scéniques du monde ?!
Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.
Ce petit camp haut de gamme dépend du Elegant Desert Lodge, à 10 minutes de route, où l’on a pris la demi-pension. Le repas y était bon, sans plus. Je n’ai pas regretté d’avoir opté pour le camp plutôt que le lodge, car le cadre était beaucoup plus intimiste. Si ça ne vous embête pas de faire quelques allers-retours, vous pouvez tout à fait envisager de vous baser ici pour plusieurs nuits.
Le long de la C19, j’avais aussi repéré le Desert Hill Lodge (qui a l’air d’être un peu dans le même style !), et le We Kebi Safari Lodge, qui peut être une bonne option pour encore mieux couper la route depuis le Kalahari, et vous assurer de voir plus d’animaux sauvages.
La solution de « facilité » si votre but principal, c’est de parcourir la route des dunes de Sossusvlei, c’est de vous baser près des portes du parc, afin de pouvoir être dans les premiers à y entrer au lever du soleil (et ne pas devoir trop conduire de nuit à la nuit tombée, jamais une bonne idée en Namibie). Le petit village de Sesriem est minuscule, il n’y a même pas de petit magasin pour acheter de quoi manger, juste une pompe à essence et quelques lodges. Nous y avons logé deux nuits dans ce qui fut l’un des meilleurs rapports qualité-prix de ce voyage (encore plus étonnant vu les prix pratiqués dans le coin !), le Desert Quiver Camp, une sorte de « motel » à la namibienne, vraiment très moderne et spacieux pour le prix.
Son grand atout est qu’il se trouve à quelques minutes seulement de voiture du parc, vraiment très pratique le matin et le soir. Il n’y a rien pour manger sur place, mais le camp dépend du Sossusvlei Lodge, un lodge plus classique, où il est possible de prendre ses repas si vous optez pour la demi-pension. On a préféré profiter de leurs services de commande de barbecue, vraiment super pratique (et bien moins cher que la demi-pension) : à l’arrivée, vous compléter un petit formulaire avec ce que vous voulez (viandes et accompagnements), et on vient vous apporter le tout à votre logement à l’heure du repas ! On a beaucoup aimé ce petit moment braai face au feu de bois, à profiter de la fin du coucher du soleil avant de déguster les copieuses portions qui nous attendaient (tout en surveillant le chacal qui trainait dans le coin et attendait son heure !). Leurs boerewors (saucisses traditionnelles) étaient délicieuses. Encore une fois, ce fut beaucoup plus intimiste que si nous avions opté pour l’option lodge.
Au niveau de l’hébergement en lui-même, il s’agit de petites cabines séparées les unes des autres, dans un très beau cadre naturel. Le tout est très récent, et la chambre était vraiment confortable. Il y a aussi une petite piscine pour se rafraîchir après une journée dans les dunes. Bref, vraiment l’endroit parfait – à condition d’arriver à y avoir de la place, puisqu’ils sont vite complets (j’ai du réserver plus de 6 mois à l’avance pour nos dates, et ils ont été complets juste après).
Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.
Les montagnes du Naukluft
Secteur souvent oublié des touristes de passage, qui foncent directement vers Sesriem, les montagnes du Naukluft mérite pourtant que l’on s’y attarde un peu plus, surtout si vous êtes à la recherche de calme et d’observations animalières, et tout ça sans tourisme de masse.
Le mieux pour les explorer est de prévoir au moins une nuit dans un des lodges qui s’y trouvent, car ce sont via ceux-ci que vous pourrez faire des activités comme des sundowners, randonnées, etc. C’était notre but de base, mais on avait déjà tellement vu d’animaux en chemin vers le Elegant Desert Camp que nous avons finalement décidé de juste profiter de l’endroit par nous-mêmes !
C’est dans cette zone que se trouvent la plupart des animaux du désert. On a eu de la chance en croisant plusieurs fois de près des zèbres des montagnes, les plus rares, reconnaissables à leurs zébrures qui descendent jusqu’en bas de leurs pattes, au contraire des zèbres des plaines. Nous avons aussi pu voir plein d’oryx, des autruches, des chacals,… y compris directement depuis notre logement (et depuis notre lit installé à l’extérieur – si c’est pas la meilleure manière d’observer des animaux ça !). Il y aurait aussi quelques girafes, mais nous n’en avons pas vu ici.
Comme il y a très peu de logements dans ce coin-ci, c’est aussi là que nous avons vu les plus beaux ciels étoilés de tout le voyage, et de toute ma vie ! Il n’y a vraiment pas de mot. Si vous aimez observer les étoiles, faites-vous le plaisir de dormir au moins une nuit ici, vous ne le regretterez pas !
Si vous ne logez pas de ce côté, vous aurez tout de même, comme je vous le disais plus haut, l’occasion de faire quelques observations animalières le long de la C19, notamment lorsque vous quittez Sesriem pour prendre la direction de Walvis Bay : il y a notamment beaucoup de zèbres des montagnes dans ce secteur, donc n’oubliez pas d’ouvrir l’oeil.
La Route C27 et le Mirage
L’autre route d’accès possible pour rejoindre Sesriem, c’est la route C27, qui ne longe elle pas les montagnes, mais le désert. Réputée comme l’une des plus belle route du monde, c’est vrai que l’on en prend plein la vue (même si nous y avons vu beaucoup moins d’animaux).
Le deuxième jour, nous avons pris notre repas du midi dans un cadre insolite, qui constitue un arrêt parfait sur cette route avant de rejoindre Sesriem : Le Mirage Resort & Spa. Qui porte bien son nom, puisqu’on ne s’attend pas à débarquer dans un tel endroit ici ! Ce petit « fort » semble sorti de nulle part, tel un oasis au milieu du désert. Ca n’a pas été sans me rappeler les kasbah marocaines. J’avais pas mal hésité à y loger aussi, mais faute de pouvoir tester tous les hôtels, le lunch nous a déjà offert une très chouette expérience ! J’avais appelé pour prévenir de notre visite, et nous nous sommes retrouvés entièrement seul au restaurant le midi. Leur carte est plus réduite que le soir, mais les burgers que nous y avons mangé étaient excellents. Vraiment un moment parfait, avant de retourner aux lunchs sur le pouce des jours suivants !
Découvrir le désert du Namib au départ de Sesriem
On en vient à présent au vif du sujet : le secteur des dunes de Sossusvlei, la partie la plus visitée du désert du Namib, à laquelle on accède via la porte d’accès, ouverte du lever au coucher du soleil, située à Sesriem. Depuis cette entrée, il vous faudra compter une bonne heure pour atteindre le bout de la route goudronnée, et puis encore quelques kilomètres de pistes pour arriver au parking de Deadvlei, qui est le point le plus lointain accessible en voiture. Il s’agit de l’unique route du secteur (mis à part le petit aller-retour vers le canyon de Sesriem), il vous faudra donc revenir sur vos pas en fin de journée. N’oubliez pas que les portes ferment au coucher du soleil, donc prévoyez large pour ne pas rester bloqués à l’intérieur du parc le soir !
Nous avons consacré une journée et demi à la visite de ce secteur, ce qui était largement suffisant pour faire le tour de ses principaux points d’intérêt. Avec une journée de plus, on peut envisager de faire quelques montées de dunes ou randonnées supplémentaires (à condition d’être en bonne condition physique, car c’est éprouvant !), ou d’envisager, si les conditions météos sont bonnes, de faire un tour en montgolfière ou en petit avion (les lodges peuvent arranger pour vous ce genre d’excursion – attention par contre, c’est vraiment très cher et il y a beaucoup d’annulations).
Ci-dessous, je reviens en détail sur nos différentes visites du secteur, dans l’ordre chronologique.
La dune Elim
La première après-midi, nous avons commencé par prendre la direction de la dune Elim, qui est la grande dune la plus proche de Sesriem. Vu les heures d’ouverture du parc, c’est votre meilleure option si vous voulez faire une randonnée au lever ou au coucher du soleil.
C’est une dune un peu plus « verte » que les dunes suivante, elle abrite donc une faune et flore plus importante. On y a notamment fait un petit tête à tête inattendu avec un oryx ! C’est aussi la dune parfaite pour commencer en « douceur » : la pente de cette dune est la plus douce, mais la dune étant tout en longueur, elle semble un peu interminable (mais on a pas besoin de la traverser entièrement pour profiter des vues à couper le souffle).
Au final, et je ne m’y attendais vraiment pas, je pense que la Elim Dune a été ma préférée : elle est beaucoup plus facile à monter et descendre (surtout si vous êtes sujet au vertige comme moi), il y a de belles vues dès le départ et même des endroits un peu ombragés grâce aux plantes qui font aussi la particularité de cette dune. Bref, ne la manquez pas (et en bonus, il n’y a en général pas trop de monde sur celle-ci). Nous l’avons faite à la « golden hour » et ce fut magique.
Sundowner dans la réserve du Sossusvlei Lodge
La dune Elim est la seule dune que nous avons monté le premier jour, puisque nous avions réservé en fin de journée un sundowner à la Sossusvlei Lodge (lodge mère du Desert Quiver Camp où nous logions, mais leurs activités sont accessibles à tous, sur réservation préalable). Ce sundowner est intéressant car il se fait dans leur réserve privée qui se trouve en bordure du parc national, ce qui permet d’y circuler après les heures de fermeture du parc et donc de pouvoir profiter réellement du coucher du soleil. Et gros bonus : c’était sensé être un tour en groupe, mais nous étions finalement seuls !
Le guide nous a donné plein d’informations passionnantes. C’est loin d’être un game drive, mais on a quand même vu quelques animaux et surtout, pour environ 20€ par personne, cela incluait un énorme apéro avec boissons et plein de bonnes choses à manger (ça nous a fait office de repas du soir tellement c’était copieux !). On s’est posés à un super spot face au coucher du soleil et à la Elim Dune, au loin, et on a longuement papoté avec notre guide. Vraiment une activité que je vous recommande, surtout au vu de son petit prix.
La route des dunes de Sossusvlei
Le lendemain matin, nous nous sommes levés aux aurores pour arriver à l’ouverture de la porte du parc à Sesriem. Le parc ouvre au lever du soleil, mais le temps de faire la file, celui-ci était déjà bien avancé ! C’est frustrant mais on le savait, et c’est malheureusement partout comme ça en Namibie.
Nous avons pris la décision de traverser directement le parc jusqu’à Deadvlei (1h de route) et de prendre plus notre temps pour des arrêts en chemin sur le chemin du retour, l’après-midi. La lumière du matin est magique, mais il y avait énormément de monde partout, ce qui est vraiment rare pour la Namibie. Dès la fin de la matinée, heureusement, ça se calme.
Deadvlei et la dune Big Daddy : l’incontournable de Sossusvlei
A la fin de la route des dunes de Sossusvlei, après 4 km parcourus tant bien que mal avec la jeep dans le sable profond, se trouve le fameux Deadvlei, l’un des endroits les plus photographiés de Namibie. Il s’agit d’une cuvette d’argile au beau milieu du désert, parsemée d’arbres morts figés depuis plus de 900 ans !
Dead Vlei se trouve aux pieds de la dune Big Daddy qui, avec ses 325 mètres de haut, est l’une des dunes de sable les plus hautes au monde. Elle ne semble peut-être pas si haute vue d’en bas, mais croyez-moi : la montée est sportive, surtout à cause de la chaleur. Beaucoup de personnes décident de faire cette ascension en tout début de journée, mais ce n’est pas le conseil que je vous donnerais : il y a énormément de monte qui font l’ascension à ce moment, ce qui veut dire des « bouchons » sur la crète, et si vous voulez prendre votre temps, vous ne savez pas.
Comme j’ai un peu le vertige, on a préféré attendre un peu que la foule ait terminé et nous avons été parmi les derniers à y monter en fin de matinée. Résultat : nous avons rapidement eu la dune pour nous tous seuls, c’était magique ! Même si je me suis demandée à plusieurs reprises pourquoi je m’infligeais ça, surtout en devant finir à pied nu sur le sable brûlant, mais je dois dire que les vues depuis le sommet, et l’expérience de s’y retrouver seuls au monde, en valait la peine. Et la redescente, que l’on fait en courant en ligne droite depuis le sommet, fait vraiment retomber en enfance…
Cerise sur le gâteau : en début d’après-midi, la luminosité est bien meilleure et permet de prendre de meilleures photos de Deadvlei avec la Big Daddy en arrière-plan. Bref, si vous êtes bien équipés en haut et bien protégés pour le soleil, je vous conseille personnellement ce créneau !
A noter qu’il y a une deuxième zone avec des arbres morts (moins nombreux), Hidden Vlei, accessible via une randonnée un peu plus longue depuis le début de la piste vers Dead Vlei. Comme nous avions pris beaucoup de temps à Deadvlei, nous ne l’avons pas faite, mais si vous êtes dans le secteur pour deux jours, ça peut être une bonne idée également (surtout qu’il semblerait qu’il y ait beaucoup moins de monde dans ce secteur également).
Montée de la Dune 45
Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à la Dune 45, dont le parking était rempli à craquer le matin. En après-midi, nous n’étions que quelques personnes. Avec Big Daddy et la Elim Dune, la Dune 45 complète le trio des trois hautes dunes dont la plupart des touristes font l’ascension. Celle-ci reste quand même un peu plus rapide – mais j’ai laissé à Monsieur le soin d’y monter et d’y faire quelques photos, car je n’avais plus trop le courage après Big Daddy !
Le Sesriem Canyon
Enfin, notre dernier arrêt avant de quitter ce secteur du parc fut au Canyon de Sesriem, un petit canyon creusé par la rivière Tsauchab. La balade est assez courte, puisqu’il n’y a qu’un petit secteur d’environ 1 km de long accessible à pied depuis le parking. Après avoir vu les canyons des USA et de Jordanie, ce n’est peut-être pas le plus impressionnant que nous avons pu voir, mais il mérite tout de même un petit arrêt, surtout que c’est bien ombragé !
Solitaire et la route vers Walvis Bay
Après une dernière nuit à Sesriem, le lendemain matin, nous avons repris la route assez tôt en direction de Walvis Bay, en reprenant la C19, puis la C14. Cette route est en bon état, et on a pu refaire encore pas mal d’observations d’animaux le long de la route (oryx, zèbres des montagnes, autruches,…).
Pour couper la route, faites un arrêt à Solitaire, un pit stop connu pour son ambiance façon Ouest américain, avec ses carcasses de vielles voitures, mais aussi pour… ses tartes aux pommes ! Elles sont à déguster à la Moose McGregor Desert Bakery et même si, contrairement à ce que j’avais pu lire, je n’ai pas trouvé que c’était les meilleures au monde, ça reste un arrêt sympa et très insolite dans un tel cadre !
Le Namib côtier
Mais notre exploration du Namib n’était pas encore terminée, puisque l’autre secteur le plus touristique de celui-ci, Sandwich Harbour, que nous avons découvert grâce à une excursion d’un jour qui combinait croisière et tour en jeep dans les dunes au départ de Walvis Bay. Je vous en parle en détail dans cet article.
Découvrez mon itinéraire complet en Namibie dans cet article : Roadtrip en Namibie : mon itinéraire de 2 semaines
Texte et photos : Emmanuelle Hubert et Kevin Berger




































































































































































