Roadtrip en Namibie : mon itinéraire de 2 semaines

Si vous aimez les grands espaces sauvages, les beaux paysages et les safaris, la Namibie est l’une des meilleures destinations d’Afrique ! Nous sommes partis pour un roadtrip en Namibie de 2 semaines et dans cet article, je reviens sur notre itinéraire détaillé au jour le jour, et je vous donne tous mes conseils pratiques pour bien préparer ce voyage unique. Des dunes de Sossusvlei au parc national d’Etosha, en passant par Walvis Bay et la côte, ou encore la surprenante capitale Windhoek, cet itinéraire vous permettra de découvrir confortablement tous les grands classiques du pays. Et pour rendre ce séjour encore plus inoubliable, j’ai déniché pour vous des lodges de rêve dont certaines sont clairement parmi les plus beaux hébergements où j’ai eu l’occasion de séjourner !

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Mes conseils pratiques pour organiser votre roadtrip en Namibie

Avant de partager avec vous notre itinéraire détaillé au jour le jour, voici quelques conseils très importants pour profiter au mieux de votre voyage en Namibie.

Quand partir en Namibie ?

Nous sommes partis en Namibie au mois de juin, ce qui correspond à l’hiver austral, qui s’étend de mai à octobre et qui est aussi la saison sèche. Cette période est considérée comme idéale pour visiter la Namibie, car le climat est sec et ensoleillé. Les températures sont agréables le jour (à part aux dunes de Sossusvlei, nous n’avons jamais souffert de la chaleur), mais il fait froid la soirée et la nuit.

C’est aussi une bonne période pour faire un safari, car les paysages sont secs et les animaux sont plus faciles à voir. Durant la saison des pluies (de novembre à avril), il fait plus chaud et humid, et les animaux peuvent être plus difficiles à observer à cause des paysages plus verdoyants et au plus grand nombre de points d’eau créés par les pluies. Cependant, il y a aussi moins de monde à cette période et les tarifs peuvent être parfois beaucoup moins élevés.

Etant donné que pour moi, le côté safari n’est vraiment pas le seul attrait de la Namibie, je pense qu’il est tout à fait possible d’envisager un roadtrip en Namibie n’importe quand dans l’année, si une chaleur un peu plus humide ne vous dérange pas. En plus, voyager à la saison des pluies devrait vous permettre de profiter un peu mieux des piscines (souvent splendides) des lodges, qui sont glaciales durant l’hiver austral (on ne peut pas tout avoir !).

Combien de temps prévoir pour un roadtrip en Namibie ?

Nous avons passé deux grosses semaines en Namibie, 17 jours plus exactement si on enlève les jours d’arrivée et de départ depuis l’Europe (les vols de nuit arrivent le jour suivant). L’itinéraire que vous découvrirez plus bas dans cet article est un excellent combiné des différents attraits du pays pour un premier voyage, mais il peut facilement être réduit à 15 jours en retirant du temps à Etosha (je pense que nous y avons passé un peu trop de temps) et/ou dans le Damaraland (j’ai beaucoup aimé, mais beaucoup de touristes n’y passe qu’une nuit, nous en avons passé trois).

Nous avons fait le choix de ne pas inclure le sud de la Namibie, à savoir le Fish River Canyon, Kolmanskop et Lüderitz (repopularisé récemment par la série Fallout). Ceux-ci peuvent être rajouté à cet itinéraire si vous passez au minimum 3 semaines complètes sur place (mais cela vous rajoutera quand même beaucoup de route !). Personnellement, j’imagine très bien y revenir plus tard en combinaison avec un retour en Afrique du Sud par exemple.

Certaines touristes font aussi le choix d’explorer le nord (jusqu’aux Epupa Falls), ou de rouler jusqu’aux Victoria Falls via la bande de Caprivi, mais cela rajoute encore énormément d’heures de route. Si vous faites ça, vous n’allez faire que rouler si vous ne restez que 2-3 semaines, et je trouve ça un peu dommage. Je vous conseille d’envisager ces « extensions » uniquement si vous êtes en Namibie pour 3 à 4 semaines au moins. Ou alors, il vous faudra couper sur certains classiques (par exemple, ne faire que le nord du pays, mais ça veut aussi dire zapper les dunes, qui sont l’un des grands attraits du pays…).

La conduite en Namibie

Si la Namibie est aussi populaire parmi les destinations africaines c’est que, comme en Afrique du Sud, il est assez facile d’y conduire (cela reste encore plus facile en Afrique du Sud, mais la Namibie est aussi un peu plus sécuritaire…). Il y a trois options principales au niveau des transports : 

  • Conduire soi-même avec un 4×4 et loger dans des hôtels et lodges. C’est l’option que nous avons choisie (nous avons loué la voiture via BSP Auto, mais vous pouvez aussi comparer les prix sur DiscoverCars). Personnellement, je vous recommande car c’est assez facile à organiser ! La grande majorité des routes sont bien entretenues mais un 4×4 est quand même une nécessité pour rendre le voyage plus confortable. Il y a cependant plein de petites subtilités à bien comprendre avant de partir sur les routes namibiennes. Et comme cet article sera déjà bien long, je détaille tous mes conseils dans un article dédié : Conduire en Namibie : mes conseils & guide pratique
  • Conduire soi-même avec un 4×4 avec tente sur le toit : c’est une option de plus en plus populaire, mais pas forcément beaucoup moins chère lorsque l’on considère le coût plus élevé de la location et les coûts des campings (le camping sauvage est interdit en Namibie). Si ça vous intéresse de faire ça dans un budget qui reste raisonnable, je vous recommande la formule Namibia Nomads de TravelBase, qui inclus la location et les réservation de campings (la Namibie en last minute sans réservations, que ça soit hôtels ou campings, c’est mort !) et un roadbook quotidien pour votre itinéraire.

  • Participer à un voyage organisé, en groupe ou privatif (avec guide et/ou chauffeur) : on a quand même vu pas mal de personnes qui avaient opté pour cette option. Je comprends que l’Afrique peut faire peur si vous n’y avez jamais voyagé, mais vraiment, ce n’est pas forcément nécessaire en Namibie (bien moins qu’en Tanzanie ou au Kenya par exemple). Cependant, si vous avez vraiment envie de vous laisser porter et de ne pas conduire vous-mêmes (ça, je comprends que le nombre d’heures de route peuvent faire peur à certaines personnes…), je vous recommande d’aller comparer les prix sur le site SafariBookings, où vous pourrez faire des demandes de devis gratuites chez plusieurs prestataires. Pour des accompagnements en français, allez plutôt voir sur Evaneos, mais les tarifs sont généralement supérieurs pour les tours qui ne sont pas en anglais.

Le budget en Namibie

Cela faisait plusieurs années que j’envisageais de partir en Namibie et je dois dire que l’augmentation des prix d’une année à l’autre est assez folle ! Je suis contente de l’avoir fait maintenant, car les prix continuent à augmenter et je ne les vois pas rebaisser rapidement. C’est donc l’un de ces voyages à prioritiser si vous êtes surs de vouloir y aller un jour.

L’une des raisons pour lesquelles les hébergements (qui constituent le gros du coût du voyage, avec la voiture de location) se permettent de constamment augmenter leur prix, c’est que leur nombre reste très limité, et le nombre de touristes ne fait qu’augmenter (même si ça reste encore une destination très agréable à faire – on ne parle pas de grosses foules et vous serez la plupart du temps seul sur la route !).

Mais clairement, si l’on compare par exemple avec sa voisine l’Afrique du Sud, où il y a beaucoup, beaucoup plus de choix pour tous les budgets, le rapport qualité-prix est clairement moins bon en Namibie. Il y a peu de chose que l’on puisse faire à ce sujet, mais mon conseil principal est de réserver bien à l’avance pour essayer d’avoir les meilleurs hébergements à bon prix. Certains sont complets jusqu’à un an à l’avance. Vous pouvez avoir de la chance avec des annulations de dernière minute, mais globalement, la Namibie est vraiment l’un de ces voyages qui se prépare bien longtemps à l’avance. Si vous êtes ici parce que vous envisagez un voyage en last minute, je vous conseille fortement de vous rabattre sur l’Afrique du Sud (voir mon super itinéraire en Afrique du Sud ici).

La sécurité en Namibie

La Namibie fait partie des pays africains les plus sécuritaires, même s’il faut rester quand même très vigilant dans les grandes villes. En comparaison avec l’Afrique du Sud, il y a beaucoup moins « d’incidents » en Namibie, mais les vols restent une possibilité si vous ne faites pas attention. Pour éviter tout souci sur votre route, conduisez toujours bien les portes et fenêtres fermées, surtout aux feux rouges. Et surtout, ne laissez pas d’affaires visibles dans votre voiture et fermez-la systématiquement. A Windhoek, Swakopmund et Walvis Bay, ne laissez rien du tout dans votre voiture (surtout pas vos valises) si vous vous garez dans la rue ou même dans les parkings non fermés des hôtels.

Pour votre sécurité personnelle, il vaut aussi mieux éviter de conduire la nuit, qui représente deux autres gros dangers : les animaux sauvages que vous ne verrez pas débarquer et les conducteurs saouls, les deux plus gros risques d’accidents en Namibie.

Visa et vaccins

Depuis 2025, les voyageurs européens, dont les belges et les français, doivent obtenir un visa touristique pour pouvoir entrer en Namibie. Nous avons voyagé juste avant sa mise en place, mais il semblerait que vous ayez le choix entre le Visa on Arrival ou le E-visa à faire en ligne avant le départ. La durée du passage aux frontières était déjà longue lors de notre voyage, et j’imagine que ça ne s’est pas arrangé avec ce nouveau Visa, donc prévoyez du temps à votre arrivée !

Aucun vaccin n’est obligatoire pour entrer en Namibie si vous arrivez directement d’Europe, mais un vaccin contre la fièvre jaune peut être demandé si vous avez transité par un pays où la maladie est présente. Quoi qu’il en soit, vu que c’est un vaccin qui est valable à vie, je vous recommande personnellement de le faire si vous comptez voyager dans plusieurs pays d’Afrique, pour être tranquille. Faites aussi en sorte d’être couvert dans vos rappels de vaccins classiques, notamment le tétanos.

En ce qui concerne le paludisme (malaria), le risque est faible à nul dans le désert, sur la côte ou à Windhoek, mais la maladie est présente dans la zone proche d’Etosha, et dans la bande de Caprivi. Etant donné les effets secondaires courants de la médication contre la malaria, je vous recommande d’en parler à votre médecin avant votre départ. Personnellement, nous avons choisi de prendre les médicaments pour couvrir uniquement la période où nous étions à Etosha. Quel que soit votre choix, faites bien attention et mettez toujours un bon anti-moustique avec au minimum 40% de Deet. Porter des vêtements longs aide à vous protéger aussi.

Mon itinéraire détaillé en Namibie : safari, désert et nature sauvage

Voici le résumé au jour le jour de notre itinéraire en Namibie. Je pense à nouveau avoir réussi à faire un bon mix des endroits les plus incontournables, avec quelques étapes plus méconnues, et aussi avec des pépites au niveau des hébergements ! Cet article vient compléter et résumer mes articles détaillés sur chaque destination. Pour plus d’informations sur chacune de ces étapes, il vous suffit donc de cliquer sur les liens que je vous indiquerai pour aller consulter les articles en question.

Jour 1 : départ

Nous sommes partis avec un vol de nuit via Frankfurt avec Discover Airlines, qui appartient à Lufthansa. Je dois dire que je n’ai jamais vu des sièges aussi inconfortables sur un long courrier, donc si vous avez l’option de passer par une autre compagnie, faites-le ! 

Jour 2 : Windhoek

Nous sommes arrivés le matin à Windhoek. Après avoir récupéré une carte SIM à l’aéroport (pas d’e-SIM en Namibie…), nous avons prix un taxi vers le centre-ville (nous avons fait le choix de récupérer la voiture le lendemain directement en ville).

Après un mini break à l’hôtel, nous sommes allés manger au sommet de l’Independence Memorial Museum (meilleur rooftop de Windhoek !), puis l’après-midi, nous avions réservé une visite guidée de Windhoek sur GetYourGuide, qui était vraiment très sympa. Nous avons fait le tour des principaux sites historiques du centre-ville et visité le canton de Katutura (le marché est une expérience à vivre absolument !). Les explications historiques et culturelles données par notre guide étaient la parfaite introduction au pays. Tarifs et informations pratiques ici.

De retour à notre hôtel, nous avons profité d’un cocktail au coucher du soleil avant d’aller manger (en Uber) chez Joe’s Beerhouse, le restaurant le plus populaire de la ville. Le cadre est super kitsch, façon tiki bar africain. J’ai adoré l’ambiance, et on y a bien mangé !

Mon article détaillé : Visiter Windhoek, la capitale de la Namibie : mes conseils et bonnes adresses

Hébergement : 1 nuit à Windhoek au Hilton Windhoek. J’adore passer la première nuit dans un hôtel Hilton car on peut en général y faire le check-in dès le matin, et ce fut encore une fois le cas ici. Toujours fort plaisant de pouvoir directement prendre une douche à la sortie d’un long vol ! En plus, la situation est vraiment parfaite pour pouvoir explorer à pied, avec en cerise sur le gâteau un très chouette rooftop avec un bar et une piscine. Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 3 : de Windhoek au Kalahari

Après avoir récupéré notre voiture de location puis fait le plein de provisions au super Food Lover’s Market, nous quittons Windhoek pour commencer officiellement notre roadtrip, en direction des dunes rouges du désert du Kalahari. En chemin, n’oubliez pas de faire un petit arrêt photo lors du passage du Tropique du Capricorne ! 

Pour découvrir le désert du Kalahari, il faudra vous baser dans l’une des lodges isolées qui s’y trouvent. Nous avons opté pour le sublime Bagatelle Kalahari Game Ranch, et nous n’aurions pas pu commencer mieux ce voyage ! Nous avons logé dans un magnifique châlet avec vue sur les dunes (et une belle baignoire !).

Pour profiter pleinement de l’expérience du Kalahari, nous avons réservé pas moins de 3 activités au départ du lodge : un game drive l’après-midi avec sundowner, un game drive nocturne, et une rencontre avec les San le lendemain matin. La réserve privée dans laquelle se trouve ce lodge est très intéressante car on y trouve notamment des rhinocéros et des guépards, que vous verrez de manière assurée si vous participez aux visites dédiées. C’est vraiment l’endroit parfait si vous voulez voir des animaux sauvages dans un cadre désertique sublime !

Mon article détaillé : Visiter le désert du Kalahari en Namibie : mon expérience en lodge

Hébergement : 1 nuit au Bagatelle Kalahari Game Ranch, un de mes hébergements préférés de ce voyage (et aussi l’un de ceux où l’on a le mieux mangé !). Camping aussi possible. Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 4 : du Kalahari au parc national de Namib-Naukluft

Après avoir fait une dernière visite le matin au Bagatelle (la rencontre avec les San), nous avons repris la route en direction du parc national de Namib-Naukluft. Ce fut une longue journée de route, avec des pistes pas toujours les plus confortables, mais quelle route ! Plus on avance, plus les paysages sont à couper le souffle.

Le parc national de Namib-Naukluft comprend les dunes du désert du Namib mais aussi les montagnes de Naukluft, moins connues mais où nous avons passé notre première nuit dans cette région. C’est dans cette zone que se trouvent la plupart des animaux du désert. On a eu de la chance en croisant plusieurs fois de près des zèbres des montagnes, les plus rares, mais aussi plein d’oryx et des autruches au loin. Il y aurait aussi quelques girafes, mais nous n’en avons pas vu ici. La plupart de ces animaux, nous les avons croisé sur le chemin qui menait à notre superbe lodge perdu au milieu de nulle part, le merveilleux Elegant Desert Camp.

Hébergement : 1 nuit à l’Elegant Desert Camp, un camp glamping de luxe, avec des tentes tout confort et une particularité qui m’avait fait choisir cet hébergement : la possibilité de sortir son lit sur la terrasse pour dormir à la belle étoile ! Une expérience absolument unique, surtout que je n’ai jamais vu un aussi beau ciel étoilé qu’ici… En plus de tout, les parties communes sont splendides, avec une piscine avec vue, un bar surrelevé et les toilettes les plus scéniques de Namibie ! La demi-pension peut se prendre dans le lodge lié, le Elegant Desert Lodge (à 10 minutes de route). Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 5 : Sesriem

Après avoir fini notre nuit en plein air (un des meilleurs souvenirs de ce voyage !), nous avons repris les pistes, toujours seuls au monde, en direction de Sesriem, pour explorer cette fois-ci le désert du Namib côté dunes. Pour rejoindre Sesriem, nous avons fait un petit détour pour emprunter la route C27, considérée comme l’une des plus belles au monde.

Nous avons pris notre lunch au Mirage Resort & Spa, une véritable oasis en plein milieu du désert ! Un cadre insolite, où ça doit être aussi très sympa de passer la nuit. 

Ensuite, après avoir fait notre check-in au Desert Quiver Camp, nous avons passé une première demi-journée dans les dunes. Nous avons commencé par faire la montée de la dune Elim, qui est la plus proche de Sesriem. On a eu la chance de tomber nez-à-nez avec un oryx dans les dunes ! Au final, ce fut ma dune préférée : plus facile à monter, superbes vues et un peu d’ombre grâce aux plantes qui font la particularité de cette dune.

On a fini la journée avec un sundowner au départ de la Sossuslvei Lodge, qui nous a permis de profiter d’un superbe coucher du soleil dans leur réserve. Une activité avec un super rapport qualité-prix, qui inclus aussi un bon apéro dinatoire.

Hébergement : 2 nuits au Desert Quiver Camp, un vrai bon plan à Sesriem ! C’est l’un des moins chers du coin, mais il est très récent et très confortable. Sa situation est parfaite, proche de l’entrée du parc, et il y a aussi une petite piscine. Les hébergements sont équipés de cuisines extérieures, mais vous pouvez faire une commande pour que l’on vienne vous livrer tout le nécessaire pour faire un barbecue (braai), c’était trop chouette et très bon ! Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 6 : les dunes de Sossusvlei et Deadvlei

Le lendemain matin, on s’est levés aux aurores pour arriver à l’ouverture du parc et prendre la route menant aux dunes de Sossusvlei et à Deadvlei. Il faut une bonne heure de route pour traverser le parc de Sesriem à Deadvlei. Il y a énormément de monde le matin, moins l’après-midi. La dernière partie de la route vers Deadvlei est une piste accessible uniquement aux 4×4… et quelle aventure ! Au bout de la route, il faut encore un peu marcher avant d’enfin arriver face à la vue de carte postale qu’est Deadvlei.

Face aux arbres morts de Deadvlei se trouve la Big Daddy, la plus haute dune du parc. C’est franchement plus haut que ce qu’il n’y parait quand on se trouve aux pieds de la dune mais le panorama complet que l’on ne voit qu’une fois qu’on est tout en haut en vaut vraiment la peine ! A la redescente, nous avons eu Deadvlei pour nous tous seuls et ça rend vraiment l’expérience différente (il y a vraiment trop de monde le matin). Si vous le pouvez, je vous recommande vraiment de faire cette visite en milieu de journée, si la chaleur n’est pas trop forte.

Sur le chemin du retour, nous avons fini la journée avec la montée de la Dune 45 (enfin, juste Monsieur, moi j’étais en KO technique !) et une petite balade dans le Sesriem Canyon.

Mon article détaillé : Visiter les dunes de Sossusvlei et le désert du Namib en Namibie

Jour 7 : de Solitaire à Swakopmund

Le lendemain, on a repris la route tôt en direction de Walvis Bay. Nous avons fait un arrêt en chemin à Solitaire, pour goûter aux fameuses tartes aux pommes de la Moose McGregor Desert Bakery. Avec les carcasses de voiture et l’environnement désertique, on se croirait un peu dans l’Ouest américain !

Après avoir déposé nos affaires à notre hébergement à Walvis Bay, nous avons passé le reste de la journée à Swakopmund (c’est un petit aller-retour que l’on peut éviter, mais on a préféré se baser 2 jours à Walvis Bay par facilité pour l’excursion d’une journée complète que nous faisions le lendemain).

Swakopmund est la ville la plus allemande de Namibie et la ville en elle-même a beaucoup plus de charme que Walvis Bay. On s’est garé sur le parking gratuit du Strand Hotel, qui possède plusieurs restaurants avec vue sur mer. Notre choix s’est porté sur le plus chic, Ocean Cellar Oyster & Wine Bar, où nous avons mangé l’un des meilleurs repas de ce voyage (même si plus cher que la moyenne).

L’après-midi, nous nous sommes baladés à pied dans le centre-ville de Swakopmund, avant d’aller prendre l’apéro à la microbrasserie Brewer & Butcher, puis le repas dans le restaurant le plus romantique de la ville, le Jetty 1905 Restaurant, installé à la fin d’une jetée et l’endroit parfait pour manger un bon repas de fruits de mer tout en profitant du coucher du soleil.

Mon article détaillé : Visiter Swakopmund en Namibie : itinéraire & bonnes adresses

Hébergement : 2 nuits à Walvis Bay au Lagoon View Self Catering, un super appartement duplex avec vue sur la lagune et les flamants roses. C’est vraiment la base parfaite à Walvis Bay : super localisation, super rapport qualité-prix et en plus une machine à laver et un garage fermé privé qui est vraiment un gros atout ici et l’une des raisons principales pour lesquelles j’avais choisi cet hébergement (c’est à Walvis Bay qu’il y a le plus de vols). Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 8 : Walvis Bay et Sandwich Harbour

Visiter Walvis Bay sans participer à une excursion ne sert pas à grand chose car vous n’y verrez que les flamants roses. Pour le reste, il faut être encadrés. C’est pourquoi nous avons décidé de participer à une journée d’excursion complète au départ de Walvis Bay : un sacré coût, mais ça en vaut la peine (et deux repas sont compris dans le prix aussi). Nous avons choisi une excursion qui combinait tour en catamaran le matin, et tour en 4×4 dans les dunes vers Sandwich Harbour l’après-midi, réservée sur GetYourGuide.

Le tour en catamaran était génial, on a vu plein de phoques et de pélicans, et on a même vu une baleine faire un saut, ce qui était une première pour moi ! L’excursion dans le désert était aussi assez incroyable, même si la route est longue et que la conduite dans le sable n’est pas des plus confortables. Mais les vues en valent clairement la peine. Tarifs et infos pratiques ici.

Au retour, nous avons mangé au Anchors Waterfront Restaurant face au coucher du soleil.

Mon article détaillé : Visiter Walvis Bay en Namibie : des baleines aux dunes de Sandwich Harbour

Jour 9 : Spitzkoppe et les montagnes d’Erongo

Nous quittons à présent la côte, direction le Spitzkoppe et la région historique du Damaraland. 

Le Spitzkoppe est connu pour ses arches, qui nous rappellent à nouveau l’Ouest américain. Nous avons aussi pris un guide (obligatoire) pour voir les peintures rupestres qui s’y trouvent (mais elles sont malheureusement assez endommagées ici). Il n’y a pas beaucoup d’animaux ici, mais on a quand même vu des zèbres.

Ensuite, nous avons pris la route 2315 qui traverse la réserve d’Erongo Mountains, où des rhinocéros noirs ont été réintroduits. Nous n’en avons pas vu, mais on a quand même vu pas mal d’autres animaux le long de la route, et notamment beaucoup de girafes.

Hébergement : 1 nuit au Omurenga Lodge, un lodge de rêve installé au milieu de nulle part. Chambre luxueuse avec jacuzzi extérieur, parties communes sublimes avec une piscine avec vue à couper le souffle, et l’un des meilleurs repas du voyage. Si vous voulez faire un break durant votre voyage, je vous recommande d’y passer une seconde nuit (j’ai regretté de ne pas l’avoir fait !). Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 10 : au coeur du Damaraland 

Après avoir bien profité de notre hébergement jusqu’au check out, nous avons été manger à la Erongo Mountain Winery, un vignoble local. Leurs vins ne sont pas mauvais, mais sans plus. Le repas était par contre très bon !

Après avoir fait notre check-in, nous avons été visiter les White Lady Paintings, un des spots d’art rupestre les plus connus en Namibie. On ne peut y accéder qu’avec un guide et il faut randonner jusque là. L’avantage à être arrivés les derniers ce jour-là, c’est qu’on a vite été dans l’ombre. Ca a été salutaire car je pense qu’en journée ça doit être un vrai calvaire en plein soleil. En plus, l’autre avantage d’aller en fin d’après-midi, c’est que c’est l’heure à laquelle sortent tous les dassies (le tout petit cousin de l’éléphant). Il y en avait partout ! Et c’est aussi à la même heure que notre guide était tombé, même pas une semaine avant, nez-à-nez avec un léopard ! En tout, on a mis à peu près 3 heures aller-retour.

Le soir, nous avons été manger près de notre hébergement au Cactus & Coffee, un petit café rempli de cactus, très mignon et repas on ne peut plus namibien.

Mon article complet : Visiter le Damaraland en Namibie : Spitzkoppe, Brandberg, Vingerklip

Hébergement : 1 nuit à Uis à la 3 Aloes Guesthouse, un B&B bien entretenu, avec une petite piscine. Le plus simple est de loger au Brandberg White Lady Lodge d’où partent les tours pour voir les éléphants du désert (et ainsi éviter de devoir conduire de nuit), mais c’était déjà complet quand j’ai réservé.

Jour 11 : les éléphants du désert et Vingerklip

Ce matin-là, nous avons vécu l’un des moments forts de ce voyage en Namibie : la rencontre avec les éléphants du désert. Ils étaient encore 3000 dans les années 1980, aujourd’hui on estime leur nombre entre 150 et 350 pour l’entièreté du pays. La faute au braconnage, véritable fléau en Namibie. Ces éléphants vivent en famille le long de cours d’eau asséchés : nous sommes partis à la rencontre du groupe de la Ugab River, au départ de la Brandberg White Lady Lodge (appeler pour réserver un ou deux jours à l’avance).

Sur place au lever du soleil, on embarque dans un vieux camion-jeep ouvert (jamais vu ce type de véhicule avant !) et on remonte la rivière jusqu’au moment où on les trouve. On a eu de la chance, car la veille les tours avaient été annulés car les éléphants avaient été repérés dans une zone de marécages à plus de 3 heures de route du lodge. Nous avions donc 50% de chance d’en voir : soit ils s’étaient encore plus éloignés, soit ils s’étaient rapprochés. La route est longue et secoue bien. Après plus de deux heures de route, nous les trouvons enfin et quel moment magique, avec la montagne du Brandberg en arrière-plan ! Ce n’est pas la première fois que je voyais des éléphants, mais la rareté de ceux-ci, et la difficulté pour aller jusque-là, a rendu cette rencontre vraiment unique. L’excursion aura au final duré beaucoup plus longtemps que prévu mais quel bonheur.

Nous reprenons ensuite la route jusqu’à Vingerklip, notre étape du soir. Il y a beaucoup de sentiers de randonnées sur place, mais vu la chaleur, nous n’en faisons qu’un seul petit avant de profiter de l’hébergement unique que j’y avais choisi…

Hébergement : 1 nuit à la Vingerklip Lodge, où j’avais réservé l’hébergement le plus unique de ce voyage : leur suite « Heaven’s Gate » (« suite de Luxe » sur Booking), et je ne m’attendais pas à une telle expérience car il fallait carrément faire une petite randonnée pour y arriver ! Mais quel cadre… nous avons logé au dessus du mesa qui surmonte la partie principale du lodge, dans un châlet tout confort, récemment rénové, avec une vue totalement imprenable, et un hot tub chauffé au bois à l’extérieur. En réservant cette chambre particulière, vous aurez pas mal de petits bonus comme un mini-bar inclus (ultra complet), un petit-déjeuner servi en chambre et le repas du soir au restaurant situé de l’autre côté du sommet. Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 12 : premier jour à Etosha

Notre roadtrip en Namibie s’est poursuivi avec 4 jours autour du parc national d’Etosha, la grande destination safari de Namibie. On doit dire que le parc nous a pas mal déçu après le Kruger en Afrique du Sud, car il y a moins d’animaux et le peu de routes (et hors piste interdit) fait qu’ils sont plus difficiles à voir. Cependant, avec un peu de chance, on peut y voir des éléphants, rhinocéros blancs et noirs, félins (lions, léopards, guépards), girafes, antilopes, zèbres, phacochères, et plus encore.

Pour cette première journée dans le parc, nous somems entrés par la porte ouest. Nous avons mangé nos sandwichs en attendant les animaux au point d’eau du camp d’Okaukuejo, avant de traverser tout le parc (avec plusieurs arrêts à d’autres points d’eau) jusqu’à la porte Nehale, où nous avons passé la première nuit.

Mon article complet : Safari à Etosha en Namibie : guide complet & conseils pratiques

Hébergement : 1 nuit au lodge Gondwana Etosha King Nehale, juste à l’extérieur de la porte Nehale au nord du parc. Une lodge haut de gamme, dont les chambres sont équipées de petites plung pools privées. Si c’était à refaire, je passerais plutôt la première nuit dans un des camps à l’intérieur du parc pour pouvoir rester toute la soirée face à l’un des points d’eau et attendre les animaux, même si les hébergements du parc (gérés par l’état) sont de moins bonne qualité et plus difficiles à réserver.

Jours 13 et 14 : Etosha et Onguma

Pour notre deuxième jour dans le parc, nous avons passé la matinée à faire un self-drive dans le nord du parc, avant de nous diriger vers la réserve privée d’Onguma, qui borde le parc d’Etosha à l’est (entrée près de la Namutoni Gate).

J’ai vraiment préféré l’expérience d’Onguma à celle d’Etosha : moins fréquenté, super guides, et superbes hébergements. On y a au final vu plus d’animaux qu’à Etosha ! Je n’ai donc vraiment pas regretté d’y avoir passé deux nuits. Ce jour-là et le suivant, nous avons au total fait deux game drives avec les guides d’Onguma dans la réserve privée d’Onguma (super) et un game drive à Etosha (un peu inutile celui-là). A Onguma, on a notamment pu très bien voir des rhinocéros, des lions et des guépards.

Mon article détaillé : La réserve privée d’Onguma : une bonne alternative à Etosha

Hébergement : 2 nuits au Onguma Forest Camp dans la réserve d’Onguma. J’ai adoré ce lodge, dont les parties communes font face à un point d’eau où l’on peut voir des animaux. Nous avons logé dans un bungalow tout confort, joliment décoré, avec un bain nordique extérieur (chauffé au feu de bois). Les petits-déjeuners, repas du soir et collations compris dans le prix étaient excellents. Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 15 : dernier jour à Etosha

Après notre check out à Onguma, nous avons refait une dernière petite journée de self-drive à Etosha, où nous n’avons à nouveau pas vu beaucoup d’animaux (même pas d’éléphants ce jour-là). Mais on a quand même vu une bataille de girafes, et ça c’était génial !

Hébergement  : 1 nuit au Zuri Camp, à 1 heure d’Etosha, dans une tente safari confortable avec une petite piscine et cuisine extérieure. Nous étions seuls au milieu de nulle part. De loin le meilleur rapport qualité-prix de ce voyage ! Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 16 : le Cheetah Conservation Fund et le Plateau du Waterberg

Nous avons repris la route au lever du soleil pour aller visiter le Cheetah Conservation Fund, un centre de recherche et d’éducation qui fait énormément pour la préservation des guépards en Namibie. Ils vont notamment les récupérer chez des fermiers qui n’en veulent pas sur leurs terres (car ils tuent le bétail) pour aller les replacer à un endroit où ils ne seront pas en danger. Ils receuillent aussi ceux qui ne peuvent plus retourner à la vie sauvage, pour différentes raisons. 

Ils organisent des tours dans les grands « enclos » où vivent une partie de ceux qu’ils recueillent (ceux qui étaient déjà habitués aux humains, les autres restent dans des zones plus éloignées et non visitées pour les garder le plus sauvage possible). Ceux-ci permettent de financer en partie leurs projets. C’est l’endroit parfait pour voir des guépards de manière assurée, surtout si vous n’en avez pas vu à Etosha. Ce n’est pas nécessaire de réserver, sauf si vous voulez voir leur entraînement à la course tôt le matin.

Mon article détaillé : Visiter le Cheetah Conservation Fund en Namibie

Après cette jolie visite et un petit lunch sur place, nous avons repris la route en direction de notre étape du jour, le parc du Plateau du Waterberg, qui est une autre destination de safari assez connue. Il faut loger sur place pour pouvoir participer à leurs game drives et ainsi pouvoir voir de manière quasiment assurée les stars du parc : les rhinocéros. 

L’après-midi, nous avons ainsi fait un très chouette « Rhino Drive », qui nous a permis de voir de très près plein de rhinocéros et aussi un petit bébé. Les rhinocéros du Waterberg sont suivis en permanence par un ranger (ils dorment même avec eux), à cause du braconnage. On s’est arrêtés pour le sundowner à côté du grand groupe de rhinos, et on a même pu marcher à côté d’eux. Ils sont vraiment habitués aux humains avec leurs rangers attitrés, mais c’est toujours très impressionnant !

Mon article détaillé : Safari au parc national du Plateau du Waterberg en Namibie : mon expérience


Hébergement : 1 nuit à la Plateau Lodge du Waterberg Wilderness (qui gère les 3 lodges du parc, attention toutes se réservent sur la même page Booking donc faites attention à celle que vous choisissez). Nous avons choisi pour le lodge le plus « haut de gamme » du parc, qui se trouve en hauteur sur le plateau, avec des vues incroyables sur les alentours. Chaque chalet possède une petite plunge pool, et plein de dassies y ont élu domicile ! Malgré le cadre, le niveau de services ne suit pas pour les prix demandés (mais il n’y a pas d’autres choix si vous voulez découvrir ce parc…). Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 17 : du Waterberg à Okonjima

Après le petit-déjeuner, nous avons participé à une randonnée guidée vers le sommet du plateau, où un guide est obligatoire à cause notamment des rhinocéros noirs qui s’y trouvent. Ca monte bien, mais la vue en vaut la peine !

Nous avons ensuite repris la route pour rejoindre notre dernière étape de ce voyage, la réserve d’Okonjima, qui est liée à la fondation AfriCat, qui est notamment connue pour tracker plusieurs animaux « rares » sur ses terres, notamment le pangolin et le léopard. Cela reste parfois difficile de les trouver car le range et la précision de leurs antennes n’est pas très bon, mais il y a quand même de fortes chances d’en voir en participant aux game drives thématiques qui y sont organisés. 

Pour pouvoir participer à la majeure partie de ces visites, vous devrez loger sur place. L’après-midi, nous avons choisi la sortie « Leopard Tracking ». Comme les game drives aident aux recherches, on ne choisit pas l’animal que l’on va chercher, ils sont assignés chaque jour en fonction de leurs dernières observations. Nous sommes partis à la recherche d’une femelle léopard qui était bien cachée, mais après plus d’une heure à la chercher, nous l’avons bien trouvée !

Mon article détaillé : Réserve d’Okonjima : le safari à faire pour voir des félins en Namibie

Hébergement : 1 nuit à l’Okonjima Plains Camp dans la réserve d’Okonjima. Pas donné, mais à nouveau, pas trop le choix si vous souhaitez visiter cette réserve et au moins ici, le service est super et les chambres sont modernes et ultra confortables. J’ai aussi beaucoup aimé le style industriel des parties communes, ça change un peu. Il y a aussi une piscine et on peut observer des animaux directement depuis la chambre ou le restaurant (où nous avons super bien mangé). Voir plus de photos et les tarifs actuels ici.

Jour 18 : Fondation AfriCat et retour à Windhoek

Le lendemain matin, nous avons visité la fondation AfriCat et ses résidents permanents, les animaux qui ne peuvent plus être remis en liberté pour des problèmes de santé ou car trop habitués à l’homme. Nous avons d’abord rendu visite aux guépards, puis on nous a annoncé une surprise et en effet, quelle surprise ! Nous avons pu assister au nourrissage des lions depuis un hide ouvert directement sur eux ! Ils ne l’annoncent pas à l’avance, car ça n’a pas lieu tous les jours, mais quelle chance de pouvoir se retrouver ainsi face à eux, sans barrière qui nous sépare. Un des meilleurs moments de ce voyage.

Ensuite, nous avons repris la route vers Windhoek, où nous nous sommes arrêtés pour manger avec une vue panoramique sur la ville depuis le restaurant de l’Hotel Heinitzburg, avant de reprendre la route vers l’aéroport où notre vol partait en soirée (avec un retour en Europe le lendemain matin).

 

Texte et photos : Emmanuelle Hubert et Kevin Berger

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